Recette du bonheur ? Mouais...
En ce jour ô combien béni de l'anniversaire de naissance de mon ô combien précieuse et exaltante existence (hum...), voici la synthèse d'un texte que m'a récemment envoyé mon blogami Thierry, et qui est supposé nous faire réfléchir sur notre manière d'envisager le bonheur. Je l'ai raccouci et résumé car il est à l'origine un peu long, mais j'en ai respecté l'idée. Idée devant laquelle je suis très mitigée je vous dirai pourquoi à la fin du texte, mais je suis curieuse de connaître votre propre avis sur la question.
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure 'après', après la réalisation de nos attentes et de nos espoirs. Mais 'après' on se sent frustré, parce que nos attentes et nos espoirs en ont engendré d'autres, et l'on pense que notre vie sera meilleure et plus complète un peu plus tard, encore un 'après'. Et l'on repousse à toujours plus tard le sentiment d'être heureux et satisfait de notre vie... La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer, d'obstacles à surmonter et de problèmes à résoudre. Mais ces obstacles et ces problèmes sont justement la vie. Il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur, le bonheur est le chemin. Ainsi passe chaque moment que nous avons, il nous suffit de le partager avec quelqu'un de spécial et de se rappeler que le temps n'attend pas. Le bonheur est une trajectoire et non pas une destination, il suffit d'apprécier chaque petit moment et de le considérer comme l'un des meilleurs moments de sa vie pour être heureux.
Soit. C'est pour moi le genre de texte facile et bateau comme il en circule pas mal un peu partout. Pas faux dans l'idéal bien sûr, et très beau dans la théorie, mais à mon sens largement irréaliste. Parce qu'il est dans la nature de l'être humain de se projeter dans l'avenir, il en a un besoin viscéral pour vivre ; comment exister sans rêves et sans projets ? J'ai déjà parlé du "carpe diem" dans mes tanières, un beau principe de vie dans l'absolu mais difficile et parfois impossible à pratiquer dans la réalité. Parce qu'ils ne sont pas toujours si fréquents que ça ces instants où pendant quelques secondes nous sommes conscients de notre bonheur, où nous avons l'impression de le toucher de l'âme et du coeur, il y a même des périodes où ils sont inexistants. Alors il faut bien faire avec le reste, avec nos désillusions présentes et avec nos projections dans l'avenir, avec nos attentes et nos espoirs ; sous peine de ne plus trouver aucun intérêt à la vie. Attention je ne prêche pas non plus le pessimisme et l'apitoiement sur soi-même en continu, je dis juste qu'entre ça et ce que prône ce texte il y a tout un échéancier de nuances dans notre capacité à nous réjouir de l'instant présent. Et que l'on a aussi le droit de ne pas l'apprécier, ce présent, et croire en un meilleur avenir, sans pour autant être considéré comme incapable d'être heureux. Cela dit il est parfaitement exact que chaque instant est unique et ne reviendra jamais, et qu'il vaut quand même mieux, si possible, essayer de ne pas trop le rater...



































































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