Ils adorent les caresses

mardi 03 juin 2008

Eurêka ?

J'ai peut-être bien trouvé la raison à ma longue liste d'échecs sentimentaux. Enfin ce n'est pas moi qui ai trouvé c'est mon amie Aubade, et mon psy (qui n'y avait d'ailleurs lui-même pas pensé, mais pour sa défense je n'ai pas les mêmes discussions avec lui qu'avec mes amies) valide complètement cette hypothèse. Je reconnais que je l'ai tout d'abord refusée, mais plus j'y pense et plus je la trouve cohérente. Il semblerait donc que j'ai une telle admiration pour ma mère que me comparant à elle je ne me sente pas à la hauteur, jamais, pour rien. Ce serait donc pour cette raison que je n'ai aucune confiance en moi ? Pourquoi pas, il y a plus bête comme explication. Et bien sûr il semble logique que ça rejaillisse sur mes histoires d'amour : je me compare à ma mère "admirée", me sens nulle de partout par rapport à elle, donc non seulement les hommes doivent inconsciemment le ressentir mais en plus je suppose que je suis trop en attente de signes et de preuves d'intérêt, de valorisation et d'amour, et ça doit leur faire peur. Evidemment ça ne vaut pas pour les hommes que j'ai moi-même quittés parce que je ne les aimais pas vraiment ou pas assez, les situations impossibles genre hommes mariés, ou la tripotée de tarés que j'ai croisés (et il y en a quand même eu pas mal), mais pour tous les autres oui, c'est une explication qui semble tenir la route. Cela étant ça ne change rien à la manière parfois minable et superbement lâche dont certains ont cessé la relation, voir mon dernier Lui, un des pires en ce domaine, ni au fait que maintenant c'est aussi en ces messieurs que je n'ai plus aucune confiance...

Bon, c'est bien joli tout ça et je suppose qu'en avoir pris conscience est un début indispensable, mais je fais comment moi maintenant pour me considérer comme une déesse inégalable ? J'essaie la méthode Coué ??

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mercredi 04 juillet 2007

Vrac de news

Pas le temps, plus le temps de rien vis à vis du Net. Entre la résolution des problèmes bancaires de mes parents qui me prend un temps fou (d'autant que je ne suis ni financière ni comptable), la bagarre vis à vis de mon père pour qu'il prenne certains rendez-vous médicaux indispensables, ma propre prospection de mes éventuelles missions... qui ne donne strictement rien mébon ne pas perdre espoir, mon angoisse de tout et surtout de mon avenir... je ne sais plus où j'en suis. Et mon nouveau Lui qui est un amour, un vrai homme, conscient et responsable et avec qui je me sens si bien (voir la "non" bêtise N° 1), mais dont je ne peux pas m'empêcher de me méfier parce que j'ai tellement l'habitude que l'on me fasse du mal côté coeur, que l'on se moque de moi. Pourtant il est adorable et tellement proche de moi, tellement présent au quotidien... Et je ne parle même pas de mes propres sentiments, parce que j'ai peur d'eux, même si j'aimerais tant m'y laisser aller...

Bref, j'ai ce soir enfin pris le temps de commencer à revenir vous voir, alors je continue  ;)

Je vous embrasse, à tout de suite.

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lundi 02 juillet 2007

Intelligentes bêtises

Et bien finalement il semblerait que la bêtise N° 2 n'en ait pas été une, le viking normand/breton ne s'étant même pas donné la peine de répondre au mail que je lui ai envoyé mardi dernier, en réponse à sa propre réponse glaciale à ma soi-disant bêtise (ça va vous suivez ? ;) ). Dans ce mail je lui rouvrais la porte en grand, c'était un mail très calme dans lequel je lui demandais simplement de respecter ma personnalité comme moi je respectais la sienne, et lui disais que j'attendais sa réponse par rapport à son désir ou pas de continuer notre "histoire". Pas de réponse (même pas "vas te faire voir", c'est beau le courage), conclusion évidente il se fiche totalement de moi. Par contre il est très bon acteur, vu comment il avait l'air bien quand on était ensemble. Si jamais il perd son boulot il pourra sans problème entrer à la Comédie Française, il y a un magnifique avenir. Mais je n'ai jamais couru après un mec de ma vie, ni avant ni pendant ni après une relation, et je ne le ferai jamais. Donc, exit ce Lui. Je ne dis pas que je n'en suis pas triste, mais de toute façon depuis le début c'est une histoire qui n'avait pas d'avenir et qui allait droit dans le mur (et en klaxonnant en plus, comme dirait un certain député maire de ma connaissance devenu maintenant secrétaire d'Etat ;) )

La bêtise N° 1 n'en était je crois pas une non plus. Je ne pensais vraiment plus qu'il existait encore des hommes comme lui, qui est en train de devenir mon nouveau Lui. Il est... tout ce que j'attends d'un homme. Dire que l'on se connaît depuis 12 ans, qu'on a travaillé ensemble pendant 2 ans (j'ai été son attachée de presse, c'est comme ça que l'on s'est connu) et qu'on ne s'était jamais aperçu qu'il pouvait se passer autre chose que de l'amitié entre nous. Certes on s'est admirablement entendu dès la première minute, on a super bien bossé ensemble et on est très vite devenu amis, mais jamais il n'y a eu la moindre ambiguïté, la moindre pensée, je connais ses enfants (jeunes adultes maintenant) et sa compagne actuelle (ex compagne maintenant pour ce qui est de la relation entre eux)... Enfin bon, pas la moindre ambiguïté pas vraiment en fait, il me dit aujourd'hui que ça lui a souvent traversé l'esprit, mais moi je n'ai jamais rien vu. La vie est vraiment étrange parfois, elle joue avec nos chemins, les mélange, les fait se croiser ou se séparer, en invente des nouveaux à chaque seconde, nous propose des carrefours aux centaines de choix possibles...

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dimanche 24 juin 2007

Bêtise N° 2 ?

Rien à voir avec la note d'hier, il s'agit d'autre chose, mais quand on commence dans les conneries, autant les enchaîner. Hier soir à 23h34, j'ai envoyé paître mon Lui. Enfin quand je dis "mon Lui", je crois qu'il ne l'était que dans mes rêves... Hier j'étais plutôt contente d'avoir fait ça, triste mais contente d'avoir décidé que je n'acceptais pas d'être traitée comme il le faisait. Ce matin je ne sais plus, non seulement je suis encore plus triste qu'hier mais je me dis que j'ai probablement (encore) fait une grosse bêtise. J'aurais peut-être dû lui laisser davantage de temps... Mais comme ça faisait plusieurs jours que j'avais fréquemment ce genre d'envie, que je m'énervais devant son attitude incompréhensible, si distante et négligente dès que l'on n'était pas ensemble (alors qu'on en avait discuté il y a 3 semaines lors du dernier week-end que j'ai passé chez lui, mais visiblement malgré ses "oui tu as complètement raison, promis je vais faire des efforts" c'est entré par une oreille et précipitamment ressorti par l'autre sans laisser la moindre trace au milieu) je suppose qu'il fallait bien que je finisse par le faire.

Il n'aura probablement mon mail que ce soir ou demain matin, si je me souviens bien de son emploi du temps il n'est pas chez lui ce week-end. C'est marrant, on dit tout le temps qu'avec des "si" on mettrait Paris en bouteille, et qu'ils ne servent à rien. Et bien moi je pense que parfois les "si" peuvent nous permettre de mieux connaître nos pensées profondes ; parce que "si" j'avais la possibilité de récupérer ce mail avant qu'il n'en prenne connaissance, je crois que je ne le ferais pas...

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jeudi 21 juin 2007

Fichues natures

Je suis depuis longtemps passionnée par la génétique. Dommage que je n'ai jamais été attirée par les études supérieures, ou insuffisamment intelligente pour en suivre, mais le résultat est là je n'ai pas poussé au-delà du Bac.

