Ils adorent les caresses

lundi 23 juin 2008

Vides

La maison se vide petit à petit, un boulot titanesque s'il en est mais qui finit par voir sa fin. Ouf, ou pas d'ailleurs, mais peu importe de toute façon je n'ai pas le choix. Quand tout sera terminé je pourrai passer à autre chose (la mort dans l'âme mais bon), et vraiment travailler parce que depuis plus d'un an ce n'est pas terrible de ce côté-là ! Resteront les problèmes liés à la survie de mes parents, mais c'est la vie. Ou la "non vie", quand on regarde de leur côté... Resteront aussi mes souvenirs. Que je n'ai pas l'intention de cultiver, juste de garder dans un petit coin de ma tête et de mon coeur. Parce que nos vies sont faites de ça, n'est-ce pas, de nos souvenirs, qui nous permettent de nous faire ce que nous sommes et de regarder vers notre avenir, à supposer que nous en ayons un...

La "vieille femelle sans descendance" que je suis (voir certain commentaire du billet précédent), vide elle aussi, va tenter de relever la tête et de continuer. Continuer quoi elle n'en sait rien, mais elle le saura peut-être un jour. Peut-être. Dire qu'elle n'aura que 49 ans dans quelques jours, et que grâce à certaines personnes elle finit par avoir le sentiment d'être une octogénaire complètement finie et décatie, tout juste bonne à prendre des coups et à jeter à la poubelle des Hommes. Et des hommes, sans majuscule.

Alors elle rêve, d'ailleurs et d'envols...

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dimanche 25 mai 2008

H - 36

Mon timing est de plus en plus serré. Je quitte définitivement la maison le 1er juillet et j'ai encore tellement de chose à y faire, que ce soit du vidage, du vendage, du jetage, du donnage, ou encore du relookage pour les meubles que je veux garder -d'ailleurs à ce sujet p'tain quel boulot !-. Bref je n'arrête pas quand j'y suis, et j'y suis très souvent, je vire ou range plein de choses et pourtant j'ai l'impression qu'il en reste toujours presque autant à virer ou à ranger ; euh... vous croyez que ça existe la génération spontanée chez les meubles ?? On dirait que dès que j'ai le dos tourné ces idiots font des (gros) petits, pffff...

Je vous quitte avec une phrase qui me parle particulièrement en ce moment et que je vous laisse commenter si vous en avez l'envie et le temps. Bisous à tous...

"Avec le choix vient la culpabilité, on ne peut pas y échapper"

015 Premières roses de ma pampa cette année, je les trouve très jolies et toutes craquantes de fragilité. Il y en aura d'autres, d'une autre couleur, mais elles sont encore en tout petits boutons.

(promis bientôt je reviendrai à des photos moins personnelles et moins chargées d'émotion, sisisi promis ! ;) )

mardi 13 mai 2008

Derniers, dernières...

Vous connaissez mon aversion des phrases toutes faites. Il en existe pourtant une criante de vérité, "le meilleur moyen d'aimer une chose est de savoir que l'on va la perdre"...

Plus les jours passent, plus approche la date de la signature définitive de la vente de la maison, et plus je me sens mal de devoir la vider et la quitter, de savoir que bientôt elle n'existera plus ni pour moi ni pour mes parents. Et, le comble, plus je m'y sens bien... D'ailleurs j'y passe de plus en plus de temps, plus que chez moi à Boulogne. Mais là-bas c'est aussi chez moi, après tout, c'est ma pampa depuis presque 32 ans...

029_2 Dernières pivoines...

032 Dernier lilas...

041 Derniers moments sur ma terrasse préférée.

018Dans un mois 1/2 tout sera terminé, et ça me fend le coeur...

lundi 28 avril 2008

Si belle amitié

Je ne suis pas douée pour les histoires d'amour c'est le moins que l'on puisse dire, et j'ai une hallucinante propension à ne rencontrer en ce domaine que des hommes qui se fichent totalement de moi. Mais... mais j'ai des ami(e)s extraordinaires. Certes ceci ne remplace aucunement cela, mais c'est tout de même fichtrement important.

J'ai loué ce week-end dernier une benne pour vider une partie de la maison de mes parents. Quelques grosses et lourdes choses à l'intérieur trop abîmées pour intéresser Emmaüs et sans aucune utilité pour mes séjours là-bas, et surtout la totalité du sous-sol. Et le sous-sol de cette maison c'était 200 m2 de tonnes de cochonneries diverses et variées, vieilles et usées, gansées de plusieurs centimètres de poussière voire carrement pourries ou moisies. Et entassées çà et là au petit bonheur dans un gigantesque bordel depuis 31 ans. C'était mon angoisse, ma hantise, mon pensum, je me demandais vraiment comment j'allais me sortir de ce vidage/nettoyage cependant indispensable. Et bien en 5 heures tout était terminé ! Sous-sol vidé et même balayé, la benne de 25 m3 remplie à ras bord ; et bravo à l'ami qui a eu l'idée de faire un feu de joie avec tout ce qui était brûlable sinon on n'arrivait pas au bout de tout ce pataquès, la totalité telle quelle ne rentrait pas dans la benne. Nous étions 9, et tous les amis (de longue ou de récente date, et venant d'un peu partout) qui m'avaient promis d'être là étaient présents. Et se sont démenés sans compter pour m'aider. Il y en a même un (clin d'oeil à JP) qui, ne supportant pas de rester inactif, a ensuite passé une bonne partie du reste de l'après-midi de samedi à tondre la quasi totalité du terrain ! Et indépendamment de tout le travail effectué dans une méga bonne humeur commune, quel bonheur de voir à nouveau cette maison pleine d'amis, d'apéro sur la terrasse, de grande table de déjeuner entourée de discussions et d'éclats de rire, d'une douce soirée de papotages divers, et d'un petit déjeuner plein de vie hier matin... Bon, il va falloir que je trouve très vite un prétexte pour recommencer ce genre de réunion avant la vente définitive  !  ;-)

Un immense merci à tous les participant(e)s de ce week-end. Je suis visiblement bien plus douée en amitié qu'en amour...

We_bleury_vidage_soussol_26_avril_0 Je n'en suis pas totalement certaine mais je crois que ceci est un cerisier du Japon. En pleine floraison ces jours-ci, juste à l'entrée de la propriété. Joli n'est-ce pas ?

lundi 21 avril 2008

Shit...

Etant donné le vif succès du billet précédent où pour une fois je ne parlais pas de moi (j'irai donc toute seule au théâtre voir la dame), revoici un post bien nombriliste et égocentrique comme apparemment tout le monde aime.

Mon moral est de plus en plus en débandade, j'ai de plus en plus de mal à aller voir mes parents dans leur maison de retraite tellement j'en ressors le coeur et la tête en vrac et je parviens de moins en moins à communiquer avec ma mère, incohérente, et qui s'énerve que je ne comprenne pas ses exigences erratiques au quart de tour, quand elle ne refuse pas carrément de me parler. A part ça ? Le vidage de leur maison me troue le coeur davantage chaque jour, mon soi-disant Lui est de plus en plus absent et je passe mon temps à me bagarrer contre l'incompétence de tout un tas de gens : laxisme de client, conneries de la banque, erreur des administrations.

