Les gardiens de la tanière

dimanche 05 juillet 2009

Quand j'étais petite...

Encore un chipage, cette fois-ci sur un texte de Lio (à finir par se demander si la féline ne s'est pas transformée en pie !). Entre souvenirs et nostalgie, voilà un bien joli sujet tout doux...

Quand j'étais petite, j'adorais taquiner mon père quand il rentrait le soir. Ma plaisanterie favorite était "le planquage de chaussons", et la victime avait la gentillesse de jouer le jeu et de faire semblant de chercher le chausson caché -quasiment toujours aux mêmes endroits ! Dans le même ordre d'idée, ma suprême récompense était de pouvoir jouer à la 'Puce', puis aux 'Petits Chevaux' quelques années plus tard. A ma demande on s'asseyait par terre tous les trois (je devais déjà avoir des pulsions non conformistes) et je riais aux éclats quand je gagnais (non non, pas toujours, le jeu de la Puce était très tactique ! ;) ).

Quand j'étais petite, ma mère me laissait tous les jours un petit mot que je trouvais en rentrant de l'école. L'école n'était pas loin, les tueurs d'enfants beaucoup moins nombreux (en tout cas on n'en parlait pas), ma mère une adepte de l'indépendance et de la débrouillardise chez les enfants, et je rentrais seule de l'école. Et chaque jour j'avais un petit mot scotché sur le frigo, me disant quoi manger pour mon goûter et ce que j'avais à faire jusqu'à son retour moins de deux heures après ; mes devoirs, mes exercices de piano, et d'autres petites choses comme me rappeler de ranger ma chambre. Par la suite des missions de confiance se sont ajoutées, missions que j'adorais comme de faire telle ou telle bricole pour la préparation du dîner. Comme j'étais fière de montrer à ma mère ce que j'avais réussi ! J'ai gardé tous ces petits mots, dans une boîte à trésors.

Quand j'étais petite, j'étais amoureuse de Peter Pan et passais un long moment le soir, devant ma fenêtre grande ouverte, à lui parler. Et quand mes parents venaient me coucher et me dire bonsoir il leur fallait le saluer et faire très attention à ne pas s'assoir sur son ombre, posée sur mon lit !

Quand j'étais petite, j'écoutais en boucle sur mon petit tourne-disques mes chanteurs préférés : Michel Delpech, Patrick Juvet, les Beatles, Mike Brant... Et les disques de ma mère quand elle les passait sur le vieil appareil TSF du salon qui faisait tourne-disques sur le dessus : 33 tours de musique classique, 78 tours de jazz et de rocks, j'aimais tout !

Quand j'étais petite, j'adorais faire la classe à ma petite chatte noire qui se laissait placidement habiller avec les vêtements de mes poupées, installer dans le landeau des mêmes poupées, et véhiculer dans l'appartement. Cette chatte était un amour de douceur et de gentillesse, elle m'a même 'sauvé la vie' un soir, mais c'est une autre histoire.

Quand j'étais petite, j'étais un vrai garçon manqué et une terreur de la cour de récréation de la maternelle. Combien de fois me suis-je bagarrée avec les garçons ! (oui je sais, ça a commencé très jeune, mais à l'époque au moins c'est moi qui gagnais ;)) ). Il faut dire que mes principaux camarades de jeu de vacances étaient les fils de ma marraine et leurs copains, alors c'était foot, base-ball, rugby, cowboys et indiens, constructions de cabanes dans les bois, concours d'écrasage de limaces à vélo sur la route après la pluie, cache-cache le soir dans le noir en récompense quand on avait été sages... J'étais loin de mes poupées et de mes peluches !

Quand j'étais petite, je faisais seule les trajets de l'école et devais passer par un coin réputé dangereux car habité par la "lie" de l'humanité. Mais j'étais élevée dans le respect d'autrui et non pas dans la haine et la peur de la différence, et pour moi ils étaient juste des gens comme moi. Je les connaissais tous, ils me voyaient passer tous les jours, quand j'avais le temps je m'arrêtais devant leurs portails branlants ou leurs jardinets encombrés de bric à brac en partie pourri et je parlais avec eux. De tout, de rien, d'eux, de moi et de mon école, du temps. Parfois il y avait des voitures de police devant chez eux et j'avais peur pour eux.

Quand j'étais petite, le déjeuner du dimanche était l'événement de la semaine. On mangeait dans le séjour au lieu de la cuisine, assez tard, et devant la télé ! Enfin la télé seulement à partir de mes 8 ans. Ma mère cuisinait un repas particulièrement copieux (je me souviens tout spécialement de son poulet rôti - pommes de terre sautées - salade), et on se régalait en regardant "Monsieur Cinéma".

