Ils adorent les caresses

lundi 07 juillet 2008

Recette du bonheur ? Mouais...

En ce jour ô combien béni de l'anniversaire de naissance de mon ô combien précieuse et exaltante existence (hum...), voici la synthèse d'un texte que m'a récemment envoyé mon blogami Thierry, et qui est supposé nous faire réfléchir sur notre manière d'envisager le bonheur. Je l'ai raccouci et résumé car il est à l'origine un peu long, mais j'en ai respecté l'idée. Idée devant laquelle je suis très mitigée je vous dirai pourquoi à la fin du texte, mais je suis curieuse de connaître votre propre avis sur la question.

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure 'après', après la réalisation de nos attentes et de nos espoirs. Mais 'après' on se sent frustré, parce que nos attentes et nos espoirs en ont engendré d'autres, et l'on pense que notre vie sera meilleure et plus complète un peu plus tard, encore un 'après'. Et l'on repousse à toujours plus tard le sentiment d'être heureux et satisfait de notre vie... La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer, d'obstacles à surmonter et de problèmes à résoudre. Mais ces obstacles et ces problèmes sont justement la vie. Il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur, le bonheur est le chemin. Ainsi passe chaque moment que nous avons, il nous suffit de le partager avec quelqu'un de spécial et de se rappeler que le temps n'attend pas. Le bonheur est une trajectoire et non pas une destination, il suffit d'apprécier chaque petit moment et de le considérer comme l'un des meilleurs moments de sa vie pour être heureux.

Soit. C'est pour moi le genre de texte facile et bateau comme il en circule pas mal un peu partout. Pas faux dans l'idéal bien sûr, et très beau dans la théorie, mais à mon sens largement irréaliste. Parce qu'il est dans la nature de l'être humain de se projeter dans l'avenir, il en a un besoin viscéral pour vivre ; comment exister sans rêves et sans projets ? J'ai déjà parlé du "carpe diem" dans mes tanières, un beau principe de vie dans l'absolu mais difficile et parfois impossible à pratiquer dans la réalité. Parce qu'ils ne sont pas toujours si fréquents que ça ces instants où pendant quelques secondes nous sommes conscients de notre bonheur, où nous avons l'impression de le toucher de l'âme et du coeur, il y a même des périodes où ils sont inexistants. Alors il faut bien faire avec le reste, avec nos désillusions présentes et avec nos projections dans l'avenir, avec nos attentes et nos espoirs ; sous peine de ne plus trouver aucun intérêt à la vie. Attention je ne prêche pas non plus le pessimisme et l'apitoiement sur soi-même en continu, je dis juste qu'entre ça et ce que prône ce texte il y a tout un échéancier de nuances dans notre capacité à nous réjouir de l'instant présent. Et que l'on a aussi le droit de ne pas l'apprécier, ce présent, et croire en un meilleur avenir, sans pour autant être considéré comme incapable d'être heureux. Cela dit il est parfaitement exact que chaque instant est unique et ne reviendra jamais, et qu'il vaut quand même mieux, si possible, essayer de ne pas trop le rater...

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lundi 23 juin 2008

Vides

La maison se vide petit à petit, un boulot titanesque s'il en est mais qui finit par voir sa fin. Ouf, ou pas d'ailleurs, mais peu importe de toute façon je n'ai pas le choix. Quand tout sera terminé je pourrai passer à autre chose (la mort dans l'âme mais bon), et vraiment travailler parce que depuis plus d'un an ce n'est pas terrible de ce côté-là ! Resteront les problèmes liés à la survie de mes parents, mais c'est la vie. Ou la "non vie", quand on regarde de leur côté... Resteront aussi mes souvenirs. Que je n'ai pas l'intention de cultiver, juste de garder dans un petit coin de ma tête et de mon coeur. Parce que nos vies sont faites de ça, n'est-ce pas, de nos souvenirs, qui nous permettent de nous faire ce que nous sommes et de regarder vers notre avenir, à supposer que nous en ayons un...

La "vieille femelle sans descendance" que je suis (voir certain commentaire du billet précédent), vide elle aussi, va tenter de relever la tête et de continuer. Continuer quoi elle n'en sait rien, mais elle le saura peut-être un jour. Peut-être. Dire qu'elle n'aura que 49 ans dans quelques jours, et que grâce à certaines personnes elle finit par avoir le sentiment d'être une octogénaire complètement finie et décatie, tout juste bonne à prendre des coups et à jeter à la poubelle des Hommes. Et des hommes, sans majuscule.

Alors elle rêve, d'ailleurs et d'envols...

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dimanche 25 mai 2008

H - 36

Mon timing est de plus en plus serré. Je quitte définitivement la maison le 1er juillet et j'ai encore tellement de chose à y faire, que ce soit du vidage, du vendage, du jetage, du donnage, ou encore du relookage pour les meubles que je veux garder -d'ailleurs à ce sujet p'tain quel boulot !-. Bref je n'arrête pas quand j'y suis, et j'y suis très souvent, je vire ou range plein de choses et pourtant j'ai l'impression qu'il en reste toujours presque autant à virer ou à ranger ; euh... vous croyez que ça existe la génération spontanée chez les meubles ?? On dirait que dès que j'ai le dos tourné ces idiots font des (gros) petits, pffff...

Je vous quitte avec une phrase qui me parle particulièrement en ce moment et que je vous laisse commenter si vous en avez l'envie et le temps. Bisous à tous...

"Avec le choix vient la culpabilité, on ne peut pas y échapper"

015 Premières roses de ma pampa cette année, je les trouve très jolies et toutes craquantes de fragilité. Il y en aura d'autres, d'une autre couleur, mais elles sont encore en tout petits boutons.

(promis bientôt je reviendrai à des photos moins personnelles et moins chargées d'émotion, sisisi promis ! ;) )

samedi 19 janvier 2008

"La vie est bien trop courte pour ne pas dire à quelqu'un qu'on l'aime" (entendu récemment je ne sais plus trop où, je crois tout bêtement à la télé)

Oh que oui ! Mille fois oui, j'en prends de plus en plus conscience ; pffff, je dois vraiment vieillir... Résultat, depuis quelque temps je passe mon temps à dire aux gens que j'aime que je les aime. Vous croyez que je vais finir par les gaver ? Oui, peut-être un peu, quand même... ;-))

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lundi 31 décembre 2007

Une très belle nouvelle année...

... à tous mes amis de blog. Je vous souhaite le meilleur que vous puissiez espérer, ou même recevoir sans l'avoir espéré, comme des cadeaux inattendus tous domaines confondus. Et je vous offre la lecture de ce magnifique texte, sur lequel je suis très récemment tombée et qui à l'origine a été découvert en 1692 dans une vieille église de Baltimore. Vous connaissez tous mon absence totale de croyance en quelque religion que ce soit, mais ce texte m'a époustouflée tant il est à la fois beau, simple et plein de bon sens. L'auteur en est inconnu, le titre est Désirs :

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toute personne. Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain et vaniteux. Il y a toujours plus grand et plus petit que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux, et partout la vie est remplie d'héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers ; pas moins que les arbres et les étoiles, vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention, et tâchez d'être heureux.

52037_wallpaper280Je suis un poil en avance pour la nouvelle année mais je pars tout à l'heure dans ma pampa et je n'aime pas beaucoup les notes programmées, je trouve ça trop "déspontanéisé". Je reviens mercredi.

Gros bisous à toutes et tous.

jeudi 13 décembre 2007

Un titre ? Ben non

Du même auteur et puisé dans le même livre que la phrase du billet précédant : "L'éternité n'est qu'une longue suite de 'maintenant'. Et il est bon de vivre un moment à la fois, sans trop se soucier du passé et du futur".

Je le constate tellement en ce moment, même si ce n'est décidément pas toujours simple à mettre en pratique. Mais nom d'un chat, pourquoi donc ma vie amoureuse est-elle depuis toujours si compliquée ? Serait-ce moi qui la complique autant ?? Pfffff...

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samedi 08 décembre 2007

Passé, PRESENT et futur...