Vous me trouvez agressive ? Vous avez parfaitement raison, je le suis, et je ne m'en excuse même pas. C'est souvent ce qui arrive quand la coupe déborde et que l'on n'a personne vers qui se tourner, aucune épaule sur qui se reposer. Que ce blog me serve au moins à ça... Mais je ne suis pas une 'surfemme' et le jour où je craquerai vraiment et complètement je sais que même une pipette ne pourra pas me ramasser. Ah oui au fait, je suis probablement en train de devenir alcoolique. En tout cas je bois trop, et j'en ai besoin, tous les jours ; c'est bien ça l'alcoolisme non ?

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jeudi 10 avril 2008

Vraoummmmmm

J'ai décroché hier cette nouvelle mission dont je parlais il y a quelques jours. En même temps ça n'a pas été difficile puisque dans un premier temps je ne suis payée qu'au pourcentage donc mon client ne prend aucun risque ! Cela dit c'est un fichu challenge : trouver de nouveaux sponsors pour un Team de bateaux Inshore participant aux 24h00 Motonautiques de Rouen les 30 avril et 1er mai prochain. Dans deux semaines, ourf... Certes grâce à mon ancien job j'ai un superbe carnet d'adresses qui devrait me faciliter les choses, les dirigeants des plus grosses boîtes d'informatique, mais tout de même, en deux semaines c'est chaud. Mais pour moi qui suis passionnée par tout ce qui est sports mécaniques voilà une mission qui me va à merveille. Et si je m'en sors honorablement non seulement je vais gagner quelques sous mais je continuerai ensuite à travailler pour le Team, qui participe aux championnats du monde d'endurance et aux championnats de France de vitesse. Au moins une chose positive dans ce maelstrom de stress, de prises de tête et de déceptions qu'est ma vie en ce moment...

Vous savez à quoi ressemble un bateau Inshore ? Et bien c'est une sorte de petite fusée nautique. J'ai vu hier à Rouen ceux de "mon" Team, en fin de préparation pour les 24h00, ces engins sont impressionnants... Souhaitez-moi bonne chance pour trouver plein de sous pour eux d'ici au 30 avril !

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jeudi 27 mars 2008

'tites news

Coucou toutes et tous  :-)

J'ai signé la promesse de vente jeudi dernier. ça a été chaud et a failli capoter pour plusieurs raisons avec lesquelles je ne vais pas vous saoûler, mais finalement au bout de deux heures 1/2 je suis parvenue à m'accorder avec l'acquéreur. Il faut dire que j'ai la chance d'avoir une notaire fantastique, elle est mieux qu'un avocat ! Signature définitive entre le 1er et le 10 juillet, et d'ici là à moi de finir mes triages, vendages et jetages. Et de profiter de cette maison dont il me crève le coeur de me séparer...

J'ai lâché l'un de mes deux 'clients' pour lequel je faisais en fait quasiment du bénévolat, au profit d'un super projet qui m'a récemment été proposé et qui m'emballe vraiment, dont je parlerai plus précisément plus tard quand tout sera un peu mieux défini. Une mission liée aux sports mécaniques et aux courses, ma passion depuis longtemps.

Je continue à courir partout, et mon Lui encore plus, mille fois plus d'ailleurs, on se voit peu et on partage hélas très peu de choses en dehors de rapides câlins. Mais il a toujours vécu à 200 à l'heure (et il est le premier à reconnaître que ça lui a toujours bouffé sa vie personnelle, mais c'est son mode de vie), alors j'ai conscience que soit j'accepte soit je m'en vais. Pour l'instant je ne veux pas m'en aller, j'ai besoin d'avoir un homme dans ma vie, même peu présent. Mais je me connais et je sais qu'un jour -probablement pas très lointain- je m'en irai de cette relation inégale et frustrante, même si je tiens à lui, et si je crois que lui aussi tient à moi ; que ce ne soit pas l'amour fou c'est une chose (quoi que j'aimerais bien, mébon !), mais j'ai quand même besoin d'un minimum de présence et d'attentions, pas d'un fantôme qui me fait passer en dernier lieu de toutes ses priorités.

Voilà les dernières news, j'espère que vous allez tous aussi bien que possible. Je suis toujours aussi désolée de ne pas pouvoir venir chez vous, je remercie ceux d'entre vous qui continuent à passer dans la tanière et bien évidemment je comprends largement ceux qui ont abandonné, et surtout j'espère toujours pouvoir rebloguer normalement, un jour...

Plein de bisous.

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mardi 11 mars 2008

Petites nouvelles rapides

Suite au commentaire (parfaitement justifié !) de Madeleine sur la précédente note et à un appel ce matin de mon Ange gardien inquiet de l'absence de billet dans la tanière depuis presque un mois, voici quelques petites et rapides nouvelles de 'mon front'.

Je cours de plus en plus entre mes deux nids. La signature de la promesse de vente a encore été repoussée ; certes ils sont 4 en face et c'est prise de tête avec leurs agendas respectifs, mais ils commencent à sérieusement me gonfler. Ce qui ne m'empêche pas de continuer à trier, classer, vendre, donner ou jeter, là au moins ça avance ; mais nom d'un chat quel boulot ! Et parfois difficile pour le moral, mais bon... Mon Lui continue lui aussi à courir partout (de toute façon il est né comme ça, c'est un Speedy Gonzalez puissance 20) mais on parvient tout de même à se croiser une fois par semaine, parfois deux quand on a de la chance mais c'est rare :-)). Côté boulot j'essaie vu les circonstances de satisfaire au mieux mes deux malheureux clients, mais ce n'est hélas pas assez : pourquoi donc les journées n'ont-elles pas 36 heures au lieu de 24 ? Pis d'abord, pourquoi sommes-nous absolument obligés de dormir entre deux, hein ? Pffffff... Sinon, le moral va bien. Tant mieux, parce que celui de mes parents n'est pas terrible -ce que je comprends tout à fait dans leur situation- et il faut que je leur transmette le plus possible d'entrain et de bonne humeur...

Bon, et bien voilà encore une note bien égocentrique, mais je n'ai réellement le temps de rien. Même plus celui de bouquiner, c'est dire ! Sur ce je retourne travailler, mais avant je vous embrasse. Fort ;-)

003_2 Le coin travail aménagé dans mon séjour. Et là c'est super rangé, sinon vous verriez le résultat, auscours... Vivement que je puisse déménager et avoir un vrai bureau dans une pièce à part !

017Edit du samedi 15 : les deux premières tulipes de ma pampa ! Ne sont-elles pas jolies tout plein ? Et il y en a beaucoup d'autres à venir, j'espère que les boutons ne vont pas geler la semaine prochaine avec les prévisions de dégringolade des températures...

mardi 19 février 2008

Vendue !