La génétique me passionne, ce qui se passe entre un spermatozoïde et un ovule, les résultats des mélanges de caractéristiques physiques et psychologiques entre deux êtres. Et puis ensuite nos vie nous modèlent et nous orientent, on devient plus si ou davantage ça. Et aujourd'hui je me demande pourquoi je suis autant impulsive, spontanée, sincère, impatiente, grande gueule, en gros assez extravertie, et pourquoi ces quelques caractéristiques me pourrissent-elles autant la vie. Pourquoi est-ce que je ne peux jamais rien cacher, ni refreiner (ou si peu), et pourquoi est-il aussi difficile d'aller contre sa "nature" ? Et puis elle est quoi cette nature d'abord, juste un mélange de gènes remontant à des générations ? Quelque chose de bien plus subtil et que l'on se fabrique inconsciemment au fil de notre vie ?

Je n'aime pas ce que je suis, ma "nature" me joue sans arrêt des tours pendables vis à vis des gens qui m'entourent, et particulièrement vis à vis de ceux qui me tiennent à coeur ; je fais peur à tout le monde. Mais nom d'un chat, où donc se trouve la recette, ou le bouton, pour changer et enfin devenir ce que les autres voudraient que l'on soit ?? Si je croyais à la réincarnation, je rêverais de renaître un jour caméléon...

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mardi 22 mai 2007

Petit bilan

Je n'aime pas faire les choses au même moment que les autres, vous le savez. En principe on fait les bilans de nous-mêmes en fin ou en début d'année, ou à nos anniversaires, ben moi je le fais aujourd'hui, parce que je le vaux bien j'en ai envie ;-)

Fin août dernier j'étais mal dans ma peau, très mal. ça faisait un an que j'avais cessé de travailler, j'envoyais des CV correspondant exactement aux offres d'emploi qui tombent quotidiennement dans ma boîte mail mais ne recevais jamais de réponse ; et ça a continué. Cinq entretiens seulement en presque 2 ans de recherche et d'envois, et en plus venant tous les cinq de cooptation. Et zéro résultat. Je ne vais pas m'appesantir sur les raisons de ce résultat carastrophique, je les connais et j'en ai déjà parlé au fil de mes billets. Et puis je me détestais, j'avais beaucoup grossi en 3 ans, vraiment beaucoup. Sur la dernière de ces 3 années, la première de mon arrêt de travail et la pire, ça a été simplement et bêtement dû à la diminution d'activité physique et à des crises de boulimie liées à l'ennui et à un chouille de déprime. Mais bref, qu'elles qu'en aient été les raisons ce n'est pas le genre de chose qui aide le moral et les pensées positives, ni à envoyer des ondes positives vers les autres.

Neuf mois et quelques gamelles sentimentales et relationnelles plus tard, dont je me suis relevée finalement assez vite en époussetant mes nouveaux cabossages (quelques-uns de plus ne vont pas me tuer n'est-ce pas, ça raye un peu la peinture mébon), je suis en train de me lancer en freelance, j'y crois à fond (en même temps je n'ai pas le choix, mouarf, mes Assedics s'arrêtant le 15 août prochain), j'ai perdu 22 kilos et je me sens bien dans ma peau. Certes je suis encore seule côté coeur, mais ça aussi c'est peut-être en train de changer (Rouen... ;) ), à moi de jouer et de bien jouer ; 'chi va piano va sano, chi va sano va lontano', n'oublions pas que je suis 1/4 italienne même si mon impulsivité naturelle va souvent à l'encontre de cet adage... ;-)

Merci à ma petite maman chérie de m'avoir transmis sa force de caractère et sa capacité à se relever de tout. Et merci à vous de m'accompagner au quotidien dans mes états d'âmes, de me réconforter, m'encourager ou me booster selon le cas ; bref merci d'être là, vous m'êtes précieux...

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dimanche 13 mai 2007

Une si douce peur...

Je suis en train de tomber amoureuse. Pourtant je ne devrais pas, et je lutte pour éviter ça. Mais peut-on lutter contre son coeur ? J'ai eu tellement d'échecs amoureux dans ma vie que maintenant j'ai la trouille. Normal. Et puis j'ai un don évident pour attirer les histoires à problèmes, et les hommes compliqués ou dans des situations complexes ; serais-je née avec dans le crâne une satanée puce électronique qui attire et aimante d'office tout ce qui risque de me faire du mal au coeur ? J'aurais préféré avoir un don pour l'écriture, ou la musique, ou la peinture, ou les mathématiques, ou encore les langues étrangères, mébon on ne choisit pas ses dons et moi j'attire les hommes à problèmes. Bah, après tout l'important est d'attirer n'est-ce pas ? ;-)

Je suis en train de tomber amoureuse et je ne le veux pas. IL n'est pas prêt, IL est exceptionnellement compliqué, IL a une vie très compliquée, IL est même l'homme le plus compliqué que j'aie jamais rencontré (et pourtant j'en ai rencontré, des hommes, bien trop d'ailleurs, mais c'est une autre histoire... ;) ). Mais on a tellement de choses en commun LUI et moi, on s'entend tellement bien, sur tout, malgré des caractères diamétralement opposés. Et puis IL a l'air tellement bien avec moi, autant que moi avec LUI, même si l'on ne se voit pas souvent (bon, 160 kilomètres entre nous ça n'aide pas non plus, hein... ;) ) et si l'on communique peu, parce que ce n'est vraiment pas un grand communiquant. Sauf quand je suis dans ses bras, sauf quand IL est dans les miens, bref sauf quand on est ensemble. Et quand je pense à LUI je fonds, littéralement.

Ne vous méprenez pas ce n'est pas un billet de déprime, bien au contraire puisque je passe un week-end avec LUI bientôt, chez LUI en Normandie, dans trois semaines, et ça me donne une pêche d'enfer. Je sais déjà que ce week-end va être magnifique, magique, comme la dernière fois, et je ne pense qu'à ça -enfin dès que je lève la tête de ma plaquette ! :)))

Je suis en train de tomber amoureuse, j'ai peur de souffrir, encore, une fois de plus, mais quelque chose quelque part fait que cette fois je ne peux pas m'empêcher d'y croire. Vraiment. J'ai peut-être tort d'y croire mais je me sens tellement vivante, et c'est tellement bon de se sentir vivant...

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samedi 28 avril 2007

Pan de vie

Encore un billet qui ne va pas être très gai. Je sais que ça en fait  pas mal ces derniers temps mais bon c'est comme ça, ce doit être un effet bizarre du printemps sur moi :-))

En fait c'est le commentaire de ma blogamie Laudith sur la note "Eux et moi, bis" concernant le fait d'être seul ou mal accompagné, et la réponse que je lui ai faite, qui m'ont donné envie de vous parler de ce morceau de ma vie. Parce qu'en effet, j'en connais autant sur la solitude que sur le fait d'être mal accompagnée.