Quand j'étais petite j'adorais regarder mes parents se préparer pour sortir le soir, tout particulièrement ma mère. Choix de la tenue, maquillage, parfum qui laissait son sillage dans l'appartement bien après leur départ... Comme j'étais fière d'avoir les plus beaux parents du monde ! Ils avaient ensuite consigne de venir m'embrasser à leur retour quelle que soir l'heure, et ils n'ont jamais dérogé à ce rite.

Bon, hé, comment fait-on pour terminer un pareil billet ?? J'ai l'impression que je pourrais me souvenir et écrire des heures durant... Allez stop, sinon je vais tous vous retrouver en train de ronfler bien avant la fin !

Quand j'étais petite...

Mamanet moi

vendredi 03 juillet 2009

Carottes à l'honneur

Vous en avez assez de mes recettes de soupes d'été ? Dommaaaaaage, en voilà encore une ! Cette fois c'est la 'Soupe glacée de carottes à la coriandre", et comme je l'ai quasiment inventée (certes en m'inspirant d'autres principes de recettes de soupes froides), vous avez même le droit de la nommer 'Soupe glacée Euqinorev de carottes à la coriandre' ; grandiose non ? Et pour tous ceux qui ont des aprioris contre les carottes, genre traumatismes d'enfance, toussa, oubliez ! c'est vraiment succulent.

Il vous faut, pour un grand saladier de soupe -le nombre de personnes destinées étant proportionnel à la voracité des convives autant qu'à la réussite de la soupe, je préfère parler en termes de quantité :

  • Environ 600 g de carottes, mieux vaut un p'tit peu plus qu'un p'tit peu moins

  • Le jus d'une orange

  • 250 g de fromage blanc

  • 1 litre d'eau additionnée de 2 tablettes de bouillon cubes de volaille

  • 2 cuillères à soupe de coriandre fraîche hachée

  • Une cuillère à café rase de cumin en poudre ; une grosse pincée de gingembre en poudre ; du poivre du moulin

Vous pelez les carottes puis les coupez en tous petits morceaux ou rondelles. Vous les faites cuire à petit bouillon et à couvert dans 1 litre d'eau additionnée de 2 cubes de volaille. Vous mettez le tout dans le mixer avec 250 g de fromage blanc, la coriandre hachée, les épices, le poivre, le jus d'orange. Vous ne salez pas à cause des bouillon-cubes. L'aspect et la sensation gustative de la soupe dépendant du mixage, donc de votre ustensile, si votre robot est un peu faible n'hésitez pas à passer à la moulinette manuelle les carottes et leur jus de cuisson avant le mixage, genre purée très très liquide, votre soupe n'en sera que plus veloutée. Au froid pendant quelques heures, puis sus à la dégustation ! En plus, vitamines à gogo et fesses roses garanties ;)

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Pour les messieurs esseulés qui ne se sentent pas de se lancer, je donne des conseils personnalisés. Des conseils hein ! Quoique, tout s'envisage finalement ;-)  -oula, la chaleur me tape sur le cerveau on dirait... Et pour les billets un poil plus intellectuels il faudra attendre que mes trois neurones encore vivants aient cessé de fondre. Pas de date connue à ce jour :)

Comment ça je drague par l'intermédiaire de mon blog ?? Ben manquerait plus que je m'en prive tiens ! Et en plus par soupe de carottes interposée, faut quand même oser...

mercredi 01 juillet 2009

Plouf

Depuis deux jours je ne pense qu'à ça !! 

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Et pourtant qu'est-ce que j'ai pu râler l'hiver dernier en rêvant de chaleur ! Pffffff, on est jamais contents.

Allez zou, je m'arrache à cette vision paradisiaco-rafraîchissante et je retourne au boulot : je suis en train de me décarcasser pour être choisie comme consultante sur l'organisation d'un séminaire en décembre, et en pleines recherches pour établir un devis le plus attractif possible. Copie à rendre demain et verdict la semaine prochaine. Alors à défaut de croiser les doigts vu qu'ils sont occupés sur le clavier, la musaraigne ou le téléphone, je croise les oreilles ;)

Tiens, avant de partir, une petite recette toute simple et délicieuse de thé glacé maison : vous prenez une bouteille plastic d'un litre et demi, dans laquelle vous mettez 4 belles cuillères à soupe de feuilles de thé (avec un entonnoir si vous ne voulez pas balancer toute la boîte de thé dans votre évier ou sur votre carrelage) et un peu de sucre ; je l'aime peu sucré et light alors pour moi c'est juste 2 cuillères à soupe de Canderel, mais à vous d'adapter selon votre goût. Vous remplissez d'eau (filtrée de préférence, ou minérale si vous n'avez pas de Brita), vous secouez, et hop au frigo pendant une dizaine d'heures. Ensuite vous filtrez, puis vous dégustez. C'est booooooon ! A boire sans aucune modération.

samedi 27 juin 2009

Dis-moi comment tu lis

Les félins sont voleurs, c'est bien connu. Alors après avoir chipé l'idée des recettes du bonheur chez Pralinette, je pique un petit questionnaire chez Valclair ! Il s'agit de lecture, et moi la dévoreuse de bouquins je ne pouvais pas le laisser passer ;)

Plutôt corne ou marque-page ? Marque-page, sans hésitation, je déteste abîmer les livres même les livres de poche.