"Je pense qu'il est bon de s'efforcer de vivre un moment à la fois, sans trop se soucier du passé ni du futur"... Nicholas Evans, "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux".

Nom d'un chat c'est tellement vrai, dommage qu'il soit parfois si difficile de s'en souvenir et surtout, surtout, de le mettre en pratique. Mais j'adhère, même si ça va à l'encontre de ma manière de pensée qui, hélas, a tant besoin de se projeter et de s'affirmer dans l'avenir pour avoir l'impression d'exister...

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jeudi 13 septembre 2007

Aléatoires amitiés

Depuis que je suis avec mon Lui je n'ai pas pu faire autrement que de constater l'éloignement de quelques-uns de mes amis ou copains masculins. Comme si le fait que je ne sois plus "sur le marché" m'enlevait tout intérêt... L'homme est-il donc à ce point un prédateur pour la femme ? En même temps le fait d'être avec mon Lui m'apporte justement d'autres débuts d'amitiés donc ça s'équilibre, et là il ne peut y avoir aucune ambiguïté puisque je suis dès le départ présentée comme sa compagne, les liens susceptibles de se former sont donc parfaitement purs et désintéressés. Certes j'étais seule et enchaînais les histoires foireuses les unes après les autres depuis longtemps, mais pourquoi se détourner de moi maintenant que je suis enfin heureuse ? 'Ils' se désolaient pour moi de mes échecs et me consolaient des méchants en s'indignant de leur comportement à mon égard, maintenant ils me boudent ; quelle logique... Bon, ce n'est heureusement pas non plus la majorité de mes amis, mais je suis tout de même un peu attristée par le comportement de trois ou quatre d'entre eux. Comme quoi la polémique sur la possibilité/impossibilité d'amitié entre hommes et femmes est bien réelle dans certains cas... Et bien tant pis, je me passerai d'eux et je me dis qu'ils n'étaient finalement pas tant des amis que ça. Et puis surtout mon Lui et la magie de ce que nous vivons ensemble sont mille fois plus importants ! Alors au diable les vilains machos jaloux et possessifs  ;-)

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jeudi 02 août 2007

Emerveillement et respect

Suite à mon précédent billet, une réflexion s'est installée dans ma petite tête. Je vous rappelle que l'idée, sous forme de phrase de Nicolas Hulot, est la suivante, "L'émerveillement est le premier pas vers le respect". Indépendamment du fait que venant de lui cette phrase est forcément essentiellement liée à la nature, certains de vos commentaires m'ont donné à réfléchir. Certes elle est archi vraie vis à vis de la nature, là pas de tergiversations possibles. Mais je l'avais sur le moment prise comme argent comptant pour tout le reste, et là c'est quand même moins évident. Cela dit il parle de "premier pas", pas d'exclusivité. Mais bon du coup je m'interroge (et merci de cette réflexion induite par certaines de vos réponses), l'émerveillement est-il nécessairement lié au respect, et peut-on systématiquement respecter chaque être humain ?

Et bien je crois que non. Pour les deux questions. En tout cas en ce qui me concerne. Que l'émerveillement mène au respect ne fait pour moi aucun doute, mais je pense que l'on peut respecter des choses, ou des personnes, sans pour autant être obligatoirement émerveillés par elles ; donc que l'émerveillement n'est pas indispensable au respect, et finalement heureusement. Par ailleurs, et là je réponds tout particulièrement à Sulak et à Viesecrète (toutes les deux visiblement bien plus généreuses que moi ;) ), je crois qu'il est difficile de respecter tout individu sans exception. Il y a des personnes que je suis, je l'avoue, incapable de respecter. Je n'ai par exemple jamais respecté mon ex patron, c'est même quelqu'un que j'ai carrément profondément méprisé durant des années, pour tout un tas de raisons notamment son propre non-respect d'office des autres, son égocentrisme et son attitude révoltante vis à vis de tout ce qui (et "tous ceux qui") ne pouvai(en)t rien lui rapporter. Je suis aussi parfaitement incapable de respecter les pédophiles, les tueurs, les violeurs, les trafiquants d'enfants. Ce sont pour moi des personnes qui ne méritent que le mépris -indépendamment de la punition légale quand par bonheur ils se font chopper-. Je suis peut-être dure, ou psychorigide, mais je ne peux pas respecter mon pire ennemi. Certes je n'ai pas systématiquement besoin d'admiration pour respecter quelqu'un (quoique, l'admiration peut tout simplement se loger dans l'amour, ou l'amitié, dans l'appréciation d'une personnalité, nul besoin de faire bouger les montagnes ou d'être une star pour provoquer l'émerveillement), mais il y a définitivement des êtres malfaisants que jamais je ne pourrai respecter, que je refuse avec énergie de respecter. Et non seulement j'en suis parfaitement consciente, mais je tiens à continuer de penser ainsi. Ben vi je sais, j'ai un caractère pas forcément facile ! Mais qui heureusement plait à mon Lui d'amour alors tout va bien ;)

Et merci à Sulak et à Viesecrète d'avoir provoqué ce questionnement et cette intéressante réflexion ;-)

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mardi 31 juillet 2007

Hop, un petit peu de philosophie

Coucou tout le monde ;)

Je pars dans ma pampa jusqu'à demain, et vous laisse avec une pensée entendue je ne sais plus où, que j'aime beaucoup : "L'émerveillement est le premier pas vers le respect"... cette phrase me 'parle' énormément, et vous ?

Et pour finir une photo, faite de mes petites mains, prise dans un superbe jardin près de chez moi où je suis allée la semaine dernière avec mon Lui d'amour. Joli non ?

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jeudi 28 juin 2007

J'admire...

Il y a un certain nombre de choses que j'admire profondément chez l'Homme, enfin disons plutôt chez certains Hommes (la majuscule parce que bien évidemment je parle là de la race humaine, donc des hommes et des femmes) : le courage, la volonté, la ténacité, l'abnégation, le dépassement de soi-même (comment ça tout ce que je ne suis pas capable de faire moi-même ?? Là vous êtes durs... réalistes mais durs kanmême, mais bon je vous pardonne, parce que vous avez raison ;) )

J'admire ceux qui ont le courage et les tripes d'aller au bout de leur passion, de tout faire pour réussir ce qui leur tient à coeur, qui ne baissent jamais les bras, ou alors juste pour les relever juste après -paske parfois ça file des crampes, hein, de garder en continu les bras levés !-. J'admire les artistes, quels qu'ils soient et que je sois ou non en phase avec leur art. J'admire les danseurs, c'est un travail de folie ; les musiciens, les peintres, les écrivains, les créateurs d'entreprise... j'admire les gens qui vont au bout de leurs rêves. Parce que ça demande un courage énorme, une patience infinie et une gigantesque dose de vaillance et de persévérance.

(billet écrit dans l'instant, totalement sous impulsion, entre deux envois de plaquette)

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jeudi 21 juin 2007

Fichues natures

Je suis depuis longtemps passionnée par la génétique. Dommage que je n'ai jamais été attirée par les études supérieures, ou insuffisamment intelligente pour en suivre, mais le résultat est là je n'ai pas poussé au-delà du Bac.

La génétique me passionne, ce qui se passe entre un spermatozoïde et un ovule, les résultats des mélanges de caractéristiques physiques et psychologiques entre deux êtres. Et puis ensuite nos vie nous modèlent et nous orientent, on devient plus si ou davantage ça. Et aujourd'hui je me demande pourquoi je suis autant impulsive, spontanée, sincère, impatiente, grande gueule, en gros assez extravertie, et pourquoi ces quelques caractéristiques me pourrissent-elles autant la vie. Pourquoi est-ce que je ne peux jamais rien cacher, ni refreiner (ou si peu), et pourquoi est-il aussi difficile d'aller contre sa "nature" ? Et puis elle est quoi cette nature d'abord, juste un mélange de gènes remontant à des générations ? Quelque chose de bien plus subtil et que l'on se fabrique inconsciemment au fil de notre vie ?