J'avais 23 ans quand j'ai rencontré F. On travaillait dans la même société, une grosse boîte. J'étais hôtesse d'accueil, il travaillait au service entretien et maintenance en tant qu'électricien. Il avait 28 ans, il était marié et avait une petite fille d'un peu plus de 2 ans. On s'est plu, on a rapidement démarré une relation, extraconjugale en ce qui le concernait. Je ne me plaignais de rien, la situation m'allait, je n'ai jamais une seconde envisagé qu'il brise son couple pour moi. Probablement n'étais-je pas méga amoureuse mais bref, tout m'allait très bien comme ça. Au bout de 2 ou 3 mois de cette relation il m'appelle un week-end où j'étais allée voir mes parents, et m'annonce tout de go qu'il vient de décider de quitter sa femme, et arrive me rejoindre chez mes parents pour faire leur connaissance. J'ai fait un bond de 18 mètres au téléphone et lui ai répondu "Non mais ça va pas la tête ??!!" J'ai tout essayé, l'ai supplié de réfléchir, de ne pas faire ça, de penser à sa fille, lui ai dit et répété qu'on était très bien comme ça, que ça me suffisait. Rien à faire. Tout ce que j'ai réussi c'est qu'il ne débarque pas chez mes parents dans l'heure, mais ce n'était finalement qu'un détail. Il a répondu à toutes mes tentatives de dissuasion en disant que ça faisait déjà pas mal de temps que ça n'allait plus avec sa femme, que ce n'était pas arrangeable, que ce n'était pas pour rien s'il avait craqué pour quelqu'un d'autre, etc. Trois jours plus tard il débarquait avec toutes ses affaires dans le grand studio en plein coeur de Paris que j'habitais à l'époque. Et là a commencé l'enfer. Pour 5 années. En fait on se connaissait peu, ce n'est pas en voyant quelqu'un quelques petites heures à peine une fois par semaine pendant 3 mois, en plus essentiellement pour faire l'amour, que l'on peut le connaître. J'ai d'abord découvert quelqu'un de terriblement jaloux. Maladivement jaloux. Le moindre homme qui me regardait dans la rue (et à cette époque toute modestie mise à part c'était plutôt fréquent) et j'avais droit à une scène épouvantable, alors que je n'y étais absolument pour rien et n'avais même rien remarqué. Je trouvais aussi qu'il buvait un peu trop, mais je me disais que ce devait être le stress du divorce (sa femme était quelqu'un d'extraordinaire et ne lui a pourtant pas rendu les choses difficiles bien au contraire) et je ne cherchais pas plus loin. Et puis il était capable d'être si gentil, si généreux, si adorable, que ça effaçait chaque fois le reste. Après 3 mois de vie dans mon studio on a décidé de se choisir quelque chose d'un peu plus grand et on a emménagé tous les deux dans un grand 2 pièces. Mais les crises de jalousies empiraient, et devenaient même problématiques par rapport à mon travail : il passait me voir à mon poste d'accueil sans arrêt, et si j'avais le malheur de sourire à quelqu'un (ce qui était tout de même mon job) hop j'avais une méga scène. Il buvait aussi de plus en plus, il est devenu totalement alcoolique. Il commençait à 7h00 du matin avec de la bière, puis passait au whisky et n'arrêtait pas avant de se coucher. Pourquoi donc ne suis-je pas partie en courant ? J'ai été complètement phagocytée, je culpabilisais à cause de son divorce, je me disais que je ne pouvais plus l'abandonner maintenant, qu'il était malade et avait besoin de moi. Il était aussi dépressif au dernier stade et a fait 3 tentatives de suicide aux médicaments pendant qu'on était ensemble. Heureusement qu'il était inconscient quand les pompiers venaient le chercher parce qu'à force j'étais presque devenue copine avec le jeune et très mignon capitaine de la caserne ;-)

Il était aussi petit à petit devenu violent. Il ne m'a jamais réellement frappée, mais il a essayé de me tuer 2 fois, par strangulation. Sans aucune raison, probablement juste parce que je devais être en train de l'em*erder à le supplier d'arrêter de boire. Et je peux vous assurer que c'est une sensation atroce, ces mains serrées autour du cou, d'une force inouïe, cette impossibilité de respirer, le noir qui envahit tout, la force qui s'en va. Heureusement que je ne suis pas une toute petite nature et que j'ai chaque fois réussi à me défendre, parce que sinon je ne serais probablement pas là aujourd'hui. Ensuite j'en avais pour des jours et des jours à me promener en col roulé ou le cou entouré de foulards pour cacher les marques violettes. Qu'est-ce que j'ai dû m'inventer comme soi-disant angines qui ne guérissaient pas... Il tapait dans les murs, il s'en est même une fois cassé la main, brisait des objets. Pourquoi ai-je accepté tout ça ? Pourquoi ai-je toujours tout pardonné ? Je crois que je ne le saurai jamais. Après chaque scène il revenait avec un bouquet de fleurs plus grand que lui, un cadeau, des excuses qu'il me faisait en pleurant, en promettant de ne jamais recommencer. J'ai réussi à lui faire suivre une cure de désintoxication alcoolique, ce qui n'a pas été facile pour deux raisons : d'abord le fameux déni "mais non je ne suis pas alcoolique, j'arrête quand je veux", ensuite le fait de savoir que j'allais rester toute seule pendant 3 semaines, c'était trop pour sa jalousie. Il a quand même fait cette cure, m'appelant 10 fois par soirée pour savoir si j'étais là. Quand il en est revenu et a vu que j'avais viré tous les alcools de l'appartement, il est ressorti tout racheter et a recommencé à boire.

On avait quand même des bons moments, c'est probablement ce qui m'a fait rester, il savait aussi être très gentil ; mais de plus en plus rarement au fil du temps. Et puis un jour, au bout de 5 ans de cet enfer, lors d'un dîner chez des amis il y a eu un déclic en moi et ça a été fini. Terminé. J'ai enfin réalisé qu'il était en train de me tuer à petit feu, qu'il me prenait toute mon énergie pour essayer de vivre car il n'y arrivait pas tout seul et que je ne pourrai jamais rien faire pour lui, pour l'aider ; son mal-être était un puits sans fond. Je dépérissais, je suis à cette époque descendue à 51 kilos (je vous rappelle que je mesure 1m 75), et pourtant il n'était pas question d'anorexie, juste du fait qu'il me pompait littéralement toute ma substance vitale. Ma soeur de coeur Vivie peut témoigner de cette époque...

Je l'ai donc quitté. ça n'a pas été facile à gérer parce qu'il s'était mis en tête que je faisais juste une crise et que j'allais revenir vers lui, il me harcelait au travail (je vous rappelle qu'on bossait dans la même boîte) et au téléphone, heureusement il était plus souvent en arrêt de travail pour dépression que présent ce qui me permettait de travailler à peu près normalement. J'ai déménagé et me suis mise sur liste rouge. Il s'était lui aussi trouvé un autre appart, enfin il vivait chez une copine. Elle était toxico, alors bien sûr il a rapidement ajouté la drogue à l'alcoolisme, il n'était plus à ça près. 8 mois après notre séparation il s'est tué en se jetant d'une fenêtre du 4ème étage de là où il habitait. J'étais en vacances avec mon nouveau petit ami (celui avec qui j'ai fait le voyage dans le Sahara) dans le sud de la France. C'est ma Vivie (on travaillait ensemble aussi) qui a appelé mes parents pour leur annoncer la nouvelle et ma mère m'a appelée dans le sud. J'avoue, j'ai affreusement culpabilisé sur le moment. Mais heureusement j'étais entourée de gens adorables, mon ami, ses parents et sa soeur, qui m'ont aidée à passer ce cap.

Alors voilà, tout ça pour dire qu'en effet mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e). Cette note est très longue, ce n'est pas trop mon habitude et en général j'évite, mais je pouvais difficilement faire plus court cette fois-ci. J'espère quand même que je ne vous ai pas trop ennuyés, et je vous promets que le prochain billet sera beaucoup plus gai que les derniers ! ;-)

Bravo à ceux qui ont eu le courage d'aller au bout de cette tartine, et gros bisous et bon week-end de 1er mai à tout le monde :)

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mercredi 25 avril 2007

Eux et moi, bis

J'en ai marre des hommes. Des mecs je veux dire. J'en ai marre qu'ils me prennent pour une conne depuis toutes ces années, qu'ils me piétinent allègrement comme si je n'avais pas de coeur ni de sentiments, comme si je n'étais rien d'autre qu'une enveloppe plus ou moins baisable, plutôt plus que moins apparemment mais peu importe. J'en ai marre qu'ils ne sachent jamais ce qu'ils veulent, j'en ai marre de faire les frais de leurs doutes et de leurs hésitations métaphysiques. J'en ai marre de payer pour leurs cicatrices alors qu'ils se contrefoutent des miennes, j'en ai marre de me remettre sans arrêt en question à cause d'eux alors que ce sont eux qui déconnent, j'en ai marre d'avoir l'impression d'être un objet pris puis rejeté comme une merde. Je fais des efforts énormes pour essayer de penser et espérer que je suis autre chose que ça, et ce n'est pas normal.