Et bien ça y est, j'ai vendu la maison. Pas le prix initial bien sûr, j'étais de toute façon parfaitement consciente qu'il y aurait négociation et que je devrai réviser ce prix. Mais tout de même très raisonnablement, après offre et contres offres j'ai baissé de 28.000 euros  et l'acquéreur a augmenté de 20.000. Et, détail non négligeable, l'acquéreur a l'argent c'est donc une vente sans condition suspensive d'obtention de prêt, ce qui est une garantie de rapidité et de paiement énorme. Signature de la promesse de vente fin de semaine, vente définitive début mars. En plus l'acquéreur me laisse le temps nécessaire pour vider la maison, je pense donc donner les clés mi-mai. Bon, ça va me faire bizarre... mais c'est une opportunité quasiment inespérée, et surtout si rapide, bref c'est un fichu soulagement même si comme je l'ai déjà dit je suis psychologiquement partagée à ce sujet. J'ai donc environ trois mois pour continuer et terminer mon triage, vendage, donnage, jetage et encartonnage... tout en essayant de travailler un peu au milieu quand même ! Je pense que dans un premier temps je vais inverser mon rythme, ce sera plutôt 4 jours là-bas et 3 jours chez moi. Non seulement je préfère être en avance qu'en retard (un comble pour quelqu'un qui comme moi est sans arrêt en retard, mouarf), mais j'ai en plus l'intention de profiter le plus possible de cette maison avant de la perdre à jamais... ainsi que de mon Lui !

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Clic dessus pour agrandir, puis retour pour revenir à la note.

Elle est belle n'est-ce pas ?

jeudi 14 février 2008

Errances spatio-temporelles

Record battu -je parle de mon propre record- d'intervalle de temps entre deux notes ! Toujours pas de temps, et de moins en moins d'inspiration. Vous allez d'ailleurs vous en rendre compte très vite, je n'ai strictement rien à dire d'intéressant ou de nouveau, juste que je suis toujours vivante, ce qui n'est ni particulièrement captivant ni spécialement nouveau vous en conviendrez. Je continue mes allers et retours dans ma pampa, mes triages, le cas échéant négociages avec le brocanteur, empaquetages et jetages, et mes tentatives de travailler quand je suis chez moi. D'ailleurs je ne sais même plus très bien où est mon chez-moi, et quand je me réveille la nuit il me faut souvent plusieurs secondes avant de réaliser dans quel lit et dans quel endroit je suis : à Boulogne dans la chambre qui est la mienne depuis 19 ans, ou bien en Eure et Loir dans l'ancienne chambre de mon père (que j'ai faite 'mienne' depuis le placement de mes parents, parce que la seule possédant un grand lit) ? Et le plus inquiétant est que je commence à me sentir autant chez moi dans l'un ou l'autre des deux nids, et de mieux en mieux dans ce qui fut celui de mes parents... je vous le dis, je vais finir schizophrène ! ;-) Sans compter que ça me vrille chaque jour un peu plus de devoir la vendre, cette maison...

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mardi 22 janvier 2008

Dilemme

Décidément je n'y arrive pas. ça fait des mois que j'espère quotidiennement pouvoir bientôt revenir bloguer normalement, c'est à dire surtout revenir vous lire, et je n'y parviens pas. Et je m'en veux ! Mais j'ai tellement peu de temps pour moi... Certes ce n'est pas une excuse, je connais pas mal de blogueuses et de blogueurs qui ont une vie de famille, une vie professionnelle, et une vie bloguienne ; nom d'un chat comment font-ils ?? Moi je n'y arrive plus. Ma tanière est en train de s'éteindre je le vois bien -et merci encore aux fidèles d'entre les fidèles de continuer à venir la visiter-. J'ai toujours considéré que la communication était à double sens, et en ce qui concerne la blogosphère je n'ai hélas depuis trop longtemps plus le temps de faire exister ce double sens. Parce que j'ai la tête ailleurs, et surtout un gros problème de temps : suivi quotidien de l'adaptation de mes parents en maison de retraite, gestion de tous un tas de démarches administratives inhérentes, et de toute façon maintenant de tout leur administratif en règle générale ainsi que de leurs finances, mise en vente de leur maison et tout ce que ça comporte de triage, vidage et rendez-vous divers et variés... Sans parler, plus personnellement, de missions professionnelles qui démarrent enfin et qui me prennent pas mal de temps, et de la relation avec mon nouveau Lui, là-bas dans ma pampa, relation qui ne peut mener à rien dans l'avenir je le sais très bien mais dont j'ai envie de profiter le plus possible avant qu'elle ne s'arrête par la force des choses.

Bref, j'envisage de fermer définitivement la tanière. Certes ce n'est pas la première fois que j'y pense depuis quelque temps, mais là je me rends vraiment compte que je n'arrive plus du tout ni à l'alimenter correctement ni surtout à rétablir cet échange de visites indispensable à la vie des blogs. Et je ne suis pas assez égoïste pour penser que vous puissiez continuer à venir me voir sans que de mon côté je puisse vous rendre la pareille. J'aurais pourtant encore tant de choses à partager avec vous, tant de pensées, de réflexions, de coups de coeur ou de coups de gueule, de passions ou de rejets, de rires ou de larmes, et vous allez tellement me manquer si je m'en vais... L'autre solution serait de continuer comme je le fais depuis quelques mois, à savoir pondre un billet bien égocentrique de temps en temps sans avoir le temps d'aller chez vous, mais quel est l'intérêt ? Ce n'est pas comme ça que je vois la communication, ce n'est pas comme ça que je vois l'amitié ; l'amitié a besoin de partage et d'échanges, même (et peut-être surtout) l'amitié virtuelle...

Bon, je me donne encore un mois ; soit je me débrouille pour trouver le temps de revenir vous voir de temps en temps, soit j'arrête tout. Et d'ici là je vous embrasse :)

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vendredi 21 décembre 2007

News (le titre le plus utilisé dans la tanière, mouarf !)

Il s'est passé pas mal de choses ces derniers temps dans mon quotidien. Tout d'abord, pour faire suite (et fin) au billet précédent, en rentrant de ma pampa hier soir j'ai trouvé un mail de rupture définitive de mon lui. Certes je savais que notre histoire était en train de se casser la figure, ça faisait des semaines qu'elle se dégradait, mais une partie de moi continuait à penser que c'était peut-être rattrapable, qu'il m'aimait assez pour ça. Et là un mail, même pas le courage de me dire ça de vive voix, chapeau bas monsieur.

Mes parents entrent en maison de retraite mercredi prochain. Tout s'est bousculé dans le bon sens depuis mardi, grâce à l'assistante sociale de la maison de convalescence où ils sont depuis un mois. Deux places sont disponibles dans un établissement que je n'avais pas visité mais qui s'avère être très bien, tant par les chambres et le reste que par l'entourage médical et gestionnaire. Et j'ai enfin la réponse positive de la banque pour un accord de prêt-relais par rapport à la vente de la maison, accord sans lequel je n'aurais pas été en mesure d'accepter l'aubaine de ce placement, ne pouvant pas le financer. Oufffffffff !! Enfin ! Finies les angoisses et les insomnies à ce sujet, mes parents seront dans quelques jours en sécurité dans un bel établissement, entourés de personnes ultra compétentes et auront, tout du moins dans l'état actuel de leur santé, la meilleure fin de vie possible.

