Tabac or not tabac
Comme probablement beaucoup de monde, je suis très partagée vis à vis de l'interdiction totale de fumer dans les restaurants et autres bars. La non fumeuse que je suis devenue depuis 6 ans est ravie : la fumée de cigarette me dérange vraiment maintenant, je trouve que ça pue affreusement et j'ai beaucoup de mal à supporter les atmosphères enfumées. Et les séparations "fumeur/non fumeur" des restaurants n'étaient souvent qu'un leurre, la fumée ayant une fâcheuse tendance à refuser de coopérer au respect de frontières non cloisonnées ; et si en plus on était accompagné d'un fumeur c'était bizarrement systématiquement lui qui "gagnait" sur le choix de l'espace -je le sais d'autant que j'ai été cette fumeuse égoïste...-. Je suis allée deux fois au restaurant depuis l'application de la loi et c'est un pur bonheur. Mais l'ancienne très grande fumeuse en moi ne peut s'empêcher de se dire que j'aurais été drôlement malheureuse. En même temps, mes poumons et mes bronches étaient dans un tel état que je serais probablement morte aujourd'hui si je n'avais pas cessé de fumer donc le problème ne se poserait pas... ;) Mais je pense quand même aux fumeurs et une partie de moi se met à leur place, la partie ancienne fumeuse justement. Sans compter que je trouve cette décision d'une hypocrisie stupéfiante quand on sait que la vente de tabac rapporte quelques 10 milliards d'euros par an à l'Etat ; les fumeurs ont donc le droit de se tuer en remplissant les caisses de l'état, mais chez eux seulement. Ou sur les trottoirs, qui sont devenus un gigantesque fumoir et qu'il faut longer en apnée quand on passe devant un restaurant ou un café.
Certes cette décision va bien sûr limiter le tabagisme passif, ça c'est une très bonne chose, et là je pense aussi au malheureux personnel non fumeur qui respirait contre son gré de la fumée à longueur de journée. Mais pourquoi ne pas avoir laissé le choix aux patrons des restaurants ou des bars ? Par exemple en autorisant un établissement fumeur sur un certain nombre, ou tant par quartier, bref quelque chose dans ce genre-là. Evidemment, ça aurait demandé une organisation et une gestion un tantinet plus compliquées, donc du travail supplémentaire (bon, d'accord le mot "supplémentaire" est superflu...), et il ne faut pas trop leur en demander, à ces messieurs qui nous gouvernent...










































































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