J'étais difficile à séduire jusqu'à maintenant, mais là je suis en train de me fabriquer une telle armure qu'elle deviendra bientôt imparable, et infranchissable. De toute façon je n'ai rien à y perdre, excepté de cesser d'être malheureuse pour rien et ce ne sera pas vraiment une perte. Quitte à être seule, autant ne pas souffrir inutilement. Le manque finira bien par disparaître. Un jour. J'espère.

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mercredi 18 avril 2007

Eux et moi

Parmi mes nombreux défauts, je ne sais pas me faire désirer, je crois que je n'ai jamais su ; volontairement je veux dire. Soit un homme me plaît, et ça se voit tout de suite, soit il ne me plaît pas, et ça se voit tout de suite aussi. Je ne sais pas être calculatrice, garce, manipulatrice, je ne sais pas les rendre fous de moi, enfin pas ceux qui me plaisent. Peut-être le succès que j'avais d'emblée quand j'étais adolescente ou toute jeune adulte (et je dis ça sans aucune prétention je vous assure) y est pour quelque chose, je n'en sais rien mais le résultat est là aujourd'hui. Pour les autres, ceux qui me laissent indifférente côté séduction amoureuse, là par contre ça fonctionne plutôt bien, sans que je ne fasse rien ; bizarre non ? ;-)

Heureusement, il y a bien davantage d'hommes qui ne me plaisent pas que de ceux qui me plaisent, parce qu'en plus je suis difficile. Et je dis heureusement parce que sinon je serais devenue complètement dingue depuis longtemps. Je suis difficile à séduire, je ne craque pas souvent, mais quand je craque je craque vraiment (cela dit attention, je ne dis pas non plus que je tombe raide amoureuse à chaque craquage, hein !). Et dans ces cas-là d'un coup je suis démunie, mise à nue, je ne sais pas quoi faire d'autre que d'être moi, rien d'autre que de m'offrir, toute entière, à la tendresse, au partage. Ce qui est une énorme erreur, parce que c'est justement apparemment mon 'moi' et mon naturel qui posent problème. Et l'offrande d'une femme est exactement ce qui fait fuir les hommes, comme inversement son refus les attire comme un aimant. Il doit tout de même bien exister une "recette" qui fonctionne, vu le nombre de couples qu'il y a sur terre, mais je suis visiblement bien meilleure avec les recettes de cuisine qu'avec celles de l'amour.

Je crois que je commence enfin à comprendre pourquoi ma vie amoureuse a toujours été un tel gigantesque échec. Et probablement le restera, parce que je ne vois pas comment je pourrais changer ça en moi maintenant. Mon Ange gardien (que j'ai très récemment eu le bonheur d'avoir au téléphone pour la première fois, qui m'appelait du bout du monde où il vit) m'a dit que j'avais bien d'autres choses à faire en ce moment que de me prendre la tête avec ce genre de problème, j'ai une petite société à monter et même en portage salarial il y a beaucoup de choses à faire, et des parents à m'occuper ; et il a absolument raison, mille fois raison. Le problème c'est que moi, l'amour (ou ce qui s'en rapproche) et la tendresse me font faire des miracles avec le reste, me motivent pour tout, me donnent des ailes, me font gravir des montagnes. Dommage, parce qu'il va pourtant bien falloir que je m'en passe...

Je pars justement tout à l'heure m'occuper de mes parents. Alors je vous souhaite un bon milieu de semaine, et vous dis à vendredi, ou à samedi. Et je vous embrasse.

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lundi 09 avril 2007

Ah l'amûûûûr...

Il y avait longtemps que je n'avais pas parlé d'amour. Trois, quatre ou cinq semaines ? ;)  L'amour fait partie de ma vie, ou plutôt de ma façon de vivre. Sans amour je me sens tellement isolée, inutile, presque perdue. J'ai besoin d'aimer et d'être aimée comme d'autres ont besoin de respirer. Sinon je ne vis pas, je survis, ce qui est totalement différent. Certes je sais vivre seule, et je m'en débrouille d'ailleurs plutôt bien, mais ce besoin d'aimer et d'être aimée en retour reste vissé à mon coeur et à ma tête ; je vis, mais je ressens un manque immense.

Je fais partie des personnes qui pensent que l'on peut aimer plusieurs fois dans une vie. Pas forcément de la même intensité, mais je suis souvent tombée amoureuse. A aujourd'hui mon plus bel amour est conté ici. Bien sûr j'ai ré-aimé ensuite, mais jamais à ce point, jamais avec cette totale communion des âmes et des corps. J'ai connu beaucoup d'hommes dans ma vie, beaucoup trop. Beaucoup de nuls bien sûr, sur le nombre c'est obligé, et j'aurais quand même tendance à penser qu'en ce qui me concerne ils sont en majorité parce qu'on m'a fait beaucoup de vacheries et laissé beaucoup de cicatrices, mais j'ai aussi rencontré des types vraiment bien. Avec qui ça n'a pas fonctionné, pour X raisons, caractères qui ne s'accordent pas, toussa. J'ai aussi souvent rompu, parce que je n'étais pas suffisamment amoureuse. Je veux dire que je ne suis pas 'que' une victime, j'ai aussi décidé de partir un certain nombre de fois, même si finalement je crois que j'ai davantage été quittée que j'ai moi-même quitté. Ma vie amoureuse est un gigantesque pataquès depuis le début, mais je ne peux pas m'empêcher de continuer à y croire, à croire qu'un jour je serai heureuse dans ce domaine, et pour le plus longtemps possible même si justement dans ce domaine l'éternité n'existe pas. Certes je suis devenue méfiante, un poil sauvage et terriblement fragile. J'ai souffert, beaucoup, je me protège et je pense que c'est normal. Mais j'y crois, tout au fond de moi, je continue à y croire profondément.

Et si vous avez envie de m'envoyer des ondes positives à ce sujet n'hésitez pas ; je viens de démarrer une histoire pas facile et très fragile mais que j'aimerais tellement réussir. Suis-je amoureuse ? Je ne sais pas, c'est trop tôt, et à force je finis par ne plus trop savoir ce que veut dire être amoureux. Tout ce que je sais c'est que cet homme me plaît. Vraiment. Et qu'il ne ressemble à personne, je veux dire que je n'ai encore jamais été confrontée à ce genre de caractère et de personnalité très spéciale. D'où mon désir d'apprendre la patience...

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mardi 03 avril 2007

Chronique impatience

Patience :

  • qualité qui fait qu'on persévère dans une activité, un travail de longue haleine, sans se décourager.
  • qualité, disposition d'esprit de celui qui sait attendre, en gardant son calme.