As-tu déjà reçu un livre en cadeau ? Rarement hélas. Mais ce n'est pas si facile d'offrir un livre, il faut vraiment bien connaître la personne et avoir souvent l'occasion de parler lectures avec elle.

As-tu déjà pensé écrire un livre ? Oui ! Une idée (farfelue, hein) née à la fois de mon plaisir d'écrire et des encouragements de ma Puce (Vivie), qui m'y pousse depuis des années... Pourquoi je ne le fais pas, certainement une absence totale de confiance en moi. Cela étant, qui ne fait rien.... ben n'a rien ! Mouahahaha :))

Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ? En fait je n'aime pas beaucoup. Sauf si je découvre par hasard la série à son tout premier tome, que j'accroche et que je décide de la suivre jusqu'au bout. Mais découvrir une saga en plein milieu et me dire qu'il faut que je me tape d'abord les 3 premiers volumes si je veux comprendre kékchoz au 4ème ben non, je renonce. Et puis c'est assez souvent très et trop long. Par contre, quand j'aime un auteur (ou une auteure) je lis tous les bouquins qu'il/elle a pondu et suis l'actualité de ses parutions. J'aime bien aussi certains personnages récurrents, tels Kay Scarpetta (de Patricia Cornwell).

As-tu un livre culte ? Plusieurs en fait... Mais s'il faut en choisir un je citrerai "L'homme qui murmuait à l'oreille des chevaux", de Nicholas Evans. Faut-il vraiment expliquer pourquoi ? Si oui ça nécessitera un billet à part entière...

Aimes-tu relire ? Oui parfois, ça dépend des livres et des sujets. J'en ai relu certains 10 fois !

Rencontrer ou pas les auteurs des livres que l'on a aimés ? Oui bien sûr ! Je n'ai jamais eu cette chance mais j'aimerais beaucoup.

Aimes-tu parler de tes lectures ? Oui, pour chaque lecture qui m'a transportée. Je suis même parfois intarissable.

Comment choisis-tu tes livres ? Par auteur, par hasard, par genre, par conseil... par petit bonheur ?

Une lecture inavouable ? Non aucune. Je suis même fière de certaines lectures... spéciales :)

Des endroits préférés pour lire ? Non, partout !

Lire et manger ? Oui, quand je mange seule évidemment. Pask'en toute bonne femelle, je suis multi-tâches :))

Livres empruntés ou livres achetés ? Je préfère acheter. Besoin de déflorer le livre autant que de le garder ensuite, et puis j'adore l'odeur et le toucher d'un livre neuf. Mais il m'arrive quand même d'emprunter, et je suis tout à fait capable d'acheter ensuite un livre que l'on m'a prêté.

As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre ? Oui, quand je m'ennuie en lisant, ce qui m'est insupportable. C'est assez rare puisque je choisis mes lectures en fonctions de mes passions, mais ça arrive. Et ça m'énerve à chaque fois, comme si j'avais loupé quelque chose d'esssentiel, surtout si l'on m'a dit que le bouquin était "absolument géniaaaaaaaal" ! :)

Tu tagues qui ? Voyons voyons, qui vais-je me mettre à dos... Anne parce que c'est une très grande liseuse ; Claude pour la même raison, et aussi parce qu'il a horreur des tags et autres jeux de blogs et que ça m'amuse de l'embêter mouahahahaha ! :)) ; Duke parce qu'il ne se dévoile pas sur son blog et que je suis curieuse de ses lectures ; Enriqueta parce qu'elle est une écrivaine dont j'aime beaucoup les écrits ; Teberli parce que sa vie est riche de plein de choses ; et Haig parce que j'ai vu son impressionnante bibliothèque et que je suis curieuse du pourquoi du comment, et que ne pas avoir de blog n'est pas une raison pour échapper aux questionnaires nonmého !  Et bien sûr tous ceux et celles qui ont envie de répondre aux questions  :)  On est pas obligé de faire une note sur son blog (d'autant quand on en a pas !), on peut tout à fait répondre dans les commentaires. Chuis cool hein ? ;))