Je n'aime pas ce que je suis, ma "nature" me joue sans arrêt des tours pendables vis à vis des gens qui m'entourent, et particulièrement vis à vis de ceux qui me tiennent à coeur ; je fais peur à tout le monde. Mais nom d'un chat, où donc se trouve la recette, ou le bouton, pour changer et enfin devenir ce que les autres voudraient que l'on soit ?? Si je croyais à la réincarnation, je rêverais de renaître un jour caméléon...

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jeudi 07 juin 2007

Je t'aime moi non plus

Depuis maintenant quelques temps je m'interroge sur la notion d'amour. De relation amoureuse. Comment sait-on que l'on "aime" quelqu'un ? J'ai tellement cru aimer, j'ai pris tant de baffes et je m'en suis toujours remise, alors je finis par me demander si j'aimais vraiment ou si mes guérisons sont juste une question de force de caractère et d'instinct de survie. Le seul homme que je suis absolument certaine d'avoir aimé c'est lui. Pourtant j'ai connu beaucoup, beaucoup d'hommes après lui, beaucoup trop d'ailleurs, et j'ai cru en aimer certains ; était-ce vrai ? ou une simple projection de mon éternel besoin d'être aimée et d'avoir une vie "normale" ? Je fais partie des personnes qui ne se sentent pas vivantes si elles ne sont pas amoureuses, alors je crains que ça ne fausse un tantinet la réalité. Je suis même capable d'aimer des hommes qui ne m'aiment pas, ce qui est très exactement le cas aujourd'hui. Enfin quand je dis qui ne m'aiment pas je veux dire qui ne sont pas amoureux de moi, ils m'aiment bien quand même hein...

Un amour en chasse un autre c'est bien connu. Mais si justement aucun n'était un véritable amour ? Ou si rarement ? Je vis en ce moment une histoire avec un homme dont j'ai le sentiment d'être amoureuse, mais qui lui est amoureux d'une autre femme depuis plusieurs années -d'où la relation compliquée dont j'ai déjà parlé-. Une femme pas libre donc un amour voué à l'échec en ce qui le concerne, mais le fait est là. Il est adorable avec moi quand on se voit (rarement hélas, 160 km nous séparent), mais je n'ai absolument aucune idée de la place que j'ai dans son coeur. En ai-je d'ailleurs une ? Il est en plus tellement introverti que personne ne sait ce qu'il pense, pas même ses meilleurs amis ou sa soeur préférée. Bref, j'oscille en continu entre mon instinct lié à mon besoin de l'aimer, parce que c'est comme ça, ça ne se commande pas, et qu'il en vaut vraiment la peine je vous assure que c'est quelqu'un de génial, et ma peur de me gameller une fois de plus s'il ne finit pas par partager un jour ce que je ressens. Ou crois ressentir ?

Pourquoi donc est-ce si simple pour certains d'entre nous, et si compliqué pour les autres ? Peut-on dire que l'on a ou pas droit à l'amour ? Pourquoi certains sont-ils si facilement "aimables" et d'autres, dont je fais partie, non ?

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Photo empruntée à Laurent, un blogami photographe de grand talent. Je lui ai demandé sur son blog s'il ne voyait pas d'inconvénient à ce que j'utilise ce superbe cliché qui je trouve va à merveille avec le thème de mon billet, mais je n'ai pas attendu sa réponse, mea culpa. Laurent, si tu souhaites que je retire ta photo dis-le moi sans hésitation.

samedi 26 mai 2007

A chacun sa planète ?

Je ne suis pas du tout partisante du bouquin de John Gray "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", bouquin que j'ai lu il y a quelques années et auquel je n'ai pas du tout adhéré : trop facile, trop simpliste, trop réducteur, trop commercial ('scusez Mr Gray si vous passez par là, c'est mon avis et ça n'engage que moi ;) ).

Cela dit cet homme a mis le doigt sur un fait évident, qui est que les hommes et les femmes ne fonctionnent pas du tout, mais alors pas du tout de la même façon. En même temps, ce n'est pas un scoop. Les réflexes sont différents, les réflexions sont différentes, les intérêts de couple sont différents, ainsi que les analyses des choses de la vie. Sans parler du côté physiologique et 'cérébral' (ou pas) des relations, qu'elles soient amicales, professionnelles ou amoureuses. Et pour s'appesantir sur ces dernières, d'où la difficulté de vivre à deux, ne serait-ce qu'à s'aimer et surtout à s'accepter sans se prendre la tête plus que nécessaire. Certes ce billet est né de ma réflexion liée à la relation compliquée que j'ai en ce moment avec un homme TRES compliqué. Mais finalement n'est-on pas presque toutes et tous logés à la même enseigne ? Plus ou moins puissamment bien sûr, tout dépend de la personne que l'on a en face de soi. Mais bon, globalement, ce n'est quand même pas facile cette histoire de rapports amoureux... non ? Ou bien c'est moi qui suis définitivement trop bizarre, et qui fiche les jetons aux hommes par ma personnalité et mon caractère, ce qui est tout à fait possible. Alors bravo à celles et ceux qui parviennent à s'entendre, amoureusement parlant, parce que je crois que ce n'est vraiment pas si évident ; il faut une dose d'amour et de générosité énorme, et une attention de tous les instants. Mais le problème est que ça ne suffit pas, parce que ça je sais le donner, et depuis longtemps... Nom d'un chat, je fiche à ce point les miquettes aux hommes ??... ;-)

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lundi 09 avril 2007

Ah l'amûûûûr...

Il y avait longtemps que je n'avais pas parlé d'amour. Trois, quatre ou cinq semaines ? ;)  L'amour fait partie de ma vie, ou plutôt de ma façon de vivre. Sans amour je me sens tellement isolée, inutile, presque perdue. J'ai besoin d'aimer et d'être aimée comme d'autres ont besoin de respirer. Sinon je ne vis pas, je survis, ce qui est totalement différent. Certes je sais vivre seule, et je m'en débrouille d'ailleurs plutôt bien, mais ce besoin d'aimer et d'être aimée en retour reste vissé à mon coeur et à ma tête ; je vis, mais je ressens un manque immense.

Je fais partie des personnes qui pensent que l'on peut aimer plusieurs fois dans une vie. Pas forcément de la même intensité, mais je suis souvent tombée amoureuse. A aujourd'hui mon plus bel amour est conté ici. Bien sûr j'ai ré-aimé ensuite, mais jamais à ce point, jamais avec cette totale communion des âmes et des corps. J'ai connu beaucoup d'hommes dans ma vie, beaucoup trop. Beaucoup de nuls bien sûr, sur le nombre c'est obligé, et j'aurais quand même tendance à penser qu'en ce qui me concerne ils sont en majorité parce qu'on m'a fait beaucoup de vacheries et laissé beaucoup de cicatrices, mais j'ai aussi rencontré des types vraiment bien. Avec qui ça n'a pas fonctionné, pour X raisons, caractères qui ne s'accordent pas, toussa. J'ai aussi souvent rompu, parce que je n'étais pas suffisamment amoureuse. Je veux dire que je ne suis pas 'que' une victime, j'ai aussi décidé de partir un certain nombre de fois, même si finalement je crois que j'ai davantage été quittée que j'ai moi-même quitté. Ma vie amoureuse est un gigantesque pataquès depuis le début, mais je ne peux pas m'empêcher de continuer à y croire, à croire qu'un jour je serai heureuse dans ce domaine, et pour le plus longtemps possible même si justement dans ce domaine l'éternité n'existe pas. Certes je suis devenue méfiante, un poil sauvage et terriblement fragile. J'ai souffert, beaucoup, je me protège et je pense que c'est normal. Mais j'y crois, tout au fond de moi, je continue à y croire profondément.

Et si vous avez envie de m'envoyer des ondes positives à ce sujet n'hésitez pas ; je viens de démarrer une histoire pas facile et très fragile mais que j'aimerais tellement réussir. Suis-je amoureuse ? Je ne sais pas, c'est trop tôt, et à force je finis par ne plus trop savoir ce que veut dire être amoureux. Tout ce que je sais c'est que cet homme me plaît. Vraiment. Et qu'il ne ressemble à personne, je veux dire que je n'ai encore jamais été confrontée à ce genre de caractère et de personnalité très spéciale. D'où mon désir d'apprendre la patience...