(définitions du Petit Robert)

Une petite note que j'ai envie de faire depuis longtemps, sans que les mots pour la concrétiser n'aient jamais eu la gentillesse de s'offrir à moi jusqu'à aujourd'hui. Je ne suis pas patiente. Pas le moins du monde. Dès que quelque chose a pour moi de l'importance, je veux tout et tout de suite. D'où ma très fâcheuse et désastreuse habitude de foncer tête baissée... dans les emmerds et les galères. Je ne sais pas attendre, je ne sais pas garder mon calme en cas d'attente obligatoire, je ne sais pas être sereine, ou si peu. Quand il s'agit de choses matérielles j'ai au fil du temps appris à savoir attendre, ça c'est encore facile. Pour certaines autres choses j'arrive tout juste à persévérer quand je n'ai pas le choix, par exemple ma recherche d'emploi. Et pourtant si vous saviez comme c'est parfois difficile... Mais dès qu'il s'agit de ma vie personnelle la difficulté se transforme en torture et se multiplie par 10. Et là ça devient un Everest à gravir en talons aiguilles, une traversée de désert avec une seule gourde d'eau, une descente en apnée tout au fond du plus profond des océans. C'est un travail seconde après seconde sur moi pour ne pas lâcher prise, pour garder espoir et confiance en moi (confiance en moi qui, vous le savez, n'est déjà à la base pas mon plus solide atout), pour refreiner mon impulsivité naturelle et mes envies, pour essayer de réfléchir avant de foncer dans ce qui m'amènerait droit dans le mur justement par faute de patience, ou par précipitation ce qui revient exactement au même. Toute ma vie passée témoigne de ma quasi incapacité à savoir attendre 'patiemment', calmement, sans me torturer, sans douter de tout, de tout le monde et de ceux qui justement me demandent d'être patiente, et surtout de moi ; parce que j'ai beaucoup de mal à me dire que si l'on me demande d'être patiente, ce n'est pas forcément parce que l'on ne veut pas de moi...

J'espère sincèrement que j'y arriverai un jour, en tout cas j'essaie, vraiment. Et en ce moment c'est là où presque toute mon énergie se concentre.

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mercredi 28 mars 2007

Moi

Cette note-là est bel et bien une suite directe à la précédente. Qui, facétie de la vie, a provoqué une violente embrouille avec l'une (ex maintenant) d'entre vous, par mails. Amusant non, un billet qui parle de réconciliation, de rapprochement, de générosité, de remise en question et de capacité de pardon, et qui provoque un nouveau pataquès avec quelqu'un d'autre ! Si ce n'était pas si navrant ce serait presque drôle.

Bref, j'ai du coup comme une envie de vous parler de moi, de mon moi profond. Certes je parle globalement de moi tout au long de ce blog puisqu'il relate ma vie et mes sentiments au quotidien, mais là je vais vraiment aller au fond des choses. Ce sera certainement d'ennuyeuses redites pour ceux qui me connaissent depuis longtemps, mais ça ne fait jamais de mal d'être honnête vis à vis des personnes qui nous entourent, n'est-ce pas ? ;-)

Je suis née d'un père italien (enfin à demi italien puisque sa mère était française) et d'une mère toute emplie de sang irlandais. Est-ce ce mélange qui m'a donné ce fichu caractère que j'ai aujourd'hui ? Je n'en sais rien. Ce que je sais c'est que je suis entière, instinctive et très (trop) impulsive. Je n'ai jamais eu la langue dans ma poche, et encore je me suis calmée, si vous saviez comme j'étais insolente quand j'étais gamine... Je suis bourrée de défauts ; je suis coléreuse, parfois boudeuse, je suis (trop) franche, je dis toujours ce que je pense et je pense toujours ce que je dis. Je me révolte facilement, contre les injustices, contre le malheur des autres, contre la méchanceté gratuite, contre la mauvaise foi et contre l'égoïsme, et je fais bien trop facilement confiance aux gens. Et d'autres choses encore qui ne me viennent pas à l'esprit tout de suite. Je ne sais pas tricher, je ne sais pas mentir, je ne sais pas me taire quand quelque chose me bouleverse, que ce soit en positif comme en négatif, ou me dérange. Je suis aussi exigeante, autant vis à vis de moi-même que vis à vis des autres. Malgré ça j'ai pourtant des amis, pas des tonnes mais des vrais, des sur qui je peux compter quoi qu'il m'arrive, et qui peuvent de la même manière compter sur moi quoi qu'il leur arrive. Mais bon, j'ai aussi quelques petites qualités. J'ai un coeur immense, je suis capable d'une douceur infinie, d'aimer très fort et de tout donner (bon, au regard de ma situation actuelle je n'ai certes matériellement pas grand chose à offrir mébon, côté coeur y a pas de limites, il y a et il y aura toujours de la place ;) ), j'ai des monceaux de tendresse à donner, je sais reconnaître mes erreurs (et dieu sait si j'en fais) et me remettre en question. Je me croyais rancunière mais finalement je me rends compte que non, je sais aussi pardonner et effacer, "laver mon coeur" pour reprendre l'expression qu'a bien aimée Laparhasard sur l'une de mes réponses de la note précédente. Bref je sais dire "non", je sais dire "stop", je sais dire "tu m'emmerdes" ou "je t'emmerde" ; mais je sais aussi dire "je t'aime", je sais dire "viens dans mes bras", je sais dire "je suis là", et je le dis souvent.

Je n'écris pas cette note dans le but de me faire plaisir en espérant des commentaires du genre "c'est comme ça qu'on t'aime", mais juste pour mettre certaines choses au point par rapport à ce qui vient de se passer par mails. J'assume mon caractère, j'ai 47 ans et je continue tous les jours à essayer de l'améliorer, je crois que l'on peut s'améliorer à l'infini, enfin jusqu'à notre mort. Mais son fond, son fond profond ne changera plus. Alors soit on accepte le mien soit on ne le supporte pas, je ne peux rien y faire, il fait partie intégrante de moi. Je suis née avec un petit morceau de lui et ma vie passée a contribué à façonner le reste, et je n'ai pas besoin de ceux qui ne l'acceptent pas.

Cela étant dit, je vous embrasse ;)

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mercredi 21 mars 2007

To bi or not to bi

Suite à la question de l'une de vous sur l'une de mes dernières notes et à la réponse que j'y ai apporté, j'ai envie de vous raconter une petite expérience de ma vie intime. La question d'origine (je me plaignais des hommes dans cette note) était est-ce que j'avais déjà pensé à donner mon coeur à une femme. J'ai répondu non, malgré le mal que les hommes m'ont très souvent fait je les aime trop, de partout, pour songer à "changer de bord". Cela dit je parle en connaissance de cause, j'ai un jour eu l'occasion de réaliser à quel point j'en étais incapable. Cette anecdote (ou expérience ?) remonte à quelques années, 8 ou 9 je crois. J'avais un couple d'amis, rencontré dans le cadre de l'un de mes jobs, dont l'homme se déclarait très clairement attiré par moi. J'avoue que de mon côté l'attirance pour lui était assez moyenne. Il avait (et je suppose a toujours) une personnalité très spéciale, marginale, puissante et attachante comme je les aime mais ça ne fait tout de même pas tout, et de là à avoir envie de sauter dans son lit c'était autre chose. Bref. Il avait aussi une compagne, que j'espère il a toujours parce qu'ils allaient à merveille ensemble et s'entendaient vraiment très bien, qui, elle, s'était déclarée aussi très attirée par moi. Allons bon... Un soir ils m'ont appelée pour me proposer de passer me voir. Ne faisant rien de spécial ce soir-là, j'ai accepté, une 'tite visite ça fait toujours plaisir. A leur arrivée j'ai eu la surprise de trouver la compagne du copain habillée hyper sexy, elle que je n'avais toujours vue qu'en jean's, blouson de cuir et boots -ils sont tous les deux motards, mais étaient ce jour-là venus en voiture-. Et là elle avait vraiment sorti le grand jeu : mini-jupe, petit haut sexy, bas noirs et chaussures à talons hauts, je ne l'avais jamais vue comme ça. Ourf... Bien évidemment j'ai vu arriver le plan c*l tout de suite. Mais me suis aussi dit pourquoi pas, on peut toujours essayer. Quelques verres de vin plus tard on se retrouvait tous les trois dans mon lit. Moi superbement mal à l'aise mais bon, quand même prête à "essayer". Et bien je n'ai pas pu. Pas supporté ses mains à elle sur moi, détesté le contact de ses seins, même pas réussi à l'embrasser. L'"expérience" à dû durer en tout et pour tout 10 minutes déshabillages compris, avant que je ne me sauve. Donc, depuis ce jour-là je peux vraiment assurer que je suis faite pour les hommes et uniquement pour les hommes. Quoi qu'ils me fassent comme misères j'aime leur corps, leurs mains sur moi, leur parfois putain de saleté de mentalité, leur sexe, leur désir pour moi et leur manière de me le montrer, leur odeur, leur peau, leur charme, en fait tout ce qui les fait tels qu'ils sont...