Dernière new... j'ai un nouveau Lui depuis un peu plus de deux semaines, j'en avais très elliptiquement parlé dans ma note du 13 décembre et mes réponses aux commentaires. Ne criez pas, je ne suis pas une mante religieuse, ni une nymphomane, et ça n'empêche en rien ma tristesse au regard de la rupture que je viens de subir et des projets d'avenir inhérents maintenant en miettes. Par contre ça m'empêche d'être totalement effondrée c'est sûr. J'ai craqué pour cet homme -tenez-vous bien, que je connais depuis... 31 ans, et que j'ai toujours apprécié, il est tout simplement le médecin traitant de mes parents et a même été le mien pendant quelques années quand mes parents se sont installés là-bas- parce que mon lui était si indifférent, si distant depuis un bon moment. Et cet homme tellement attentif et présent vis à vis de mes parents et de moi. Et craquant, faut quand même bien l'avouer, il l'a d'ailleurs toujours été. Bref, la violente dégradation de la santé de mes parents ces derniers mois nous a beaucoup rapprochés lui et moi, puis un dîner récemment et paf, méga craquage réciproque. Ya juste un problème, il n'est pas libre, enfin pas vraiment. ça vous étonne ? Non, bien, moi non plus. ça me fait ch*er certes mais ça ne m'étonne pas, vu que je ne rencontre que des hommes pas libres (ou qui ne savent pas ce qu'ils veulent) depuis des années. Ah et puis il habite et pratique dans la pampa de mes parents, à 65 km de chez moi donc. Encore une histoire très simple n'est-ce pas... En même temps, en peu de temps nous nous sommes davantage vus lui et moi que ces deux derniers mois avec mon ex lui, qui lui est libre et vit en région parisienne donc pas loin de chez moi, alors bon. Je ne sais pas comment nous ferons quand la maison de mes parents sera vendue et que nous ne pourrons plus nous y retrouver, à supposer que nous soyons toujours ensemble ; chuis du coup beaucoup moins pressée de la vendre cette maison mais je n'ai pas le choix. Mais bon nous n'en sommes pas encore là et j'ai décidé de vivre les choses au jour le jour, surtout les choses de l'amour. J'ai toujours eu besoin de me projeter dans l'avenir pour avoir le sentiment d'exister mais ça ne m'a jamais rien apporté de bon jusqu'à maintenant, alors je crois qu'il serait peut-être temps d'envisager de modifier ma façon de voir la vie...

Bon, avec le soulagement lié à la nouvelle situation de mes parents et petit à petit la disparition de la charge de choses les concernant qui m'incombaient, je devrais pouvoir revenir bloguer normalement en début d'année, j'entends par là revenir régulièrement chez vous et recommencer à faire des billets qui ne parlent pas que de moi et de mon quotidien. Juste une chose, soyez gentils de ne pas me souhaiter "de très bonnes fêtes de fin d'année" : mes parents n'étant pas chez eux il n'y aura cette année pas de réveillon de Noël pour moi puisque je n'ai pas d'autre famille, et je n'assisterai pas à la soirée du 31 que j'organise puisque mon ex lui y sera avec son trio pour animer la partie musicale et ce serait trop difficile pour moi. Et je n'ai de toute façon plus la moindre intention de le croiser où que ce soit. Par contre je vous en souhaite d'excellentes à toutes et tous !  :-)

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samedi 15 décembre 2007

Lettre à...

Lettre à tous ces messieurs qui me prennent pour une conne depuis tellement longtemps, pour une jolie nana baisable (ah oui, ça ça vous plaît hein, de me baiser, vous vous éclatez avec moi, à fond, ben oui, à force de rencontrer des abrutis dans votre genre je suis devenue "bonne" comme vous dites fort élégamment entre vous, très "bonne" apparemment), et pour la dernière des idiotes. Messieurs je vous emmerde. Vous massacrez mon coeur et ma tête depuis des dizaines d'années, vous m'utilisez comme un kleenex, un pis aller de vos frustrations, un dépotoir de vos fantasmes, vous me faites des déclarations d'amour et d'envies à tomber par terre, vous me promettez le bonheur, vous me faites craquer pour vous, vous m'y faites croire -suis-je d'ailleurs tellement stupide d'y croire mais vous le savez et vous en profitez n'est-ce pas- et puis d'un coup vous vous tirez comme les pitoyables lâches que vous êtes. Bien sûr sans aucune explication. D'ailleurs en avez-vous à donner, des explications ? Même pas. Vous ne savez pas ce que vous voulez, jamais. Mais alors de grâce fermez vos grandes gueules de baratineurs. Baisez soit mais ne dites rien, ne promettez rien, ne donnez pas l'illusion de l'amour. Parce que vous faites mal. Très mal. Et un mal qui abîme, profondément, irrémédiablement. Messieurs je vous emmerde, et je ne vous souhaite qu'une chose : que vous payiez pour vos conneries, votre égocentrisme et votre inconscience, et que vous tombiez sur une superbe salope qui vous en fera voir autant que vous m'en faites voir depuis tout ce temps. Salope que, mille fois hélas, je suis incapable d'être. Parce que moi je vous aime et vous respecte. C'est bête, hein...

P.S. : Si quelqu'un me soumet seulement l'idée de "ne pas mettre tout le monde dans le même panier" je l'explose ; j'ai un sacré panier de gros cons à offrir. Alors à bon entendeur...

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jeudi 13 décembre 2007

Un titre ? Ben non

Du même auteur et puisé dans le même livre que la phrase du billet précédant : "L'éternité n'est qu'une longue suite de 'maintenant'. Et il est bon de vivre un moment à la fois, sans trop se soucier du passé et du futur".

Je le constate tellement en ce moment, même si ce n'est décidément pas toujours simple à mettre en pratique. Mais nom d'un chat, pourquoi donc ma vie amoureuse est-elle depuis toujours si compliquée ? Serait-ce moi qui la complique autant ?? Pfffff...

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samedi 01 décembre 2007

Paperasseriemania, tris et prémonition

La France est accro aux paperasses, on le sait depuis longtemps. Pour tout et rien il faut fournir des kilos de photocopies de documents la plupart du temps introuvables tellement ils sont anciens et enterrés, de trucs enfouis sous des kilos d'années d'entassement de papiers divers et variés et aux 3/4 du temps inutiles même si le manuel du parfait petit français stipule qu'il faut les conserver X années voire à vie. Depuis quelques temps, plus précisément depuis que je cherche à réunir ceux nécessaires à l'inscription de mes parents en maison de retraite, j'ai le sentiment de faire de la spéléologie. Sans casque et sans oxygène. Surtout en ce qui concerne les papiers de mon père, vu l'état de son système de classement très personnel et... franchement superbement erratique. En même temps on ne peut pas tout avoir, et il faut reconnaître qu'en France nous sommes particulièrement bien lotis en terme de prises en charge sociale et médicale. Moi qui suis une (très) grande râleuse vis à vis de tout ce qui a trait à la haute fanfaronnade étatique politique et à nos chers guignols politiciens, je dois tout de même bien l'avouer. Vous me direz, c'est toujours ça de gagné... Bon, je vais donc continuer à farfouiller dans tous ces papiers, en plus de mes plongeons au coeur de deux siècles de livres et autres trésors familiaux. Certes mes parents n'ont pas tant de temps d'existence mais quand ils ont fait construire cette grande maison ils ont récupéré beaucoup de choses des deux familles. A vue de nez, entre les livres anciens et les plus récents (dont les miens, nous sommes une famille de lecteurs fous) je dirais que j'ai largement plus d'un millier de bouquins à répertorier et à trier, entre ce qui est vendable à prix d'or aux bouquinistes, donnable aux bibliothèques et mairies ou simplement fourgable à Emaïus. Euh... kékun veut m'aider ? J'offre le gîte et le couvert et j'adore faire la cuisine ;-))