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mardi 03 avril 2007

Chronique impatience

Patience :

  • qualité qui fait qu'on persévère dans une activité, un travail de longue haleine, sans se décourager.
  • qualité, disposition d'esprit de celui qui sait attendre, en gardant son calme.

(définitions du Petit Robert)

Une petite note que j'ai envie de faire depuis longtemps, sans que les mots pour la concrétiser n'aient jamais eu la gentillesse de s'offrir à moi jusqu'à aujourd'hui. Je ne suis pas patiente. Pas le moins du monde. Dès que quelque chose a pour moi de l'importance, je veux tout et tout de suite. D'où ma très fâcheuse et désastreuse habitude de foncer tête baissée... dans les emmerds et les galères. Je ne sais pas attendre, je ne sais pas garder mon calme en cas d'attente obligatoire, je ne sais pas être sereine, ou si peu. Quand il s'agit de choses matérielles j'ai au fil du temps appris à savoir attendre, ça c'est encore facile. Pour certaines autres choses j'arrive tout juste à persévérer quand je n'ai pas le choix, par exemple ma recherche d'emploi. Et pourtant si vous saviez comme c'est parfois difficile... Mais dès qu'il s'agit de ma vie personnelle la difficulté se transforme en torture et se multiplie par 10. Et là ça devient un Everest à gravir en talons aiguilles, une traversée de désert avec une seule gourde d'eau, une descente en apnée tout au fond du plus profond des océans. C'est un travail seconde après seconde sur moi pour ne pas lâcher prise, pour garder espoir et confiance en moi (confiance en moi qui, vous le savez, n'est déjà à la base pas mon plus solide atout), pour refreiner mon impulsivité naturelle et mes envies, pour essayer de réfléchir avant de foncer dans ce qui m'amènerait droit dans le mur justement par faute de patience, ou par précipitation ce qui revient exactement au même. Toute ma vie passée témoigne de ma quasi incapacité à savoir attendre 'patiemment', calmement, sans me torturer, sans douter de tout, de tout le monde et de ceux qui justement me demandent d'être patiente, et surtout de moi ; parce que j'ai beaucoup de mal à me dire que si l'on me demande d'être patiente, ce n'est pas forcément parce que l'on ne veut pas de moi...

J'espère sincèrement que j'y arriverai un jour, en tout cas j'essaie, vraiment. Et en ce moment c'est là où presque toute mon énergie se concentre.

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mardi 27 mars 2007

Encore un petit hommage

Presque comme une suite à la note précédente, mais juste parce que je vais encore parler de la vie. Et de l'importance de savoir se remettre en question, de s'excuser si besoin, et de pardonner. Surtout de pardonner (en d'ailleurs totale opposition avec le billet que j'ai un jour fait sur ma puissante capacité d'être rancunière).

Il y a quelques personnes avec qui je me suis fâchée sur mes blogs, et le mot est faible, que voulez-vous j'ai un foutu caractère entier et à l'emporte pièce et j'ai toujours eu du mal à mâcher mes mots. Il y a un homme que j'ai même insulté, et à plusieurs reprises parce que malgré mes "chassages" il revenait quand même dans la tanière, la première fois date de mon premier blog. J'ai dit des choses très dures sur lui, en public et par mail, il n'a pas été tendre non plus avec moi, il a même fini par me faire vraiment peur. Mais dernièrement on a renoué un contact, je devrais dire Il a renoué le contact, il a eu ce courage et je le remercie pour ça, et j'aime ce contact. Il traversait probablement une mauvaise période quand on s'est embrouillés, et moi aussi, et l'on s'est profondément, méchamment et violemment heurtés. Je découvre aujourd'hui quelqu'un de doux et de très sensible, de généreux et d'émouvant, quelqu'un que j'aimerais vraiment avoir pour ami bien que l'on vive plutôt loin l'un de l'autre. Je ne donnerai pas le lien de son nouveau blog car il tient à le garder le plus secret possible. Mais F., merci d'être revenu vers moi, ça n'a pas dû être facile. Finalement je te connais peu mais je sais que tu es quelqu'un de bien, de vraiment bien, de profond, tu as un grand coeur et je suis fière de te "connaître".

Encore l'une de ces belles surprises que la vie nous offre parfois, même si à d'autres moments elle nous envoie tête baissée droit vers des personnes qui semblent honnêtes et qui finalement nous font beaucoup de mal.

Alors en petit cadeau pour lui une photo de moi toute petite, je devais avoir 4 ans 1/2 et c'était un matin de Noël. J'étais entourée de mes cadeaux que je découvrais petit à petit, et là visiblement j'essayais de nouvelles chaussures ;-)  Etrange sélection des souvenirs, je me rappelle très bien cette robe de chambre...

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lundi 26 mars 2007

Cadeau de vie

C'est étrange, parfois la vie nous fait une vacherie, enfin ce que l'on ressent sur le moment comme une vacherie ; et qui en est une d'ailleurs mais là n'est pas le sujet. Et puis l'on se rend compte ensuite que la soi-disant vacherie nous permet d'être disponible pour vivre, après, quelque chose de superbe, d'infiniment plus beau que ce que l'on aurait vécu sans la vacherie qui se transforme alors en véritable cadeau. Et l'on se dit que non seulement on l'a échappé belle et on a envie de remercier l'origine de la vacherie, mais qu'en plus sans elle on serait passé à côté de quelque chose de magnifique.

Finalement, il y a des moments où je ne serais pas loin de croire au destin... ;-)

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mardi 20 février 2007

Si...

S'il y a un mot, ou plutôt une conjonction, que l'on rejette totalement (surtout quand ce sont les autres qui l'emploient, ça nous permet entre autre de nous dédouaner ;-) ) mais que cependant l'on utilise à tout va et souvent sans même s'en rendre compte, c'est bien "si". "Si", le seul mot de toute la communication humaine qui couvre tous les temps à lui tout seul : pensé au présent, conjugué au conditionnel, évoquant le passé et prétendant modifier le futur. Et pourtant, comme il ne sert à rien ce petit mot, à part nous torturer et exacerber d'hypothétiques regrets. Plus inutile qu'un "si" ça n'existe pas, en tout cas pas tant que l'on ne pourra pas voyager dans le temps ce qui ne me paraît tout de même pas pour tout de suite. Alors pourquoi fait-il autant partie de notre pensée ? Pourquoi cette nécessité d'imaginer ce qu'aurait été notre chemin de vie 'si' on avait agi autrement ? Et on a beau essayer d'être raisonnable et de s'empêcher d'y penser ça ne fonctionne presque jamais, on s'empêtre dedans, on joue avec et on le fait roucouler comme une colombe à moitié déjantée. On a besoin de nos "si", on a besoin d'imaginer nos potentielles autres vies.

Je termine ce court billet par une phrase d'anthologie tirée de "La guerre des boutons", célèbre et merveilleux film d'Yves Robert réalisé en 1962 : "Si j'avais su j'aurais pas venu"...

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lundi 19 février 2007

En-vie

Il y a parfois des phrases, des pensées, qui entrent dans notre tête complètement par hasard et y restent, s'y installent comme une aura de vérité, un éclat d'évidence. Entendu hier dans un film : "Quand on a de la peine, quand on est humilié(e), quand on a des envies de meurtre, la meilleure des revanches est de réussir sa vie".

Et je peux vous assurer que j'ai bien l'intention de réussir ce qui reste de la mienne...