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dimanche 11 mars 2007

En direct de moi à vous

Ceci n'était pas une note que j'avais l'intention d'écrire, mais c'est ce que je viens de répondre par mail à un ami et ça vient tellement en direct de mon coeur et de mon "moi" profond que du coup j'ai envie de le partager avec vous. Que vous y adhériez ou pas m'indiffère, c'est ce que je pense et c'est tout. Ce sera probablement juste un peu étoffé par rapport au mail puisque c'est une seconde écriture.

Sache que plus aucun homme ne me fera de mal. ça fait environ 25 ans que ça dure, qu'on me prend pour un bouche-trou, un kleenex en cas de récente rupture, un coup à tirer, un palliatif à une vie maritale déficiente etc., la liste entière serait bien trop longue. Et ça faisait 25 ans que mon coeur en payait chaque fois les pots cassés, le pauvre a plus de cicatrices que Rocky Balboa à la fin de sa carrière. Ma dernière histoire, désastreuse (dont je me suis complètement remise rassure-toi, la personne me donnant depuis tellement envie de vomir que ça conforte toutes les guérisons du monde), a été un peu comme la fameuse goutte d'eau qui fait déborder la coupe, le vase, l'amphore. Je ne crois plus en les hommes, plus en leurs paroles forcément mensongères, plus en leurs soi-disant compliments. Je pense que le prochain qui me dira que je lui plais, que je suis belle, qui s'étonnera que personne ne m'ait "gardée" avant aujourd'hui ou n'importe quelle connerie fallacieuse du même acabit, je lui parlerai de la marmotte qui enveloppe le chocolat dans le papier alu. Ou alors j'éclaterai de rire, tout dépendra de mon humeur du moment. Mais une chose est certaine, je ne le croirai pas. Les hommes ne m'"aiment" pas, ne m'ont jamais aimée et ne m'aimeront jamais. Il y a quelque chose en moi qui empêche ça, je ne sais pas pourquoi mais c'est comme ça ; pourquoi en aurais-je connu autant sinon ? Même mon psy a eu un hoquet quand je lui ai annoncé (approximativement, même moi je ne m'en souviens pas précisément) le nombre d'hommes qui ont traversé ma vie.

Alors bien sûr je continuerai à rencontrer des hommes, à avoir parfois envie d'eux, à les laisser avoir envie de moi, à faire l'"amour", puisque c'est la formule consacrée. J'aime les hommes, et le fait qu'eux ne m'aiment pas n'y changera rien. Mais plus personne ne touchera à mon coeur. Plus personne ne me fera de mal, c'est terminé. Mon coeur est en effet perdu, et loin, très loin, beaucoup trop loin maintenant pour être récupéré par qui que ce soit. Même si quelque chose au fond de moi en rêve encore stupidement parfois, je sais, depuis le temps, depuis longtemps, que ça ne peut pas marcher, que ça ne marchera jamais. Et j'en ai définitivement assez de croire en des 'hommes' qui se sont toujours moqués, se moquent et se moqueront toujours de moi.

Voilà, en direct donc de mon âme. Je ne sais pas ce que vous penserez de ces mots, ça vous regarde et quelque part je m'en fous. Si je vous les offre c'est que j'accepte vos interprétations, mais d'avance merci tout de même de m'éviter les insupportables leçons de morale et les putains de phrases toutes faites que j'ai en horreur.

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mercredi 14 février 2007

Audacieuse rencontre

J'ai aujourd'hui déjeuné avec mon ami Claude. Comme on le fait à peu près une fois par mois quand il vient à Paris. Vous savez, si je devais un jour donner quelques raisons de ma satisfaction d'avoir créé mes blogs, ce serait pour avoir fait la connaissance de cet homme génial, et de Elle. Bien sûr qu'il y a plein d'autres personnes que j'ai été ravies de rencontrer (je ne vais pas les citer passke je suis certaine d'en oublier et je risque de blesser alors je préfère m'abstenir) mais ces deux-là, et ma Pralinette aussi bien sûr malgré notre embrouille ensuite, ben ça a tout de suite été du solide, ce sont des vrais amis et ça continue, et ça continuera. Les déjeuners avec Claude commencent en général vers midi et demi et se terminent toujours autour de 18h00 minimum. Entre temps bien sûr on papote à bâtons rompus, on se conte, se raconte, on refait le monde et l'humanité. Et aujourd'hui une anecdote rigolote est arrivée dans la conversation, une folie que j'ai faite il y a un peu plus de 10 ans. De toute façon vous le savez, je suis un peu folle, alors ça ne va probablement pas tellement vous étonner...

J'avais environ 36 ans et j'avais envie de rencontrer des hommes, enfin un homme bien sûr mais avant de rencontrer "le bon" il faut bien se lancer dans l'arène. Internet n'avait pas l'importance d'aujourd'hui dans les foyers, on passait donc par ce cher et antédiluvien minitel. Si vous saviez les heures que j'ai passées à chatcher sur ce truc... Il y avait, à l'époque en tout cas, beaucoup plus d'hommes que de femmes inscrits sur ce genre de serveurs donc je me retrouvais chaque soir avec au bas mot une cinquantaine de messages. Et quand je me mettais en ligne c'était du délire, il m'a très vite fallu tenir un cahier afin d'éviter de me mélanger les crayons entre les "soupirants" et de risquer de demander à un chef mécanicien comment s'était passée son intervention à coeur ouvert de l'après-midi, ou à un musicien de jazz s'il pensait avoir réussi son examen de maîtrise en géopolitique. Bref. Un jour j'ai croisé sur ce minitel un homme, que je vais appeler P, l'initiale de son prénom. De dialogues passionnants on est passés au téléphone, des nuits presque entières. C'est un peu comme les blogs en fait, on parle de soi, de l'autre, de nous, on se dévoile en toute liberté, en toute confiance, en toute intimité. On s'enroule dans les mots, on se coule dans les voix, on se charme. Et on décide de se rencontrer. Mais pas n'importe comment. Le monsieur était joueur, et moi quelque part aussi... Le challenge était le suivant, je devais me rendre chez lui (il habitait à l'époque relativement près de chez moi)... nue. Enfin presque, juste en sous-vêtements sous un manteau. Et me bander les yeux en arrivant chez lui... Je vous laisse imaginer la peur et l'excitation mêlée d'un tel challenge. J'ai failli renoncer au moins 50 fois, j'avais le coeur qui battait à 100 à l'heure, je me disais que j'étais complètement tarée de faire un truc pareil. Non seulement je savais que je n'étais pas à l'abri de tomber sur un malade, malgré les heures passées au téléphone, mais prendre ma voiture et me balader quasiment à poil sous mon manteau, j'imaginais un bête accrochage et un contrôle de police... Mais c'était plus fort que moi. Non seulement je lui faisais confiance mais j'avais envie de lui prouver que j'avais des tripes. Et je l'ai fait. Je suis arrivée chez lui, avec l'impression que mon manteau était transparent et que tout le monde savait que je ne portais dessous que de la lingerie transparente et des dim-up. Comment j'ai pu faire ça je me le demande encore aujourd'hui... Arrivée devant sa porte je me suis bandée les yeux, j'ai pris une grande inspiration et j'ai sonné. Il m'a ouvert la porte, m'a pris par la main, m'a amenée près du feu de cheminée qui crépitait dans son salon, et m'a enlevé mon manteau. Il m'a embrassée, m'a rassurée, m'a allongée devant la cheminée, m'a caressée tout doucement. Je précise que j'avais toujours mon foulard en bandeau sur les yeux, je ne découvrais de lui que ce que sa bouche ou nos mains m'apprenaient, sa peau, son corps et son odeur. Il m'a fait jouir deux fois avant d'enlever le foulard de mes yeux, sans me pénétrer, rien qu'en me touchant et en me caressant.