Il y a plus de 50 ans, alors que ma mère était une toute jeune et magnifique femme d'à peine plus de 20 ans, une personne (voyante ? médium ? peu importe) par hasard rencontrée lors d'une soirée, lui a "prédit" qu'elle ne vivrait pas au-delà de 74 ans et terminerait sa vie en fauteuil roulant. Ma petite maman, qui n'était à l'époque pas maman et ne connaissait même pas mon père, a ri aux éclats. Elle était jeune, extrêmement belle et pleine de vie. Mais elle n'a pas complètement oublié cette étrange rencontre. Depuis elle a vécu sa vie, s'est mariée et a fait un enfant. Puis plus tard s'est trouvée aux prises avec cette terrible maladie si incapacitante et surtout inguérissable qu'est la polyarthrite rhumatoïde, qu'elle a aujourd'hui au dernier degré possible ; elle ne peut plus bouger du tout et peut à peine tenir dans la seule main à peu près valide qui lui reste un combiné de téléphone plus de 3 minutes d'affilées, et quand elle doit se déplacer il faut bien évidemment la mettre dans un fauteuil roulant, et l'y maintenir sinon elle en tombe, elle n'a plus aucune force dans les membres. Elle aura 73 ans dans 4 mois, et est moralement extrêmement fatiguée et déprimée -et je la comprends, quel intérêt de vivre ainsi...- Je ne suis pas médecin mais même si ça me terrifie par avance je crois qu'elle ne vivra plus très longtemps, elle ne le souhaite pas elle-même. Je ne crois pas au destin dans le sens envisagé la plupart du temps, c'est à dire une espèce de ligne de vie écrite à l'avance par on ne sait qui à notre naissance et de laquelle on ne peut pas s'écarter, j'ai d'ailleurs déjà fait un ou deux billets à ce sujet. Logique, je ne crois pas en un dieu quelconque, la notion de destin pré-établi/écrit me rebute donc complètement et va totalement à l'encontre de mon mode de pensée. Alors comment croire à la véracité de ce genre de "divinations" ? Nonobstant, cette ancienne prédiction relative à ma mère me trouble. Comment qui que ce soit pourrait-il bien être apte à dire à une superbe jeune femme de vingt et quelques années, pleine de vie et de santé, qu'elle finira sa vie en fauteuil roulant et mourra avant ses 74 ans ? Et surtout, SURTOUT, avoir raison.........

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jeudi 22 novembre 2007

Nouvelles du front

Petit à petit tout se met en place. J'ai encore une tonne de démarches à faire dans tous les sens, mais ça avance.

ça y est j'ai mis la maison de mes parents en vente. 200 m2 habitables plus un sous-sol total, sur un terrain arboré de 3.000 m2, au prix de 350.000 euros. A 18 kilomètres de Rambouillet, Yvelines (mais la maison est en Eure-et-Loir) ; si ça intéresse quelqu'un faites-moi signe !  ;-) Dès qu'elle est sur internet je mets le lien dans la tanière.

J'ai trouvé une superbe maison de retraite pour mes parents. Aussi chouette que celle que j'avais visitée la semaine d'avant et pour laquelle j'avais un gros faible, mais beaucoup moins chère et un peu plus près de Paris. Seul problème, il y a une liste d'attente plus importante que dans l'autre. Mes parents sont maintenant tous les deux en maison de convalescence, mais on ne va pas les y garder des mois et j'ai bien peur de me retrouver avec un sérieux problème pour l'entre-deux puisqu'ils ne peuvent pas revenir momentanément dans leur maison. Non seulement parce qu'il leur faut absolument un entourage médical 24h/24, mais aussi parce que ce serait psychologiquement bien trop dur pour eux. Là ils l'ont quittée sans savoir qu'ils n'y reviendraient pas, bien sûr elle est dans leurs souvenirs et elle leur manque beaucoup mais je suis persuadée que ce serait affreux pour eux de tout avoir à nouveau sous les yeux et de se dire que c'est bientôt fini. Sans compter que je crois aussi qu'il est mieux pour les visiteurs et acheteurs potentiels que le lieu soit vide d'habitants, surtout des habitants malades. Bref, je vais donc devoir visiter d'autres maisons de retraite, même si elles sont moins bien et si l'installation de mes parents doit y être transitoire.

Et pour finir, le boulot avance ! Comme je l'ai dit en commentaire sur le billet précédent la soirée que j'ai aidé à organiser vendredi dernier s'est très bien passée. C'est important, non seulement parce que mon client (qui est une connaissance de mon Lui) est très content de moi et me confie ses autres projets de soirées musicales, mais aussi parce que ça faisait deux ans 1/2 que je n'avais pas bossé ; et donc me voilà rassurée, je sais encore faire ! Par ailleurs, l'un des rendez-vous que j'ai eus dernièrement se concrétise, je suis embauchée sur le projet du monsieur. La date de l'événement n'est pas encore fixée mais l'important est que la mission me soit confiée. En plus le gars est super sympa, on a tout de suite sympathisé et on est en train de devenir copains, et puis c'est une micro structure comme je les aime. C'est l'un de mes défauts ça, détecté lors du bilan de compétences que j'ai fait il y a un peu plus d'un an, j'ai besoin d'affectif jusque dans le travail.

Voilà les news. Je me sens mieux qu'il y a deux semaines, beaucoup moins perdue, je redors même presque normalement. Bon, ce serait encore mieux si mon Lui n'était pas aussi occupé et si l'on se voyait davantage, mais il est plongé dans de très beaux projets musicaux et bosse comme un fou. Alors il faut que je sois patiente et ce n'est pas mon fort... Mais ce serait vraiment trop stupide de gâcher une si belle histoire à cause d'un comportement égoïste de ma part. Si seulement on pouvait vivre ensemble tout de suite ! C'est terrible cette absence de confiance en moi, un rien et je me sens délaissée, je m'angoisse et me pose des milliers de questions sur les sentiments de l'autre, pfffff...

Je vais me répéter mais merci encore de votre fidélité malgré ma magistrale et totale absence chez vous. Gros bisous, j'espère que vous allez tous bien.