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jeudi 25 juin 2009

A la recherche d'un nouveau nid

Il me reste 11 mois avant de devoir quitter ce petit nid face à la Seine où je ris, pleure, cuisine, boude, dors, râle, cocoone, aime... bref vis depuis maintenant 21 ans. Seule ou à deux. Mon propriétaire, nouveau depuis janvier 2008, m'a récemment annoncé qu'il ne renouvellerait pas mon bail en juin 2010 pour cause d'installation de sa fille à ma place. D'un côté ça ne me dérange pas puisque ça fait déjà un moment que j'attends de pouvoir déménager pour quelque chose d'un peu plus grand -travail en freelance donc beaucoup à la maison et besoin de place oblige, sans parler d'un besoin de changer d'air et d'environnement qui me taraude depuis quelques temps. D'un autre côté, outre la façon des plus cavalières dont j'ai eu connaissance de cette décision (si je ne l'avais pas moi-même contacté pour autre chose ce rustre de proprio ne m'aurait visiblement pas prévenue avant la date légale), ce déménagement forcé arrive quand même plus tôt que prévu et ne va pas être simple : je n'ai que 11 mois pour me faire un salaire correct et régulier, et trouver le futur nid de mes rêves ! J'aimerais acheter cette fois, mais obtenir un prêt ne va pas être chose facile dans mon cas même si j'ai la chance d'avoir de bons rapports avec mon banquier. En même temps, c'est une sacrée motivation pour me dépêcher de trouver et d'enchaîner plein de missions de boulot !

Pffff, je suis vraiment incorrigible : je sais déjà comment dans les grandes lignes je vais aménager et décorer ma future tanière ! Adaptables aux lieux le moment venu, les idées sont globalement assez précisément dessinées. Mes exigences ? Trois pièces sur au moins 65 m2 / Une vue correcte (j'en ai une tellement sympa depuis 21 ans que je me vois mal me retrouver face à un mur de béton à 10 mètres de mes fenêtres) / La possibilité de me garer sans tourner en carré à en devenir marteau, et ce à toute heure / Si possible au dernier étage ou alors dans un immeuble correctement insonorisé (TOUS mes voisins actuels sont bons à tuer mais ceux qui me dérangent le plus sont encore ceux du dessus), ou encore une petite maison puisque j'ai l'intention de m'éloigner un peu plus de Paname / Enfin, de la lumière, beaucoup de lumière. Et tout un tas de petits plus possibles qui feront toute la différence... ;)

Finalement je dois bien l'avouer, outre ce problème de timing, j'ai hâte de déménager. J'ai été heureuse dans cet appartement, il a très souvent été mon refuge. Mais j'ai besoin de tourner la page, de changer de vie et de cadre. Et je suis impatiente de pouvoir le faire.

Une petite chose comme ça m'irait assez bien... ;)

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(clic sur l'image pour plonger dans l'eau, puis 'retour' pour se sécher ;) )

Edit du 26 juin au soir : Pensée-hommage pour Michael Jackson. Certes il était un peu fou, mais il était surtout et avant tout un musicien de génie. Et 50 ans merde c'est vachement trop tôt pour mourir.

lundi 22 juin 2009

Bonheur en six recettes

Chipé chez Pralinette, un petit jeu tout en bonheur comme je les aime. Il s'agit de citer 6 choses qui nous rendent heureux. Mais elle a raison Pralinette, ça fait pas beaucoup 6 !

  1. Passer du temps avec mes amis, partager plein de choses, être simplement bien avec eux. Et le leur dire.

  2. Faire rire mes parents quand je vais les voir à la maison de retraite.

  3. Finir une journée en sachant qu'elle a été bien remplie, riche et fructueuse, quelle qu'ait été ma façon de la remplir.

  4. Avoir un Lui que j'aime et qui m'aime, et partager beaucoup de feux d'artifice avec lui !

  5. Faire de nouvelles rencontres et m'entendre tout de suite super bien avec les personnes.

  6. Me réveiller à l'aube d'une journée qui je le sais sera magnifique par ce qui est prévu dedans (euh... pas très clair mon truc là...)

Il y en a d'autres bien sûr, je crois que la petite difficulté de ce jeu est de justement nous obliger à aller à l'essentiel, même si je suis sûre qu'il y a d'autres choses très importantes auxquelles je n'ai pas pensé au moment de faire cette liste. Par ailleurs je me suis aperçue qu'il était aisé de mélanger 'bonheur' et 'plaisir'... Et si le bonheur était la somme de tout un tas de plaisirs ? Hé hé, un futur sujet de billet ça tiens... ;-)

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dimanche 21 juin 2009

Oh la belle rouge !

J'ai par hasard assisté hier soir à un très beau feu d'artifice. ça arrive de temps en temps car j'ai la chance d'avoir une vue dégagée vers le parc de St Cloud, lieu particulièrement festif, et je suppose que celui d'hier était en l'honneur de la fête de la musique. Du coup j'ai eu envie d'aller farfouiller à la recherche d'infos sur ce procéder magique qui permet à l'Homme d'illuminer la nuit de couleurs et de formes toutes plus chatoyantes les unes que les autres.