On est restés quatre mois ensemble. On n'avait pas grand chose en commun finalement et notre histoire s'est éteinte d'elle même. Mais cette rencontre, wowww, je ne l'ai jamais oubliée... ;))

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mardi 13 février 2007

Mes treize commandements

(Ben oui, treize parce que je le vaux bien...)

  1. Je penserai à moi avant de penser aux autres (bon, à quelques exceptions près ;) )
  2. Je ne laisserai plus personne essayer de rogner mes ailes, ni me dire ce que je dois faire ou ne pas faire
  3. Je ne partagerai plus aucun homme, que ce soit avec des femmes réelles ou avec des fantômes
  4. Je ne donnerai plus ma confiance à n'importe qui, homme ou femme
  5. Je ne me laisserai plus prendre pour une conne, ni utiliser, tous domaines confondus
  6. Quoi que je fasse je continuerai à toujours pouvoir me regarder dans un miroir
  7. Je ne me reposerai plus sur n'importe quel beau parleur de passage dans ma vie, quoi qu'il arrive je continuerai à ne compter que sur moi-même
  8. Je vais essayer d'enfin commencer à croire en moi, de cesser de penser que je suis forcément plus nulle que tout le monde et que tous mes échecs sont nécessairement de ma faute
  9. Je ne cesserai jamais de dire ce que je pense, que ça plaise ou non, et de penser ce que je dis, que ça plaise ou non aussi
  10. Je continuerai de rêver tout en sachant que ce ne sont que des rêves, et surtout sans plus essayer de les intégrer à la réalité
  11. Je m'efforcerai d'accepter enfin ma solitude et de l'apprivoiser au lieu de la rejeter et de la haïr, seul moyen de ne plus me jeter tête la première et coeur en bandoulière dans les bras et sur les mots du premier charmeur venu
  12. J'apprendrai la sagesse et la prudence
  13. Je préserverai à tout prix cette force et cette fierté qui m'ont toujours soutenue jusqu'à aujourd'hui, quels que soient les événements à venir dans ma vie

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mardi 06 février 2007

Ainsi font font font...

Quoi de mieux que des moments passés avec des gens que l'on n'aime très fort et qui nous aiment très fort pour nous aider à remonter les pentes, quelles qu'elles soient. Bon, et du bordeaux aussi, hein, quand même. Et du... chéplus tiens, c'était quoi la cinquième sixième septi... dernière bouteille Vivie ? Ah, et du chopping, bien sûr. Je me suis offert un petit haut hyper sexy, qui va parait-il à merveille avec mes yeux... ;)  Tiens, en fait de fringues, j'en suis à plus de 13 kilos de virés. Vous vous rendez compte je vais même bientôt redevenir baisable !! En même temps, comme je n'ai plus la moindre intention de me 'faire baiser' c'est ballot. Sinon je vous informe au passage que la tanière a vraiment failli dégager de la blogosphère. ça faisait déjà quelques temps que j'avais des soucis d'inspiration, mais là en plus je me suis très récemment rendu compte que c'est un truc dangereux, les blogs, finalement. Si si ça je peux vous l'assurer, j'ai testé, c'est même très très très dangereux. Mébon, après quelque hésitation je vais faire une tentative de continuation, avec cependant quelques modifications des règles. Vous voulez savoir lesquelles ? Ben non, vous les saurez au fur et à mesure c'est plus rigolo. D'ailleurs il n'y a pas que les règles de la tanière qui vont être modifiées.

Vous trouvez cette note décousue ? Vous avez raison. Et de toute façon c'est normal, je suis décousue, enfin surtout dedans. Dernière chose, le premier mec pas libre, à quelque degré que ce soit (j'entends par là, au choix : marié, en concubinage, hanté, déjanté (naaaan ça c'est pour la rime), perturbé, emprisé... bah oui le champ s'élargit, à force) qui se pointe à ma porte alors que je n'ai absolument rien demandé à personne, juste sous prétexte qu'il a vu de la lumière, se retrouvera à la seconde pulvérisé au bazooka et donné à bouffer aux rats. Va juste falloir que je demande à mon gardien de remplacer dans les caves les sachets de granulés roses par des croquettes et un peu de lait, et de me garder les petites bêtes, en prévision.

(bon, kisséka mis du TNT dans mon bordeaux hier soir ??)

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samedi 27 janvier 2007

Mes parents, je vous aime tant...

Pendant toute mon enfance j'ai rêvé d'avoir des frères et soeurs. D'ailleurs je me suis défoulée sur les fils de ma marraine, avec qui j'ai passé toutes mes vacances de ma naissance jusqu'à l'âge de 16 ans et que je considérais comme mes frères. Je rêvais d'avoir des frères et soeurs pour partager les jeux, la famille, les bêtises, les cadeaux, les punitions, l'amour, parce que toute petite déjà j'avais envie de donner plein d'amour aux gens. Aujourd'hui je n'ai plus particulièrement envie de partager des jeux ou des bêtises (enfin disons que je n'ai plus besoin de fratrie pour ça ;-) ), aujourd'hui j'ai grandi. Mais qu'est-ce que j'aimerais pouvoir partager l'angoisse de regarder mes parents finir de vieillir et bientôt mourir, la terreur de ce qui peut leur arriver à chaque seconde, la tristesse de les voir malades, dépendants et diminués, la frustration d'être si inutile à les aider à finir de vivre et le poids vraiment énorme d'être toute seule devant leur besoin de moi...

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mardi 02 janvier 2007

Drôle d'exigence

Un ami m'a récemment dit que j'étais beaucoup trop dure avec moi-même -ce n'est pas un bloggeur et il n'avait pourtant pas lu ma note du 30 décembre ;-)-. Bon, le fait est qu'il a probablement un peu raison le garçon. Prompte à reconnaître mes erreurs et mes manquements, à douter de moi, j'ai toujours beaucoup de mal à voir mes réussites et quand je les vois (en général parce qu'on me met la truffe dedans) elle ne sont jamais assez bien ou assez importantes, c'est plus fort que moi je ne peux pas m'empêcher de les minimiser. Et bien sûr, dans le même ordre d'idée je refuse toute excuse à mes échecs. Certes on peut voir ça comme un bon moyen de progresser, mais encore faut-il que ça ne devienne pas pathologique parce qu'alors grand est le danger de devenir un éternel insatisfait. Ce qui est étonnant c'est qu'il n'y a rien dans mon enfance ou mon adolescence qui puisse expliquer ça, mes parents n'ayant jamais rien exigé de moi que je ne puisse réussir. Et que je trouvais souvent le moyen de ne pas réussir, d'ailleurs. Tiens, serait-ce alors justement pour la raison inverse ? Pour essayer de réussir adulte là où j'ai souvent échoué enfant ? C'est peut-être aussi lié à cette quasi viscérale absence de confiance en moi, je ne sais pas. Mais qu'importent les raisons, de toute façon le résultat est là et il est parfois pesant. Pourtant j'essaie de me soigner... La bonne nouvelle, c'est que je suis très égoïste avec ce truc-là, que j'en garde la majeure partie pour moi et que donc je suis beaucoup moins exigente avec les autres qu'avec moi-même. Ouf ! ;-)