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ça c'est de la moustache... ;-))

samedi 10 novembre 2007

Echec

Je croyais, sincèrement, pouvoir revenir dans la blogosphère. Mais ma tournée de visites s'est arrêtée aux "D". Bel effort. Depuis ce matin mon père est à son tour hospitalisé, je devrais dire re-hospitalisé, moins de trois semaines après sa sortie de maison de convalescence. Et je dois gérer ça, plus la continuité de l'hospitalisation de ma mère (qui se passe mal), les chiennes maintenant seules dans la maison (et pas des puces confiables à des voisins vu que ce sont des bergères allemandes, âgées, un poil caractérielles et pas en bonne santé elles non plus) pour lesquelles je dois trouver une pension. Et mes pauvres et pitoyables tentatives d'essayer de bosser au milieu de tout ça parce que côté boulot ben ça bouge. Ah oui, et d'essayer de vivre, aussi. Parce que j'essaie quand même de vivre. Mais j'y parviens mal, mon Lui pourrait en témoigner, lui qui se prend tous mes dérapages dans la figure. Heureusement la plupart du temps il n'est pas là, parce qu'en concert ou en tournée, donc il évite le pire... Mais combien de temps pourra-t-il encore nous supporter, moi et mon foutu bagage ?

Je ne suis pas encore prête à fermer la tanière, alors je vais juste la maintenir en pause. Et si elle meurt à cause de sa léthargie et bien tant pis, je ne peux pas être sur tous les fronts en même temps. J'aimerais tant être Shiva, ou avoir le don d'ubiquité, ou encore pouvoir changer le monde...

Je ne sais plus où j'en suis.

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mardi 06 novembre 2007

Hauts les coeurs

Promis c'est la dernière note que je fais "en égoïste", c'est à dire sans aller vous voir, foi de féline ! Mais j'ai envie de vous dire que je me sens beaucoup mieux grâce à vous, grâce à tous vos commentaires sur le billet précédent. Je ne culpabilise plus, je me sens sereine vis à vis de cette difficile décision et je suis passée à l'étape suivante, l'organisation -j'ai des rendez-vous dans deux maisons de retraite, un lundi prochain et un autre quelques jours plus tard-. Le gros souci immédiat reste comment faire pour parvenir à convaincre ma mère, j'espère vraiment ne pas être obligée de la mettre sous tutelle et d'agir sans son accord...

Pour les good news ça bouge un peu côté business, j'ai commencé hier à bosser pour une connaissance de mon Lui qui organise un concert lyrique chez lui dans quelques jours. Certes je ne vais quasiment pas être payée cette fois (c'est une "première" et il ne fait pas payer les invités), juste défrayée de mes frais. Mais comme il a le projet d'en organiser régulièrement je serai ensuite rémunérée au pourcentage des entrées des invités. Et puis il connaît beaucoup de monde, et s'il est satisfait de mon travail il peut me recommander à pas mal de personnes. Autres pistes, suite à une récente série d'envois de ma plaquette à des agences de communication j'ai été rappelée deux fois : il y a quelques jours pour une première prise de contact et probablement un rendez-vous d'ici fin novembre, et hier pour un rendez-vous... demain matin ! Et il y a toujours le fameux rendez-vous du 25 octobre reporté qui est fixé à vendredi midi. Yessssss... ;-)  Il faut bien reconnaître que ça réagit nettement mieux que mes envois de CV (en même temps ça pouvait difficilement réagir plus mal, hein...) ; plus de barrages d'âge ou d'absence de diplôme, ni d'engagement sur un salaire en CDI. Je vends un savoir-faire dont l'antériorité n'a pas besoin d'être communiquée mais juste à prouver, et un service ponctuel. J'aurais dû penser à ça beaucoup plus tôt au lieu d'attendre bêtement de me retrouver en fin de droits Assedics avant de me décider à changer d'optique, mais on va dire que l'important est d'avoir fini par y penser ! Et puis je n'étais peut-être psychologiquement pas prête à me lancer dans l'aventure freelance avant ce déclic fin mai dernier...

Bon, sur ce je retourne à mon boulot. Et je commence dès que possible une tournée complète de visites chez vous, en espérant ne pas mettre dix jours à la terminer, mouarf !

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mercredi 31 octobre 2007

Une si difficile décision

Et encore une note sinistre, une. Ma pauvre tanière, que j'ai toujours essayé de garder la plus dynamique et variée possible, ressemble je trouve de plus en plus à une antre glauque et lugubre...

J'ai pris hier pour mes parents la décision que je repousse depuis des mois, les placer en maison de retraite et pour ce faire vendre leur maison. Ma mère est à nouveau hospitalisée et je ne peux plus gérer son état de santé catastrophique. J'ai passé entre dimanche et lundi mon temps à la porter, elle n'a plus aucune force pour bouger toute seule. J'ai le dos en ruine et mon père, qui lui perd la tête et a des oublis potentiellement dangereux, est de toute façon physiquement incapable de faire le huitième de ce que j'ai dû faire : parce que je vous assure que porter à bout de bras un poids mort de 65 kilos demande une force inouïe. Ils ne peuvent plus rester seuls dans leur maison et des aides à domicile en non-stop sont à peine moins chères qu'un placement en maison de retraite, avec cette différence qu'il n'y a pas dans ce cas la vente de la maison pour les financer, leurs retraites ne suffisant pas. En revanche la vente de la maison leur assurera une rente qui me permettra de les placer dans une belle maison de retraite, quelque chose de vraiment bien, et de cher évidemment. Mon père est d'accord, mais ça ne va pas être une sinécure de convaincre ma mère qui m'en veut déjà d'avoir laissé son médecin la refaire hospitaliser et qui a le sentiment que je me débarrasse d'elle. Elle ne se rend absolument pas compte que je ne peux plus gérer ça toute seule et qu'il faut qu'elle soit entourée d'aides et de soins en continu. C'est d'ailleurs la même chose pour mon père, mais lui en est conscient et l'accepte.

Voilà, ma décision est prise. Sans compter qu'au-delà des problèmes techniques (la porter ou l'aider à se déplacer) et de temps (mes incessants allers et retours là-bas, passer au bas mot trois jours par semaine à m'occuper d'eux et à faire leurs courses, ma difficulté à trouver le temps de m'occuper de moi et surtout de prospecter pour mon boulot) que cette situation me pose, au fil du temps je résiste de moins en moins bien au stress. Je suis tellement angoissée et inquiète pour eux en continu que je ne supporte plus la moindre déception et je prends tout mal, hier soir je me suis même embrouillée avec mon Lui. Si je continue comme ça je vais ficher toute ma vie en l'air...

Je crois que je n'ai jamais eu à faire un choix aussi difficile. Je culpabilise tellement, j'ai l'impression que cette décision équivaut à décider de leur mort...

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mercredi 17 octobre 2007

News in pause

Coucou tout le monde !

J'avais dit que je ne ferai pas de billet dans la tanière tant que je n'aurai pas la possibilité d'aller vous voir chez vous (ben vi, je trouve un gros poil égocentrique de publier des notes sur mon blog sans aller lire les vôtres) mais je réalise que je ne peux pas non plus vous obliger à systématiquement descendre deux semaines de commentaires à chacun de vos adorables passages sur la précédente note, alors voilà des nouvelles fraîches facilement accessibles.