Le saviez-vous ? Nous devons l'existence du feu d'artifice à Marco Polo, qui a  rapporté la poudre noire en Europe de son long voyage en Chine au 13ème siècle. Au début les feux d'artifice étaient principalement blancs ou jaunes, jusqu'à l'avènement de la chimie moderne. C'est en 1615, à l'occasion du mariage d'Anne d'Autriche et de Louis XIII, que le premier vrai feu a été tiré en France, Place des Vosges -que l'on appelait à l'époque Place Royale. Mais c'est à partir des années 70 que les feux d'artifices et autres procédés pyrotechniques furent de plus en plus souvent utilisés, notamment lors de concerts de groupes rock. Globalement, le principe de base d'un feu d'artifice repose sur la combustion d'un dérivé de la poudre noire originelle contenant un composé oxydant (comme le nitrate ou le chlorate) qui libère de l'oxygène, et un composé réducteur (silicium, titane...) qui sert de combustible. Des particules d'oxyde métallique se forment lors de la combustion, elles deviennent incandescentes puis explosent ; cette explosion porte à très hautes températures les particules métalliques (jusqu'à 3000 C°) et donne ainsi les différentes couleurs, chaque couleur étant le résultat d'une température bien précise. La forme de chaque "image" dépend de la composition ou de la structure de l'explosif mais je ne vais pas entrer dans les détails, retenons juste les noms des différentes pièces pyrotechniques : bombes, bouquets, embrasements, cascades, soleils et bouquet final. Je ne sais pas pour vous mais moi rien qu'à les énumérer j'ai l'impression de les voir chatoyer devant mes yeux !

Mais les feux d'artifice ne sont pas des jouets anodins. Ce sont des explosifs, donc à manipuler très précautionneusement. Des accidents parfois mortels sont régulièrement signalés, ainsi que des incendies de forêt ou des dégâts sur des bâtiments. Par ailleurs, ils contiennent des produits classés toxiques ou polluants et, souvent tirés au bord de l'eau par sécurité, ils pourraient avoir des impacts sur la santé des spectateurs et des écosystèmes. Mais rien n'a vraiment été prouvé à ce sujet alors n'y pensons pas trop, d'autant que c'est quand même un spectacle réservé aux très grandes occasions (principalement à cause de son coût) et donc relativement rare. Les feux d'artifice sont classés par groupes de dangerosité, et seul le quatrième et dernier groupe exige d'être utilisé par des personnes ayant le certificat de qualification approprié. Il existe plusieurs compétitions internationales, dont le Festival d'Art Pyrotechnique à Cannes en juillet et août. Tiré depuis des barges face à la baie de Cannes, ce doit être un spectacle grandiose !

Alors, prêts à vous improviser artificiers pour le 13 juillet ? ;-)

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Edit de ce jour à 13h45, et clin d'oeil à un lecteur discret : l'expression 'feu d'artifice' peut se dériver pour qualifier, au choix : une explosion de couleurs, un maelström d'émotions, un câlin particulièrement... réussi, une avalanche de compliments etc., je vous laisse compléter à votre guise cette liste croquignolement non exhaustive. Qu'en pense mon lecteur discret ? ;-) 

mardi 16 juin 2009

Slurp

Ce n'est pas un scoop, j'adore tout ce qui se passe en cuisine. Et là je viens de découvrir une excellente nouvelle recette de soupe d'été, rien que du bonheur ! L'avantage de ces soupes froides est qu'elles sont généralement réalisées avec des légumes crus donc plein de bonnes choses pour nos petits corps, faciles et rapides à faire, plutôt diététiques et surtout délicieuses à consommer. En voici une nouvelle, testée ce jour, ne pas l'essayer serait un crime envers soi-même !

  • Il vous faut 6 yaourts ou l'équivalent de fromage blanc, à vous de choisir le pourcentage de MG. Sachez que si comme moi vous avez quelques... plumes à perdre ( ;) ), du 0% ne dénature en rien le résultat.

  • 4 belles tomates, ou davantage si elles sont petites

  • 1 petit concombre

  • 2 gousses d'ail

  • Sel, poivre

  • 1/2 verre de menthe fraîche ciselée. On peut aussi, selon son humeur et ses envies, remplacer la menthe par de la coriandre fraîche.

  • 20 cl de lait demi-écrémé (ou totalement écrémé, toujours cette histoire de plumes superflues...)

Vous épluchez le concombre avec un couteau économe puis en débitez des lamelles de chair (on s'arrête quand on voit apparaître les graines) que vous mettez à égoutter quelques minutes dans une passoire.

Vous épluchez les tomates, de préférence avec un couteau spécial tomates sinon vous vous emmerdez grave à les ébouillanter puis à essayer de les peler mais c'est une galère ça fait des trous dans la tomate qui du coup perd tout son jus et ça ne l'épluche même pas pffff ! Voici un couteau spécial épluchage de tomates, on en trouve maintenant à peu près partout :

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Vous passez au mixer les yaourts ou le fromage blanc, les tomates en petits morceaux et le concombre en lamelles, la menthe, l'ail, le lait, le tout salé et poivré, et zou au frigo pendant au moins 4 heures.