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jeudi 08 février 2007

... les petites marionnettes

De récents événements personnels m'ont poussée à m'interroger sur la manipulation. On a tous dans son entourage des personnes manipulatrices. Parfois c'est sans danger et presque inconscient, mon père par exemple essaie fréquemment de me faire une sorte de timide et subtil chantage aux sentiments. Mais je ne lui en veux pas, d'aucune façon, je dirais même que je le comprends et je sais qu'il n'y a pas une once de méchanceté dans ces tentatives de manipulation épisodiques. Et puis surtout je suis très difficilement manipulable, je vois les manipulateurs/trices arriver à des kilomètres à la ronde et je ne tombe pas dans leur jeu. Hé, on ne peut pas non plus être une truffe de partout hein ! Mais il existe des manipulations réfléchies, malsaines, dangereuses et dévastatrices, qui relèvent d'une véritable pathologie et qui sont capables de détruire profondément ceux qui s'y laissent prendre. Hitler était un manipulateur hors pair, les gourous sont des manipulateurs, tous les psychopathes sont des génies de la manipulation Ted Bundy en a été un magistral exemple. Mon ancien boss est un excellent manipulateur, et je crois que le principal problème d'entente entre nous est venu du fait qu'il a tout de suite parfaitement compris que je n'étais pas dupe de son jeu et qu'il ne parviendrait jamais à me manipuler, alors que c'était du petit lait avec ma collègue ; sauf bien sûr quand je m'en mêlais et fichais ses tentatives en l'air. Pourquoi est-ce que ça ne fonctionne jamais sur moi c'est un mystère, mais je m'en réjouis.

Cela dit il est clair qu'en terme de rapports humains on ne fait rien tout seul, et chaque démon de la manipulation n'existe que parce qu'il a en face de lui des victimes, ses victimes. Des victimes à l'âme simple, fragile et souvent faible, des victimes aussi malléables et inconscientes que consentantes. Parce qu'il y a certainement un mélange d'aveuglement et de conscience, et par là donc d'acceptation un peu fatale, dans le fait de se laisser manipuler. Enfin je le suppose.

58590_wallpaper280Je sais aucun rapport avec la note, je trouve juste cette photo très belle

jeudi 18 janvier 2007

Seuls à seuls

Il est très fréquent, quand une personne seule parle du poids de sa solitude, que certaines autres personnes (j'entends par là celles qui ne sont pas seules) démarrent illico une petite diatribe sur le fait que l'on est souvent tout aussi seul en vivant à deux, que la solitude à deux est pire que la solitude tout seul etc. Et j'avoue qu'à chaque fois je pars au quart de tour (bon oui, comme d'habitude ;-) ), parce que je ne suis pas mais alors pas du tout d'accord. Je ne dis pas que l'on ne peut pas se sentir seul à deux, non, enfin oui, bien sûr que l'on peut se sentir seul à deux. Mais ça n'a rien à voir. D'abord parce que l'on "se sent" seul, on ne l'"est" pas. La vraie solitude c'est se retrouver systématiquement seul quand on rentre chez soi, tous les jours. C'est n'avoir jamais personne sur qui se reposer quand on en a besoin, ni a contrario jamais personne avec qui partager les belles choses. La vraie solitude c'est un isolement de la tête et du coeur terrible, une sensation d'inutilité et de vacuité désespérante, c'est comme si la vie n'avait ni sel, ni épices, ni sucre, ni piquant, ni douceur. Et pour moi une chose est certaine, même s'il arrive qu'à deux on ne reçoive pas toujours ce que l'on attendait dans telle ou telle situation, même s'il y a des hauts et des bas et que parfois l'on se sent seul, ça n'est en rien comparable. Cela étant il y a en effet des personnes que la solitude ne dérange pas tant que ça (surtout ceux qui ne sont pas seuls d'ailleurs, et qui ne se rendent pas compte de ce que ça signifie au quotidien et à long terme, mouarf ;) ), ou qui préfèrent être seuls parce qu'ainsi ils n'attendent rien, n'espèrent rien et ne sont jamais déçus. Soit, c'est leur droit le plus strict. Mais moi j'ai besoin d'attendre pour vivre, besoin d'espérer pour vibrer, besoin de rêver pour exister, besoin de partager pour savourer, et probablement aussi besoin d'être de temps en temps déçue pour être mieux comblée ensuite.

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dimanche 07 janvier 2007

Au nom de leur humanité

Je ne sais pas s'il faut de tout pour faire un monde, mais il est certain qu'il y a de tout dans le monde. Et justement, de temps en temps ce serait bien d'aussi voir et savoir regarder ce qu'il y a de bien chez l'Homme, vous savez cet étrange animal soi-disant plus évolué que les autres espèces qui en tout cas raisonne souvent plus que de raison jusqu'à parfois en devenir aveugle.

Il serait bien de voir qu'il existe des hommes et des femmes tellement grands dans leur coeur et tellement beaux dans leur âme qu'ils rachètent à eux seuls une bonne partie des atrocités ou des ignominies de certains autres. Ils sont médecins sans frontières abandonnant tout pour passer leur vie à essayer de soigner certaines parties de l'humanité, ils sont soldats du feu et risquent souvent leur vie pour sauver celle des autres, ils sont sauveteurs de montagne ou de mer et affrontent parfois les pires colères de la nature dans le seul but de lui reprendre son tribu de vies humaines, ou bien ils ne sont rien de plus que vous et moi mais font pourtant tant de bien autour d'eux. Il y a les gens connus et médiatiques, les personnages célèbres passés ou présents que l'on apprend à connaître à l'école ; mais il y a aussi et surtout des centaines d'hommes et de femmes dont on n'entend jamais ou presque jamais parler mais qui mettent leur vie au service de celle des autres en continu, comme entre autres cette modeste jeune femme thaïlandaise qui après avoir elle-même vécu cet enfer a choisi de consacrer la sienne à sauver le plus possible d'enfants de son pays du terrible, inhumain et révoltant fléau qu'est la prostitution enfantine. Il y en a tellement d'autres, ils sont des centaines, des milliers même, et je pense que de temps en temps il serait bien de penser un peu à eux. Parce qu'il y en a ras le bol que poussés par l'actualité et les médias nous ne sachions plus parler de rien ni de personne d'autre que de nos monstres, que ce soit de leurs écoeurants exploits ou des punitions qu'ils ont eu la malchance ou la maladresse de récolter, les pauvres petits chéris. Si nous ne sommes plus capables de nous émouvoir ou de nous attendrir que sur les bourreaux de l'humanité alors ça va vraiment très mal et il est grand temps que l'Homme disparaisse de la surface de la Terre.

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samedi 30 décembre 2006

Entre parenthèses

La dernière note de ma coupine de blog Teberli sur ses non réussites de 2006 a provoqué un gros écho en moi. C'est assez effarant mais à y bien réfléchir je réalise que je n'ai strictement rien réussi en 2006. Certes on a sans doute tous des définitions du mot réussir variant un peu les unes des autres, mais globalement le sens général reste le même. Je trouve que Teb l'a très bien défini en parlant de progrès réalisé, de projet abouti ou de problème réglé, et quand je regarde derrière moi cette fichue année 2006 c'est en ces domaines un vide quasi intersidéral. Je ne vais pas entrer dans les détails (je sais constater et reconnaître mes échecs mais je n'aime pas trop me rouler dedans), mais de tout ce que j'avais souhaité ou espéré réaliser il ne subsiste rien. Rien d'autre qu'un vide désespérant, une sorte de trou noir de la vie. Je n'ai tenu aucune des promesses que je m'étais faites, je n'ai concrétisé aucun des projets qui me tenaient à coeur et je n'ai au quotidien fait aucun progrès en quoi que ce soit ; je n'ai même pas été fichue de me retrouver un boulot -ce qui aurait, il faut bien le reconnaître, peut-être de-ci de-là un peu induit le reste-. Si ce n'est pas de l'inutilité ça... Cela dit, faire le bilan d'une année complètement ratée fantôme a tout de même pour conséquence une bonne nouvelle : il est vachement facile de faire mieux celle d'après...