Mon père sort mardi prochain de maison de convalescence. Une sortie très attendue pour lui bien sûr, d'autant qu'il est hospitalisé depuis fin août, et très angoissante pour ma mère ; parce qu'il faut savoir qu'il est maintenant complètement incontinent, devant comme derrière. Je lui ai acheté ce qu'il faut (protections, pantalons spéciaux), mais même si je me donne un mal fou pour rassurer ma mère en lui disant que ça va bien se passer et qu'elle ne sera plus seule à s'occuper d'elle et des chiennes dans  leur grande maison, et donc moins fatiguée (enfin j'espère) j'angoisse grave aussi, saura-t-il gérer ces problèmes et l'indispensable hygiène qui va avec. D'autant que même s'il s'est globalement bien remis de son petit AVC il a quand même une maladie rare et inguérissable, et des problèmes de coordination des gestes. Certes je mets des aides en place mais tant que les APA ne sont pas acceptées ça ne va pas très loin car ils ont des moyens financiers très limités. D'ailleurs à ce sujet je suis aussi en plein dans un dossier de demande de prêt hypothécaire, drôlement compliqué, pour les sortir de la mouise. Je ferai tout pour les laisser le plus longtemps possible dans leur maison, le placement en maison de retraite (et pour ce faire la vente de leur maison) sera vraiment la solution extrême même si j'ai déjà commencé à me renseigner.

Et ma recherche de boulots et de missions là-dedans me demanderez-vous ?? Ben je fais ce que je peux au milieu de tout ça. Pis j'ai kanmême pas de bol quand on y pense, j'avais un RV demain et vlan, grève générale des transports en commun et RV annulé ! grrrrr... RV reportable certes mais c'est tout de même super énervant. Dernière chose et pas la moindre, mon Lui est toujours aussi présent et attentif ; nom d'un chat, ça valait le coup d'attendre 48 ans pour vivre une si belle histoire, avec un homme aussi génial de partout, d'autant que c'est vraiment parti pour durer trrrrrrrès longtemps (héhé, p'têt ben jusqu'au bout de la vie, allez savoir... ;)) )

Je termine avec des remerciements ENOOOOOOOORMES pour votre présence, votre tendresse, et vos encouragements. Je n'ai toujours pas le temps de revenir dans la blogosphère mais j'espère y arriver bientôt paske bon, vos blogs, vos vies et vos écrits me manquent drôlement !

Des bisous à toutes et tous, aussi énoooooooormes que les remerciements ;-)

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mercredi 03 octobre 2007

Pause obligée

Je n'arrive plus à bloguer, je n'en ai en ce moment plus du tout le temps. Ma mère, très mal en point seule chez elle, me prend énormément de temps. Je suis avec elle la plus grande partie de la semaine, à 65 km de chez moi. Et encore, j'ai du mal à rentrer un ou deux jours chez moi, elle a des crises d'angoisse dès que je suis sur le point de partir... Mon père est en maison de convalescence à 50 km de chez eux, donc à plus de 100 km de chez moi. Je passe mon temps en voiture ou à m'occuper de ma mère en continu. C'est hyper éprouvant. Non seulement parce que je suis terrorisée à l'idée d'une énième chute de sa part et quand je dors là-bas un bruissement d'ailes me réveille en sursaut, mais en plus elle est exigeante et vite agressive. Je ne le lui reproche pas elle est tellement mal... mais bon, ce n'est pas facile pour moi. Et le peu de temps que je passe chez moi, indépendamment du sentiment de décompression que j'éprouve (sentiment qui d'ailleurs me culpabilise terriblement), je fais un bond de 4 mètres dès que l'un de mes téléphones sonne. Certes une demande d'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) est en cours pour elle et sera acceptée, mais j'ai encore au minimum 1 mois 1/2 à attendre. D'ici là j'ai demandé une aide à domicile les matins où la petite femme de ménage n'est pas disponible, mais je ne peux pas demander aussi un passage tous les soirs, c'est affreusement cher quand on doit en payer l'intégralité et mes parents n'en ont pas les moyens. Dès que ma mère est seule elle panique complètement, j'ai eu un mal fou à partir aujourd'hui alors que j'y suis allée un jour plus tôt que prévu et suis restée un jour de plus que prévu aussi. Il faut dire qu'elle est dans un tel état de faiblesse physique... J'envisage de la refaire hospitaliser, j'ai tellement peur qu'elle ne se blesse mortellement ou ne se casse quelque chose quand elle tombe. Elle a déjà de ces bleus, contusions et cocards, sans compter que quand elle tombe elle est incapable de se relever toute seule...

Alors le minuscule temps qu'il me reste pour moi je dois absolument le consacrer à ma recherche de clients. Je n'en ai pas encore un seul (à peine 2 vagues pistes pour plus tard) et ma situation devient vraiment très précaire. Je garde aussi bien sûr le plus de temps possible pour mon Lui. On avait déjà du mal à se voir de par sa charge de travail mais mes absences régulières en ce moment n'arrangent rien, et j'ai besoin de passer du temps avec lui le plus souvent possible. Bref, je mets la tanière en pause pour l'instant je ne peux pas faire autrement. Vous allez tous beaucoup me manquer, et puis vous faisiez partie de mon aération du neurone mais je suis bien obligée de constater que je n'ai depuis quelques temps pas plus le temps d'alimenter mon blog que celui d'aller rendre visite aux vôtres. Je reviendrai de temps en temps ici vous répondre et vous donner des news, et complètement sur la blogosphère dès que je le pourrai. D'ici là portez-vous bien, et essayez de ne pas m'oublier trop vite...

Pour terminer sur une note un peu plus "gaîte", quelques photos faites près de chez moi lors d'une jolie balade avec mon Lui dimanche dernier en huit. Comme d'hab' clic sur les photos pour les voir en plus grand puis retour en arrière pour revenir à la note. A très bientôt j'espère et beaucoup de bisous à tous :-)

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Vue du pont de Sèvres, tout près de chez moi, en allant au parc de St Cloud. Les quais de Seine représentent à mon sens toute la beauté de Paris...

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Un morceau de l'intérieur du parc. Apaisant non ?

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Une autre vue, un peu en hauteur celle-là, vers les fontaines en cascade du parc.

008Et pour finir une vue de 'paname' du point le plus culminant du parc. Paris à l'infini...

mercredi 26 septembre 2007

Parent's news

Certain(e)s d'entre vous m'ont très gentiment demandé des nouvelles de mes parents. C'est un intérêt qui me touche, beaucoup, alors plutôt que de répondre dans les commentaires je préfère en faire un billet.