Mais comme je suis incapable de suivre une recette sans rien y changer j'ai ajouté quelques lamelles de poivron, une pointe de muscade et quelques gouttes de tabasco.

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Y a plus qu'à déguster, sans modération. On peut même, pour un plat un peu plus complet, y jeter au moment de servir une poignée de petites crevettes grises fraîchement épluchées, miam !

lundi 15 juin 2009

Des sous des sous !

Récemment entendu à la fin d'une émission d'infos : après avoir demandé à leur banque une augmentation ponctuelle de leur découvert autorisé à hauteur de 4.000 euros, un jeune couple de je ne sais plus quel pays européen s'est illico retrouvé avec un compte courant placidement crédité de... 40 millions d'euros !!!! Ils ont vite fait retiré en espèces tout ce qu'ils ont pu et ont disparu. Vous auriez fait quoi vous ? Moi, la même chose ! D'ailleurs je me demande ce qu'il se passerait si l'on retrouvait les tourtereaux : de quoi sont-ils coupables finalement ? Pas vraiment de vol puisque c'est la banque qui s'est gourrée. Certes ils étaient quand même supposés savoir que c'était une fausse manip et que cette manne tombée du ciel n'était pas à eux, mais je suppose qu'un bon avocat les sortirait facilement de là, arguant d'un coup de folie parfaitement humain devant un tel "cadeau". Finalement c'est un peu comme si l'on trouvait un très gros sac de billets nous faisant de l'oeil juste devant nous sur le trottoir, non ?  ;-)

Pffff mais pourquoi ça n'arrive qu'aux autres ?! La dernière fois que ma banque s'est emmêlé les pinceaux avec mes sous, c'était, il n'y a pas si longtemps, en créditant le fruit de la vente de la maison sur le compte de quelqu'un d'autre... Beaucoup moins rigolo comme erreur !

Argent

vendredi 12 juin 2009

Quelques règles indispensables...

... pour bien vendre votre maison. Notez que par "bien" je n'entends pas "à un bon prix", non pas du tout, de toute façon ce n'est pas vous qui déciderez du prix ; je veux simplement dire "sans devenir complètement marteau et frôler l'incarcération à vie pour cause d'assassinat de tous les acteurs en relation avec ladite vente".

  • Prendre soin de choisir un notaire proche de votre domicile actuel, car vous ferez beaucoup d'aller/retours jusque chez lui puisque vous signerez un grand nombre de promesses de vente avant que l'une d'elle tienne enfin la route et aille jusqu'à la vente définitive.

  • Toujours concernant le notaire, veillez à ne pas opter pour quelqu'un qui a un problème existentiel et se sert de vous pour régler ses petites vendettas personnelles avec le confrère d'en face. De la même manière, méfiez-vous des personnes un poil trop paternalistes vis à vis de vous, sous peine de le ou la voir vouloir tout décider à votre place puis vous en vouloir à mort de ne pas avoir suivi ses mauvais conseils lui avoir obéi. Parce que se mettre son notraire à dos c'est, au mieux, devoir affronter sa mauvaise foi et voir la vente retardée de plusieurs semaines. Au pire je ne sais pas, un grand coup de croc gueule me l'a évité.

  • Otez-vous tout de suite de l'esprit qu'une "promesse d'achat" signée par un éventuel acquéreur signifie qu'il promet d'acheter votre bien. Que nenni ! ça veut simplement dire qu'il est vaguement intéressé et pose une option dessus pour le bloquer, mais qu'il continue frénétiquement sa recherche et vous plantera dans les 7 jours ouvrables légaux de rétractation dès qu'il aura trouvé mieux. Mais ne vous croyez pas sauvés pour autant après les fatidiques 7 jours, car il a encore environ 3 mois pour trouver autre chose pour se désister : problèmes d'obtention de prêt, maladie, soucis de reproduction du plancton en Laponie du sud, pluies acides au Pôle Nord, décès tragique du canari de la belle-soeur, effondrement du marché du topinambour, la liste où piocher est bien fournie. Faites donc très attention aux conditions de rétractation et faites en sorte de vous assurer de garder sa caution s'il se débine : vous aurez perdu 3 mois (durant lesquels votre bien aura été retiré du marché et ledit marché se sera complètement cassé la gueule) et vous devrez tout recommencer à zéro, mais au moins vous serez légèrement dédommagé. ça ne vous évitera pas l'ulcère à l'estomac mais ça vous permettra de manger (enfin si votre ulcère vous le permet).

  • Enfin, faites ami-ami avec votre (ou vos) agent immobilier. S'il vous a à la bonne il se décarcassera pour vous. Et pour sa commission aussi certes, mais il y a tellement de baraques à vendre et tellement peu d'acheteurs que pour lui un client de perdu dix de retrouvés (je précise quand même que le mien a été génial, si j'ai fini par réussir à vendre c'est en grande partie grâce à lui), et vous avez intérêt à le garder sensible à votre cas. Par tout moyen que vous jugerez bon.