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mercredi 20 décembre 2006

Juste une mise au point

Comme il est difficile d'être soi-même. Peu de gens nous acceptent tels que nous sommes, la plupart s'attendent à être entourés d'êtres presque parfaits et quasiment sans défauts, plus édulcorés et fades qu'un dessert hypocalorique. Certes il n'est pas non plus question de refuser d'améliorer ce qui peut l'être, au contraire le désir de progresser est ce qui fait avancer l'humanité (et ce qui est en train de la perdre, aussi, mais c'est un autre sujet) ; mais ce qui définit notre personnalité ne changera pas alors soit les autres l'acceptent soit ils se cassent. Mais qu'ils cessent de nous faire la leçon, de se croire meilleurs que nous, de s'autoriser à jouer au petit psy de comptoir et de nous reprocher d'être ce que nous sommes. J'en ai vraiment assez de devoir justifier sans arrêt mes attitudes, mes mots ou mes réactions. Pourquoi j'ai dit ceci à unetelle, pourquoi je n'ai pas dit cela à untel... Alors pensez ce que vous voulez je m'en bats les... oreilles, psychanalisez-moi si ça peut vous rendre la vie plus excitante mais ne venez plus m'emmerder avec vos conclusions. Je ne prendrai plus la peine de répondre aux mails qui me reprochent mon "sale caractère" et mes coups de gueule envers certaines choses qui m'entourent ou certains commentaires dans la tanière. Et à toutes fins utiles je rappelle ce billet que je pensais -apparemment naïvement- suffisamment explicite sur le sujet.

A bon entendeur salut, et des bisous à ceux qui ne passent pas leur temps à jauger et juger les autres et qui sont tout de même heureusement nombreux  ;)

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vendredi 15 décembre 2006

Beautés décalées

Suite à ma note du 7 décembre sur les Shopenboys, certains/taines d'entre vous ont évoqué l'hypothèse que la même chose puisse exister au féminin. J'ai répondu que ce n'était à mon avis pas près d'arriver, parce que je n'imaginais pas que des femmes acceptent de se montrer de cette manière, en public, si elles ne se sentent pas parfaites et surtout parfaitement bien dans leur corps ; donc aucun intérêt au regard du principe qui est justement de représenter tous les gabarits possibles et toutes les morphologies existantes. Et je suis la première à ne pas en être capable, c'est clair. Cela étant, je me suis demandé pourquoi. Pourquoi sommes-nous si obsédées par notre apparence ? Pourquoi nous sentons-nous si mal dans notre peau et dans notre corps quand nous prenons des kilos, si laides et si d'un coup absolument plus désirables ? Et, surtout, pourquoi nous et pas EUX ? Je ne crois pas à la mémoire collective, en revanche je crois assez au pouvoir de l'éducation et à l'héritage des idées toutes faites. Enfin quand je dis que j'y crois, je veux dire que je crois en leur existence hein, pas en leur bien-fondé systématique. Et j'en suis arrivée à la conclusion suivante, que tout ça est une question de regard de l'autre, des autres. Je déteste faire des généralités vous le savez, mais je pense quand même que parfois et dans certaines circonstances on retrouve le même comportement et le même jugement de certains groupes de personnes. Alors ma question est la suivante, pourquoi les femmes sont-elles si inquiètes de leur apparence et du pouvoir de séduction en découlant, et pourquoi les hommes ont-ils autant l'air de se ficher des leurs ? Et bien je crois que c'est parce que les regards ne sont pas les mêmes. Parce que la majorité des hommes est très attachée à l'aspect physique des femmes, qu'elles soient la femme de leur vie ou les autres, alors que les femmes ont une sacrée tendance à s'en moquer royalement, de la beauté physique de leur homme. Voire à préférer l'imperfection. C'est fou ça quand même, non ? Je crois vraiment que les femmes sont, en majorité en tout cas, beaucoup plus cool au sujet des imperfections physiques de leurs hommes que ne le sont les hommes vis à vis d'elles. Certaines d'entre elles (moi par exemple), aiment même tout particulièrement ces dites imperfections, elles les attendrissent et les font bien plus craquer de partout, sensualité et sexualité comprises, qu'un corps admirablement proportionné. J'aime la vie dans un corps d'homme, j'aime y lire son âme, sa fragilité, ses désirs, ses fêlures et ses rêves, j'aime y voir dessinés ses angoisses, ses douleurs, ses espoirs et ses faiblesses. Et j'aime qu'il ne soit surtout pas parfait  ;-)

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lundi 11 décembre 2006

Le destin est au bout des chemins

Vous avez remarqué ? Rien n'arrive jamais d'où on l'attend dans la vie, et bien souvent les plus belles choses sont les plus inattendues. Même pas celles que l'on n'osait pas espérer, non, vraiment celles auxquelles on était à mille lieues de penser. Vous le savez je ne crois pas au destin, en tout cas pas à cette idée que les choses sont toutes faites et établies par avance et que quoi que l'on fasse elles arriveront ou n'arriveront pas. Je trouve tout simplement irréaliste et aberrante (et parfaitement insupportable) la pensée que nos vies soient déjà dessinées dans une sorte d'improbable cahier divin. Peut-être mon athéisme est-il pour quelque chose dans ce refus mais ce n'est même pas certain étant donné que je connais des personnes aussi athées que moi et croyant cependant en cette idée de destinée pré mâchée. Le destin je le verrais plutôt comme la somme de toute une vie, la somme de choses que l'on a choisies et décidées nous-mêmes (réussies ou ratées peu importe), un peu comme le résumé d'une existence, ce qui bien évidemment exclut complètement toute phrase du genre "ahhhhhh, c'est le destin" suivie d'une bonne centaine de points de suspension et sous-entendant que nous ne sommes que de grotesques marionnettes entre les mains d'une entité toute puissante et profondément mégalomane.

Mais à défaut de lignes de destin toutes tracées à notre insu, il y a des hasards. Toute une suite de coïncidences et de rencontres chocs qui surprennent notre quotidien, façonnent nos vies et cisèlent nos pensées, qui induisent nos décisions, nous font décider de nos actes et modèlent notre âme. Je crois aux chemins de vies, ces routes qui se déroulent jour après jour devant nous et attendent que nous décidions laquelle emprunter pour recommencer à se dérouler avec les nouvelles données, et ce à l'infini de notre vie, quoi qu'il nous arrive. Et l'inattendu est parfois très beau, aussi exaltant qu'un rêve insoupçonné et aussi doux qu'une magie désirée...

(note écrite en pensant à une personne en particulier)

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mardi 14 novembre 2006

Et si ?

S'il y a une pensée collective qui me hérisse le poil, c'est bien tout ce que l'on peut dire comme âneries sur le fait qu'il ne faut jamais avoir de regrets. Et pourquoi donc ne devrait-on jamais regretter d'avoir fait ou de n'avoir pas fait telle ou telle chose ? Sommes-nous donc si parfaits que nous ne commettions jamais d'erreur ? Sommes-nous si prétentieux que nous n'acceptions pas de reconnaître ces erreurs ? Sommes-nous si obtus qu'il ne faille jamais nous remettre en question ? C'est tout à fait le genre de pensée convenue et toute faite, complètement stupide et surtout parfaitement déconnectée de la réalité, que je déteste. D'autant que la plupart du temps elle est sentencieusement assenée par des personnes qui passent elles-même leur temps à regretter des milliers de choses et qui doivent s'imaginer se dédouaner en prêchant la bonne parole et une morale partiellement douteuse auprès des autres. Alors oui il y a des choses que je regrette dans ma vie, des choses que j'ai faites autant que des choses que j'aurais dû faire. Je ne me roule pas dans le désespoir en continu en pensant à ces choses et je sais très bien qu'il est trop tard pour y changer quoi que ce soit, mais j'assume mes regrets et par là même mes erreurs, et surtout je n'ai pas peur de les regarder quand ils décident de venir me troubler ; la politique de l'autruche ne m'a jamais tentée. Et j'avoue que je serais assez curieuse de savoir à quoi peut bien ressembler quelqu'un qui n'a jamais rien regretté de sa vie, en supposant bien sûr que ce quelqu'un existe ce que j'ai beaucoup de mal à croire...