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mardi 28 novembre 2006

Le mythe de Sisyphe

Je ne sais pas vraiment à quel âge j'ai commencé à ressentir le vide de ma vie. Assez tôt sans doute, avec un regard vite dessillé sur les attentes d'une sorte de pure humanité enfantine. Puis plus tard, quand certains de mes rêves et de mes désirs les plus importants se sont effilochés comme les déchirures d'espoirs piétinées d'acide et corrosive réalité plus ou moins tordue. Je m'en veux parfois d'être un peu trop souvent en prise avec la douleur des autres. Mais je suis comme une éponge... Alors j'ai commencé à éprouver le besoin d'emplir ce vide. Après tout, la nature a horreur du vide n'est-ce pas ? Je l'ai empli de tant de façons différentes, ce vide intersidéral qui continue à creuser ma vie. Je suis une affamée. Et à défaut de bonheur je me suis mise à dévorer la terre, je suis devenue boulimique. Oh ça ne se voit pas, j'ai même réussi à passer trois ou quatre ans dans le mannequinat (la nature ayant eu la générosité de m'offrir d'un côté ce qu'elle s'est ingéniée à me refuser de l'autre) avant de fuir la noirceur de cette partie de l'âme humaine. Je ne me rends pas malade non plus, rassurez-vous, je gère, enfin la plupart du temps, j'alterne, parce que quand je suis heureuse j'oublie de remplir un vide que je ne ressens plus. Bref. Tout ça pour dire qu'il devient de plus en plus difficile de s'accepter tel que l'on est avec le temps, d'accepter nos fissures et nos pitoyables tentatives de les combler, quelles qu'elles soient. Je mange je m'affame, je mange je m'affame... J'ai une énorme pensée pour tous les boulimiques de la vie et de la terre, parce que ça ne sert à rien finalement, le vide ne se remplit jamais, on ne remplit que nos illusions et surtout une enveloppe que l'on a pourtant si souvent envie de détruire, ce qui n'est ma foi pas si éloigné. Bon, tout ça pour dire quoi ? Ah oui. Je crois que le bien-être du corps ne peut commencer nulle part ailleurs que dans sa tête. Et le bien-être de la tête ne peut commencer nulle part ailleurs que dans le corps, zut spa gagné cette histoire. Mais bon an mal an, au fil du temps, j'y arriverai. De ce stupide et incontrôlable besoin de remplissage, beaucoup trop continu ces deux dernières années et surtout depuis que j'ai momentanément cessé de travailler, j'ai au jour d'aujourd'hui réussi à en vaincre un tout petit peu plus de la moitié. Arf, davantage en réalité car il y a des rechutes et des pas en arrière, mébon petit à petit j'y arrive. Je ne sais pas si ça changera mon regard sur moi quand j'y serai arrivée, ce regard sans concession que toutes les insultes ou les critiques du monde tous domaines confondus ne pourront jamais égaler dans la dureté, mais au moins j'aurai essayé, même si je suis parfaitement consciente que mon appréciation du moi physique et esthétique (au passage, parents et surtout amis de filles adolescentes pas trop laides, s'il vous plaît ne les baignez pas dans ce regard superficiel et si stérile de leur être, elles sont tellement plus que ça avant de commencer à vous croire) n'a aucune importance par rapport au reste de soi et ne changera rien au vide ressenti à l'intérieur et qui va bien au-delà. Mais ça vaut le coup d'essayer n'est-ce pas ? Mais merde, que c'est difficile...

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jeudi 23 novembre 2006

Confession sans mea culpa

Il paraît que j'ai un sale caractère. C'est tout à fait possible, même si tout dépend de ce que l'on met dans la définition d'un sale caractère. Mais une chose est certaine je n'ai pas un caractère facile. Je n'aime ni l'hypocrisie ni le mensonge, je n'aime pas la fermeture d'esprit, je n'aime pas la prétention, ni l'égoïsme, je n'aime pas la mauvaise foi, et j'exècre l'injustice et l'intolérance. Cependant si la nature m'a donné une facilité certaine pour exprimer mes opinions quelles que soient la manière et la situation, elle a je crois oublié de m'équiper du mode sourdine. Je suis instinctive, je dis ce que je pense je ne peux pas m'en empêcher (et clairement je n'en ai pas envie), que ce soit pour faire savoir que j'aime ou bien au contraire que je n'aime pas. Mais je suis aussi fragile, fracturée, assez sauvage et souvent à fleur de peau. Je suis entière, confiante, il est extrêmement facile de me blesser et quand je suis blessée je mords, parfois brutalement. Je peux être très rancunière dans certaines circonstances (j'en ai d'ailleurs fait un billet je ne vais pas le recommencer), mais je suis aussi d'une fidélité absolue et sans limite vis-à-vis des personnes que j'aime vraiment ; et je suis capable d'aimer très très fort, et pour l'éternité. En un mot je suis chiante, et je crois qu'il est trop tard pour me changer.

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lundi 04 septembre 2006

Comme un petit morceau de soi...

On m'a récemment dit, enfin plutôt écrit, que j'étais une frustrée de la vie et qu'il était normal que je sois seule. Bon, la personne en question a à sa décharge le fait que je venais de la virer pour la seconde fois de ma tanière. Qu'importe, indépendamment du fait que je n'ai strictement rien à faire de l'opinion de cet énergumène très largement déséquilibré (j'aurais même au contraire tendance à prendre ça pour un compliment, c'est lui plaire qui serait inquiétant) et n'ayant jamais eu aucun problème pour reconnaître mes erreurs ou me remettre en question le cas échéant, j'ai réfléchi à la tirade. Suis-je une frustrée de la vie ? Ben non, je ne crois pas. Certes il y a des choses qui me manquent (dont la plus importante, vous le savez, des enfants, ça restera à jamais pour moi une profonde fêlure) et je ne suis pas particulièrement satisfaite de ma vie jusqu'à maintenant loin de là, mais que ceux ou celles à qui il ne manquent absolument rien et qui se roulent béatement dans l'autosatisfaction lèvent la main, à mon avis il ne va pas y avoir foule. Oui j'ai un mal de chien à retrouver un job, mais j'ai maintenant clairement identifié les obstacles qui me pourrissent la vie (et contre lesquels hélas je ne peux rien) et défini les rares petits chemins qui s'ouvrent encore devant moi alors tout n'est pas perdu (elle y croit elle y croit elle y croit elle...). Quant au fait que je sois seule, j'avoue que par moments je sais pourquoi et à d'autres non. Par exemple je sais pourquoi quand je vois à quel point on peut être mal accompagné(e) ; je l'ai été aussi et pour rien au monde je ne voudrais revivre ça, j'ai failli en mourir -psychologiquement et réellement, 'il' ayant essayé de me tuer au cours de crises de démence alcoolique. Et puis avec le temps il faut bien avouer que l'on est de plus en plus exigeant, et de moins en moins enclin à faire certaines concessions. Mais on devient aussi plus cool sur certaines choses, alors l'un dans l'autre (si je puis dire, mouarf), est-ce que c'est vraiment plus difficile ? Il est certain que plus on avance en âge et moins il y a de personnes libres et j'ai décidé de ne plus perdre mon temps avec des hommes mariés ; ce sont des allers directs pour les larmes et les murs dont je ne veux plus, mébon faut reconnaître que les refuser limite quand même pas mal les tentatives. Et puis je ne suis pas si facile à vivre que ça. J'ai un fichu caractère entier, spontané et volcanique qui n'est pas toujours de tout repos au quotidien. J'ai autant besoin de liberté que de tendresse, et de répondant en face de moi que de sérénité. De mon passé jalonné de beaucoup trop nombreuses rencontres masculines et histoires avortées j'ai retenu une certaine connaissance des hommes et de leur "fonctionnement" qui me rend souvent un peu trop lucide et brise parfois les embryons de rêves, mais au-delà des crasses que l'on m'a faites pourtant maintes fois j'ai réussi à garder espoir en quelque chose de différent et de bon se trouvant forcément quelque part devant moi...

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Ma Photo

juillet 2008

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