Voilà, j'espère que je vous ai donné envie de vendre un bien immobilier ?  ;)  Moi, c'est fait !  ;))

A_superstock_1370-3665 Ci-contre une petite idée de l'état, physique et moral, auquel vous attendre durant le temps que dure une vente... :-D

mercredi 10 juin 2009

Once upon a time...

Il était une fois une féline un peu cabossée, fourrure râpée et coussinets usés, qui eut envie de tenter un retour dans le monde de ses amis virtuels. Beaucoup de temps s'étant passé depuis son départ, elle décida de ne pas en faire un récit forcément affreusement long et rasoir mais plutôt de laisser les choses se dire au fil du temps et de ses nouveaux écrits.

Elle a envie de revenir, mais ne sait pas encore comment ni à quel rythme, cela dépendra des priorités de sa vie toujours aussi compliquée et perturbée. Mais une chose est certaine, pas question de faire à nouveau de sa tanière un cimetière d'ennui et de grise monotonie comme c'était le cas depuis pas mal de temps avant son départ. La tanière vivra, bougera, rira ou grondera, ou ne sera plus ; ainsi en a-t-elle décidé.

Mais avant tout elle tient à remercier ses amis virtuels de leur présence tout au long de son absence. Mention spéciale à certains d'entre eux pour leur incroyable et sans faille fidélité : car si elle revient aujourd'hui, c'est beaucoup grâce à eux. Ne dit-on pas que l'essentiel de ce qui fait notre existence se niche dans la mémoire de ceux qui nous ont aimé ?  ;-)

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lundi 08 décembre 2008

A bientôt j'espère

Décidément je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à revenir aux blogs. Pas pour l'instant en tout cas. Ce n'est même pas un problème de temps, je ne l'aurais que trop, le temps, hélas, puisque je ne parviens pas à trouver de missions de boulot ; je n'ai tout simplement pas envie. Et je n'ai de toute façon rien à dire, étant donné la situation qui est la mienne depuis pas mal de temps maintenant. Et puis toute mon énergie est utilisée à essayer de rester à la surface, de gérer les problèmes (les gros, et les petits qui viennent régulièrement alourdir la balance), de garder un minimum de résistance, d'assumer la situation et la maladie de mes parents. Résultat, j'ai beaucoup de mal à m'intéresser aux autres comme je le faisais avant et comme je l'ai d'ailleurs toujours fait jusqu'à ces derniers temps.

J'espère que je reviendrai. Quand j'aurai réglé tout ce qui me bouffe la vie depuis deux ans, quand je serai à nouveau disponible dans ma tête, quand j'aurai enfin quelque chose à dire d'intéressant ; la tanière est devenue sinistre, glauque, affreusement monotone, et je n'ai pas l'intention de continuer à n'y relater que l'avancement de mes problèmes ou à y poser des idées pseudo philosophiques dans une pitoyable tentative d'alimentation. Donc à bientôt, dans quelques semaines ou quelques mois je n'en ai aucune idée, en espérant que vous serez toujours là quand je reviendrai. Et en guise d'au revoir voici une photo absolument adorable d'un animal qui n'est pas un félin mais que j'aime beaucoup et qui lui aussi vit dans une tanière, d'un bébé inscouciant, joueur et plein de promesses d'avenir. A propos, saviez-vous que l'équivalent femelle du 'louveteau' était la 'loupiote' ? Mignon non ?  :-)

De gros bisous à toutes et à tous, et prenez soin de vous.

(N.B. : Encore plus que d'habitude, soyez gentils de ne pas me souhaiter "d'excellentes fêtes de fin d'année". Par contre je vous en souhaite de belles à tous)

Loups038

Clic dessus pour agrandir, il est encore plus craquant en grand format  :)

Edit du 1er janvier 2009 : Youpi, les fêtes sont terminées ! Je vous souhaite à toutes et à tous une superbe nouvelle année, en espérant qu'elle vous apportera tout ce que vous en espérez.

mercredi 26 novembre 2008

Chaos de monde

"Le monde n'est ni joyeux ni cruel. Il est simplement aléatoire, des particules qui s'entrechoquent, des substances chimiques qui se mélangent et interagissent. Aucun ordre à proprement parler. Le mal n'est pas voué à l'anathème, les justes ne seront pas épargnés. Tout est affaire de chaos."  Harlan Coben

Criant de vérité. Comme quoi ladite vérité ne sort pas toujours de la bouche (ou de la plume) des philosophes, et même souvent plutôt de là où l'on ne l'attend pas ; n'est-ce d'ailleurs pas ce qui fait tout son charme...

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Promis, dès que je reprends un peu de poil à c'te pov' bête je viens faire un tour chez vous  ;-)

jeudi 20 novembre 2008

Rien à dire d'intéressant + pas la moindre envie de parler pour ne rien dire + moral souvent en-dessous de la moyenne = tanière en jachère. Mais...