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mardi 07 novembre 2006

Arpèges de rencontres

Vous avez remarqué ? C'est toujours juste après avoir dit que l'on ne sait pas quoi dire ou comment le dire qu'arrivent d'un coup des choses à dire, et tout naturellement la manière de les dire... ;))

Et ça, c'est grâce à Baïlili, dont j'ai fait aujourd'hui la vraie connaissance. D'abord, il faut que je vous dise, elle est absolument adorable. J'ai passé avec cette petite nana pleine de vie, de dynamisme et de douceur un excellent moment qui a filé à toute vitesse, c'est vraiment extra cette sensation de simplement continuer une conversation alors que l'on rencontre quelqu'un pour la première fois, ce mélange de découverte et de reconnaissance. Certes en deux années de bloguerie j'ai rencontré pas mal de personnes et tout s'est toujours très bien passé, mais quand même, il y a des rencontres particulièrement chouettes et celle-ci en est sans conteste une. C'est quand même cool les blougs... ;-)

Et puis du coup je me suis mise à réfléchir aux rencontres, et plus particulièrement aux manières de les faire. La virtualité est fantastique pour ça, c'est un merveilleux tremplin pour l'amitié. J'en ai vécu et en vis toujours de beaux exemples, la preuve, et j'espère en vivrai encore dans l'avenir. Mais est-ce un tremplin pour l'amour, là j'ai un doute. Un sérieux doute. Parce que même si parfois il peut y avoir un échange d'étincelles, des étincelles commencées par écrit que l'on fait tout pour prolonger dans la réalité, je crois que rien, jamais, ne vaudra la séduction d'une soudaine et vraie rencontre dans la vie réelle. Parce que c'est inattendu, essentiellement. Parce que c'est instantané, absolument. Parce que c'est magique, forcément. Et parce que c'est enivrant, tout simplement... Attention, je ne mets pas en doute la réalité des rencontres amoureuses 'internetiennes', bien sûr que ça arrive, et bien sûr que parfois ça fonctionne. Mais je crois qu'en général ce n'était pas le but initial, la rencontre était amicale et s'est ensuite transformée. Peut-être aussi tout cela dépend-il de chacun de nous ; et dans ce cas je le sais maintenant, en terme d'amour et de séduction je préfèrerai toujours l'envoûtement inattendu de la rencontre au coin d'une rue...

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lundi 16 octobre 2006

Lui Tarzan moi Jane

On m'a demandé hier si j'avais un idéal masculin. J'ai tout d'abord répondu non, puis après trois secondes de réflexion "enfin oui peut-être". Parce que bien sûr, il y a des choses qu'il est pour moi important de trouver chez un homme si je veux craquer, et d'autres qui me font fuir. Est-ce cela avoir un idéal ? Je suppose que oui, même si le mot 'idéal' ne me plaît pas beaucoup dans ce contexte. Il y a des choses importantes, sine qua non, et puis il y en a des accessoires voire parfaitement superfétatoires, les secondes étant physiologiques et les premières essentiellement psychologiques. Les premières sont réelles, les secondes sont la plupart du temps davantage des projections rêvées qu'à priori je n'attends jamais de rencontrer et que je me contente de reconnaître avec amusement quand le hasard joue à les mettre sur mon chemin.

Je n'ai pas l'intention de faire ici une liste de ces choses, j'aurais l'impression de passer une annonce ou de décortiquer une intemporelle magie, et puis il y a des éléments que je ne vois pas l'intérêt d'énumérer étant donné qu'ils sont partagés par tout le monde et par là même évidents pour chacun (honnêteté, humour, sincérité, tendresse etc.). Mais ce que j'ai répondu hier à la personne qui me posait cette question est que j'ai besoin de trouver dans un homme une certaine force de caractère, ce qu'en fait je crois on appelle un caractère trempé. J'ai conscience de ne pas être moi-même très facile de ce côté-là et j'ai besoin de répondant en face de moi, d'équilibre, additionné d'une petite touche d'admiration (de moi vers l'homme j'entends), il faut que ça bouge et que j'aie l'impression d'avancer. Je suis aussi beaucoup plus sensible à la personnalité, au charme et au charisme qu'à certains traits physiques, et quand j'y réfléchis et jette un petit coup d'oeil derrière moi je constate que les hommes de ma vie ne se ressemblent pas vraiment. Certes ils sont beaucoup plus fréquemment bruns que blonds, et malgré mon attirance instinctive pour les yeux clairs ils ont très souvent des regards noisettes, bruns ou noirs, je vois avant tout le pétillement et la douceur qu'il y a dedans. Ils sont plutôt grands ou au moins de ma taille et je préfère les poignées d'amour aux os saillants, n'étant pas moi-même une petite chose menue et ressentant le besoin de me sentir physiquement protégée et un minimum fragile dans leurs bras. Mais pour le reste c'est une question d'attirance chaque fois unique et un peu magique, et les caractéristiques physiques et psychologiques de l'homme qui me séduit sont avant tout chaque fois ce qui fait de lui quelqu'un à découvrir et à aimer...

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vendredi 13 octobre 2006

Madame Irma

Vous le savez, mercredi j'ai passé 6 heures dans les trains. Et pour la première fois de ma vie, je n'étais pas tranquille du tout. Surtout au retour, ne voyant rien à l'extérieur puisqu'il faisait nuit et que l'intérieur du wagon se reflétait dans les vitres. Dès qu'il y avait un changement dans le bruit ou le rythme du train, ou des secousses "bizarres", j'avais le coeur qui s'emballait limite panique. J'avais pourtant un bouquin passionnant, mais d'affreuses images de ferraille tordue et de corps disloqués me sautaient sans arrêt devant les yeux et j'ai dû passer mon temps à penser au nombre de trains qui sillonnaient le monde sans jamais aucun problème pour calmer mes envies de sauter en marche. Jamais de ma vie je n'avais eu peur en train, jamais je n'ai été autant soulagée d'en quitter un...

Imaginez le choc quand, dans le taxi qui me ramenait chez moi, quand aux infos de 23h00 à la radio j'ai entendu parler de la catastrophe ferroviaire à la frontière Luxembourgeoise qui avait eu lieu en milieu de journée. Bon, je n'y connais pas grand chose en télépathie ou tout ce qui s'y rapporte. Tout ce que je sais, c'est qu'il m'arrive de temps en temps des choses étranges par rapport à ça. La toute première fois j'avais 14 ans, j'avais fait un rêve que je n'ai jamais oublié, l'un des petits frères de l'un de mes camarades de classe avait eu un accident terrible et était entre la vie et la mort. Le lendemain matin je n'ai pas pu m'empêcher de demander au camarade si ses petits frères allaient bien, il est devenu tout blanc et m'a raconté que l'un d'eux avait été transporté à l'hôpital dans la nuit avec une crise d'asthme terrible. Je précise qu'il s'en est sorti bien sûr. Une autre fois je me suis momentanément embrouillée avec une amie parce que d'un coup je ne voulais plus aller en boîte de nuit avec elle, comme ça, il n'était plus question que j'y aille et je n'arrivais pas à lui expliquer pourquoi. Je n'y suis pas allée, elle non plus du coup car elle ne voulait pas y aller seule. Et il y a eu un incendie dans la discothèque. Bon, pas un truc genre "Carrie au bal du diable", hein, mais un petit incendie qui a fichu une belle panique et qui a dû être bien traumatisant pour les personnes qui étaient présentes et coincées à l'intérieur.

D'autres choses me sont arrivées depuis. La plupart sont parfaitement anodines, du genre il me prend l'envie de confirmer un RV et la personne me dit sa joie que je l'appelle parce qu'elle ne peut pas me recevoir mais ne parvenait pas à mettre la main sur mon numéro de téléphone, ou bien j'appelle une amie pile au moment où elle ne va pas bien, des petites choses sans importance comme ça. Attention je ne suis pas en train de vous dire que je me crois médium ou voyante ou une ânerie comme ça. C'est juste que je crois qu'il y a parfois des ondes étranges, soit entre les êtres humains soit entre un être humain et un événement, et je suis sûre que ça arrive à beaucoup de gens. ça paraît parfois un peu magique, d'autres fois ça fait un peu peur, et de temps en temps je me dis que j'aimerais bien savoir d'où ça vient et comment ça "fonctionne" ces trucs-là... ;-)

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dimanche 08 octobre 2006

Grosse rancune ou grand pardon ?

On le sait je suis bourrée de défauts. Je suis entre autre impulsive, coléreuse, entière, j'ai un caractère un peu trop volcanique, et je fonctionne au feeling, aux intuitions et aux passions. Je suis capable de détester aussi fort que je peux aimer, je vais là où me mènent mon coeur et mes tripes. Et je crois bien que je suis rancunière. Bien sûr pas pour des broutilles, là je me contente de dire mon mécontentement, avec plus ou moins de force selon la situation ; mais dans certaines circonstances et selon ce que l'on m'a fait j'ai tendance à me fermer complètement et à me détourner de manière définitive de la personne qui m'a blessée. Attention je ne dis pas que je ne pardonne jamais, ça m'arrive aussi heureusement, mais il y a certaines choses que j'ai beaucoup de mal à amnistier : l'injustice, la méchanceté, le refus de reconnaître ses erreurs et la mauvaise foi qui va toujours avec, ou le fait de me traiter comme un vieux kleenex et de piétiner mes sentiments. Et bien entendu, plus on m'a fait mal et moins je suis susceptible de passer l'éponge. Parce qu'intervient alors chez moi (et je suppose chez beaucoup de gens) un sentiment vis à vis duquel il est particulièrement difficile de faire marche arrière, la déception, cette impression de voir d'un coup la personne sous son vrai jour, un vrai jour que l'on n'a pas du tout envie de côtoyer. En fait je me demande si dans la rancune n'intervient pas aussi, en plus du ressentiment et de la douleur, une certaine forme d'indifférence nouvelle pour la personne : elle a mal agi envers nous, elle nous a blessé, on ne l'aime plus, elle nous a déçu, on ne veut plus d'elle dans notre vie. C'est un peu schématisé mais je crois que ça fonctionne plus ou moins comme ça.

Pourtant, l'intensité des sentiments d'origine et de la douleur ressentie lors de la "trahison" n'expliquent pas complètement l'impossibilité de pardonner, puisqu'il nous arrive parfois de pardonner des choses graves et qui nous ont fait très mal. Alors comment fonctionne-t-il ce pardon ? Qu'est-ce qui le rend parfois possible et d'autres fois non ? Je crois qu'il y a certaines circonstances où les sentiments que l'on a pour une personne sont tellement forts, justement, que l'idée de ne plus avoir cette personne dans notre vie nous est insupportable et nous ferait encore plus mal que la souffrance ressentie dans l'instant. Alors si la personne semble sincère et réellement désolée de nous avoir fait du mal, on pardonne. Mais le pardon n'exclut pas forcément complètement la rancune et n'est pas synonyme d'oubli, c'est même souvent très compliqué à gérer et on n'y réussit pas toujours. Parce que plus la confiance que l'on avait dans la personne était entière plus elle sera difficile à réparer, malgré toute notre bonne volonté initiale.

Finalement, en suivant mon raisonnement (peut-être d'ailleurs archi faux et partagé par personne ;) ) je crois savoir pourquoi j'ai tendance à être rancunière. Parce que je n'ai encore jamais eu à reprocher de perfidie aux personnes auxquelles je tiens plus qu'à moi-même, celles que j'aime tellement que l'idée de les perdre me serait tout bonnement insupportable, celles à qui je serais prête à probablement tout pardonner. Ce qui ne veut pas dire que l'on ne m'a jamais fait de mal, on m'a même souvent blessée ou déçue, mais pas ces personnes-là. Cela étant tout ça dépend aussi beaucoup de nos caractères respectifs, il y a des personnes plus douées que d'autres pour le pardon et je crois que je n'en fais simplement pas partie.

jeudi 28 septembre 2006

Bon sang mais c'est bien sûr !

"Si tu ne veux plus que des situations merdiques t'arrivent, arrête d'accepter les situations merdiques"

Entendue très récemment sur le petit écran (tiens, je me demande à qui cette phrase rappellera quelque chose... j'en vois au moins un parmi vous qui saura certainement à quoi elle se rattache ;-) ), cette anodine diatribe m'a percutée en plein neurone. C'est évident, lumineux, irréfutable. Pas forcément adaptable à toutes nos situations, par exemple je me vois mal faire la fine bouche quand enfin la silhouette d'un job se profilera devant moi, mais pour ce qui est du reste j'adhère. Et particulièrement dans le domaine sentimental. Tout particulièrement... ;-)

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lundi 25 septembre 2006

Echange rien contre tout

Je suis tombée ce matin sur un article qui m'a à la fois étonnée et donné à réfléchir. Il s'agit d'une enquête, réalisée en Grande Bretagne, qui demandait aux Britanniques ce qu'ils seraient prêts à sacrifier pour vivre jusqu'à 100 ans -oui, moi aussi je trouve cette question stupide et génialement inutile, mébon ;). Et bien figurez-vous que 40% des personnes interrogées ont répondu qu'elles seraient prêtes à renoncer au sexe ! Ben ça alors... Non seulement je croyais d'autorité scientifique que les câlinous maintenaient en forme et participaient à la longévité de la vie (flûte alors, on nous a encore menti !), mais je suis étonnée qu'un tel pourcentage de Britanniques aient eu cette réponse : ce sont tout de même eux qui ont créé la première académie du sexe et qui ont inventé les championnats de strip poker... Notons que parmi ces abstinents, 31% sont des hommes et 48% des femmes. Là ça va, pas de surprise... :))  Cela dit, chuis pas une bête en maths, mais les 21% restants c'est quoi ? Des girafes ?? Bref. Le sondage révèle quand même que 94% des Anglais ne sont pas prêts à abandonner leurs proches pour vivre plus vieux (un coup de pot, j'espère quand même qu'aucun d'entre vous ne vit avec les 6% restants...) et que 74% préfèrent l'argent à une vie centenaire et pauvre. Dernière information, les 2/3 des personnes sondées ont opté pour une existence sage et longue plutôt que de croquer la vie et de mourir jeune.

En ce qui me concerne, j'adhère aux points 2 et 3, c'est tout. Je n'abandonnerais personne de mes proches pour vivre plus vieille ni n'envisagerais d'allonger ma vie pour en passer la fin dans la misère. Mais quelle idée de renoncer au sexe pour gagner quelques années ! C'est le plus beau cadeau de la vie, l'amour et les câlins. Quand au dernier point, je préfère cent fois une vie courte et intense que longue et terne. En fait, il faut bien avouer que je n'ai aucune envie de vivre très vieille... Certes ça se passe parfois très bien, mais ce n'est malgré tout pas si fréquent et arrivés à un certain âge on est tout de même globalement bien abîmé. Je veux bien reconnaître que je n'ai pas près de moi d'exemple me prouvant le contraire, mais quand je vois l'état physique de ma pauvre maman à seulement 71 ans ou la fragilité de plus en plus évidente de mon père, pourtant pas malade, à 79 ans, je vous assure que ça ne me donne pas envie d'être centenaire. Je ne dis pas que je ne redoute pas la mort, et même si n'ayant aucune religion je ne la vois pas autrement que l'arrêt de la vie, un peu comme une lumière qui s'éteint et basta, je n'y suis pas indifférente. Mais simplement je ne suis pas prête à échanger quoi que ce soit pour la retarder. Bon, peut-être aurais-je un discours différent dans 30 ans si je suis restée à peu près en forme, mais renoncer au sexe alors ça pas question ! :-) 

La dernière chose qui me donne à réfléchir dans cet article c'est ce besoin qu'a l'Homme de toujours chercher à dealer avec la vie malgré la conscience que ce soit impossible et parfaitement stérile : 'échange 20 orgasmes contre 5 ans de vie supplémentaire', ou bien 'si j'ai ce boulot j'arrête de râler après l'Etat' ou encore 'si je trouve une place dans mon parking je fais 25 abdos de plus ce soir' etc., les exemples sont nombreux au quotidien pour chacun d'entre nous. D'où nous vient donc cette notion d'échange nécessaire, de rien sans rien, ce besoin atavique de compenser par une offrande ce que l'on est finalement souvent légitimement en droit d'attendre ? Qu'est-ce qui nous fait nous sentir coupable de nos espoirs ou de nos désirs ?

Is230040

jeudi 14 septembre 2006

Plus que parfait d'antérieur composé

Ce n'est je