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... je vous présente l'un des deux écureuils de ma pampa. Il est très difficile de photographier un écureuil, tout du moins avec un appareil lamba (et un photographe lamba, surtout !) ; c'est une bestiole qui bouge tout le temps et plus vite qu'une flèche, c'est tout petit, et c'est très peureux donc il est impossible de s'en approcher. Et cette photo est d'autant plus floue que je l'ai prise à travers une vitre, seul moyen de ne pas effaroucher l'animal. Mais tant pis ! Celui-là c'est Monsieur, Madame est un peu plus petite, plus claire et presque tigrée, elle est ravissante. Quand ils jouent ensemble ils sont adorables, et quand je les regarde virevolter d'arbre en arbre je retiens ma respiration... ;-)

mardi 11 novembre 2008

Les mots pour le voir

Avez-vous remarqué à quel point les mots peuvent être générateurs d'images ? En ce qui me concerne un texte est réussi quand il fait surgir en moi des d'images, beaucoup d'images. Belles, laides, douces, angoissantes, troubles, perturbantes, lumineuses, apaisantes, sombres, drôles, tristes, quelles qu'elles soient elles doivent exister. Nées des mots, de leur subtile association et de la musique qui en découle, elles font toute la puissance et l'intérêt d'un texte. Elles sont uniques pour chacun d'entre nous parce qu'elles émanent du mélange de ce qu'il y avait dans les yeux de l'auteur des mots au moment où il les a écrits, et de ce que nous avons dans la tête et le coeur à l'instant où nous les lisons. Fruits de notre imagination autant que de notre vécu, ces images offertes par les mots des autres nous touchent au plus profond de nous et sont l'une des choses les plus précieuses de la communication. Et là, uniquement là, peu importent les décalages d'interprétation des mots entre l'auteur et le lecteur : seules comptent l'existence des images provoquées et la magie des mots reliés qui les a fait naître.

Derrière chaque mot il y a une image, qu'il soit écrit ou oral.

Mazatlan_mexico2

mardi 04 novembre 2008

Interlude

Pas de temps ces derniers temps. Ni pour faire un vrai billet, ni pour venir vous voir. Alors histoire de changer la note en cours dans la tanière voici un proverbe sur la vie, totalement atypique mais ne manquant pas d'un bon sens et d'une vérité un poil décalés et second degré qui ne peuvent que me plaire :

"Un peu de vanité et un peu de volupté, voilà de quoi se compose la vie de la plupart des femmes et des hommes". J. Joubert

Parfaitement politiquement incorrect n'est-ce pas, pas tout à fait vrai non plus, ou plutôt pas seulement (heureusement !), mais provocateur comme j'aime ;-)

Cat03rk095015_2 Une image de la volupté vue de la tanière  :)

jeudi 30 octobre 2008

Un adieu pas comme les autres

Ce matin mon piano est parti. Le petit, celui qui était dans ma tanière. Une impulsion qui m'a prise il y a quatre jours, vendre ce piano qui prenait une place non négligeable dans mon 2 pièces aux dépends de la place dont j'ai besoin pour travailler ; et puis récupérer un peu de sous aussi, même si son âge vénérable (35 ans minimum) n'en fait pas un instrument de grande valeur financière. Depuis que nous sommes dans cet appartement lui et moi je me dis régulièrement que je vais recommencer, que je vais m'y remettre, que je vais rejouer du piano. Un jour. Mais si je ne l'ai jamais fait en 18 ans il y a peu de chances que ça change. Alors... Ma décision prise j'ai eu la chance de trouver une entreprise de reprise de pianos d'occasion avec qui j'ai bouclé l'affaire en 48 heures. Et Il est parti ce matin... J'ai failli hurler "Noooooooon !!" quand les déménageurs l'ont monté dans leur camion, vers une destination et des propriétaires inconnus, alors qu'il n'a jamais connu que moi ; j'ai eu l'impression de l'abandonner lâchement. Ce piano, mes parents me l'ont offert quand il s'est avéré que je m'accrochais à mes cours, je devais avoir 12, 13 ou 14 ans. M'en séparer a été difficile, l'impression à la fois de trahir mes parents (qui ne sauront jamais que je l'ai vendu) et moi-même, un peu comme si j'effaçais une partie de mon éventuel futur. Etrange comme parfois l'on s'attache à certains objets qui ont côtoyé toute notre existence...

Et du coup je pense à tout ce que je ne transmettrai jamais à aucune descendance : mes recettes de cuisine me venant de ma mère et de mes grand-mères et arrangées par moi-même, les photos de famille, la vaisselle plus que centenaire, les vases Gallet, et... et tout le reste, c'est inquantifiable. Quand on a conscience de la précarité de son existence sur terre, je me demande ce qu'il y a de pire que de savoir que l'on est le dernier ou la dernière de sa lignée.

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