Mon père va mieux. Il est toujours hospitalisé mais l'amélioration est nette, physique autant que psychique, pourtant il n'y a pas si longtemps son état général était très mauvais. Il part en maison de convalescence médicalisée ce vendredi. Ensuite... et bien ensuite je ne sais pas, tout dépendra de sa capacité à remonter la pente. Il est évident qu'aujourd'hui il n'est pas en état de rentrer chez lui, indépendamment du fait que ce serait dangereux pour lui il serait un poids énorme pour ma mère. Et puisque je parle de ma mère c'est elle qui m'inquiète le plus en ce moment. Elle est toute seule dans leur grande maison avec une mobilité extrêmement réduite, elle doit s'occuper d'elle et de leurs deux chiennes ; et pas des puces les bestioles puisqu'il s'agit de bergers allemands. Elle est très fatiguée en continu et je tremble sans arrêt qu'elle ne tombe. Elle tombe bien trop souvent à mon goût, se blesse parfois et est de toute façon incapable de se relever toute seule, et depuis qu'elle est seule dans leur maison j'ai toujours peur qu'elle ne puisse pas appeler de secours, même si elle a ordre de ma part de ne rien faire de risqué et rien du tout sans son téléphone à portée de main. Une demande d'A.P.A (Allocation Personnalisée d'Autonomie) est en cours pour elle mais ça prend du temps, de 2 à 4 mois. Je sais qu'elle sera acceptée mais d'ici là je dois me débrouiller autrement, entre les possibilités de passages supplémentaires de la très serviable femme de ménage et mes propres aller/retours chez elle (ce que j'appelle ma pampa) ; et je suis en contact avec les services sociaux pour essayer de trouver une solution palliative en attendant L'A.P.A. Pas simple tout ça ! Je suis aussi en train de faire une demande d'A.P.A pour mon père s'il peut rentrer à la maison, et de placement en maison de retraite sinon. Et même si c'est pour bien plus tard mieux vaut s'y prendre le plus tôt possible. Inutile de vous dire que ça me fend le coeur d'envisager cette ultime solution mais je ne peux pas faire autrement, je ne peux pas prendre le risque de me retrouver prise de cours au dernier moment...

Tout ça plus leurs problèmes administratifs et financiers (enfin en passe d'être résolus dieu merci) me prend un temps fou, temps que je ne peux par ailleurs hélas pas consacrer à ma recherche de clients. Mais je considère que l'avenir et le meilleur bien-être possible de mes parents sont une priorité, alors je ne me pose pas de questions ! Voilà donc pour les news. Ce n'est pas facile, c'est même plutôt difficile, surtout étant enfant unique c'est lourd à porter toute seule. Mais mon Lui d'amour m'aide beaucoup, ne serait-ce que par sa présence. Je ne sais pas dans quel état psychologique je serais s'il n'était pas là, certainement aplatie par terre comme une lamentable sous-larve déprimée, et bonne à rien ni à personne !  ;-)

Les fins de vie sont souvent très difficiles, alors si l'on peut accompagner nos parents dans les leurs le mieux possible il ne faut pas hésiter. Et surtout il faut leur dire qu'on les aime, tout le temps...

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jeudi 20 septembre 2007

La vie avec un musicien

Vous le savez tous maintenant, mon Lui d'amour est musicien, de jazz, contrebassiste précisément. Il est excellent, si vous saviez comme j'aime le voir jouer, et comme je suis fière de lui quand il soulève des ovations (à chaque concert, et non ce n'est pas l'amour qui parle c'est juste la vérité ;) ). Lui et son acolyte pianiste, tout aussi excellent, forment un superbe duo, ont un succès terrible et c'est génial. On les demande partout, concerts publics ou privés, clubs de jazz, remplacements de dernière minute. Mais en plus d'être musicien mon Lui est aussi ingénieur du son, a créé chez lui son propre petit studio d'enregistrement et travaille sur les albums d'autres musiciens ou chanteurs. Ah, il est aussi professeur de contrebasse au conservatoire de son département de résidence. Vous l'aurez compris, il bosse comme un fou, le soir autant que dans la journée, il est passionné par ce qu'il fait et j'aime sa passion. Mais je ne m'étais pas trop rendu compte cet été de sa charge de travail, allégée justement à cause de l'été, et depuis début septembre je dois m'y adapter. Soirées très souvent prises, journées aussi, tournées, impondérables du jour au lendemain et annulations de ce qu'on avait prévu tous les deux. Mais aussi moments fantastiques quand je peux l'accompagner dans ses déplacements... Ce n'est pas facile car pour l'instant on habite à 30 km l'un de l'autre, si vous saviez comme j'ai hâte que l'on vive ensemble. Parce que quand il rentre à 3h00 du matin après ses concerts il viendra tout contre moi, et quand il travaille dans son studio il nous sera facile de passer des petits moments ensemble dans la journée ; d'autant que je suis maintenant freelance et gère mon temps comme je le veux (et euh... n'ai pas de clients pour l'instant, aussi, mébon... ;)) )

D'ici là patience patience... Il y a des périodes comme en ce moment où l'on du mal à se voir, on programme des trucs et pfffttt ça tombe à l'eau la veille voire le jour ou le soir même ; pas toujours facile pour moi je dois dire, surtout en ce moment où de par les gros soucis liés à mes parents je suis psychologiquement assez fragile... Mais ce qu'il y a entre nous est très fort, alors on va le protéger, et faire en sorte que tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que l'on puisse vivre ensemble et partager beaucoup plus facilement plein de petits moments n'importe quand. Heureusement je suis très indépendante, sa vie hors normes et un poil marginale me va bien et ne me fait pas peur, il faut juste que j'apprenne pour l'instant à accepter placidement les déceptions dues à ces fameux impondérables, et cette petite distance géographique qui nous empêche de nous retrouver aussi souvent qu'on le voudrait. Mais j'y arriverai, je l'aime tant, et je sais qu'il m'aime tout autant.

Il est l'homme de ma vie, alors pour Lui j'aurai toute la patience du monde... ;-)

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dimanche 16 septembre 2007

Bande de ~"&%µ*¤$#§ !

Je suis rentrée tout à l'heure de ma pampa, 2h45 pour faire 65 km ; pas mal non ? Un énorme embouteillage dû à un accident quelque part loin devant. Mais soleil et chaleur ne faisant pas du tout bon ménage avec une voiture qui ne dépasse pas la première pendant plus d'une heure, j'ai dû à un moment m'arrêter durant une bonne demi-heure sur la bande d'arrêt d'urgence pour laisser refroidir mon moteur, en pleine surchauffe et m'envoyant des clignotements rouges partout sur le tableau de bord. Et quoi de plus intéressant et surtout drôle qu'une voiture en panne sur l'autoroute, warnings allumés et capot ouvert, avec en plus une nana au volant ? Rien ! D'autant qu'ils avaient le temps de regarder, ces blaireaux, vu qu'ils avançaient à 2 km/h. Je pense que je n'aurais pas été davantage matée si j'étais montée à poil sur le toit pour danser un Madison. Arrrggghhh, je hais ce voyeurisme de la route à un point que vous n'imaginez pas. Et en plus ils se marraient ces conn*rds... Je vous assure que si j'avais eu le moindre don de télékinésie il y aurait à cette heure un sacré paquet de gugus et gugussettes en panne sur l'autoroute ! J'imagine qu'ils ont dû être ravis quelques kilomètres plus tard en passant devant un vrai accident, probablement de la tôle tordue et peut-être du sang, avec un peu de chance...

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dimanche 09 septembre 2007

News (je sais, c'est pas du tout original comme titre mais tant pis !)

Week-end extra, comme tous ceux que je passe avec mon Lui quand je l'accompagne en concert. La Normandie a été gentille côté soleil, bon pas de quoi cramer et températures pas non plus hyper chaudes, mais pas trop de nuages non plus. Pis vive les marées qui emportent les nuages avec elles quand elles descendent, si seulement elles pouvaient aussi ne pas les rapporter en remontant ce serait carrément top... ;-))  Et puis belles balades en bord de mer, pieds dans l'eau (ainsi que dérapages non contrôlés sur les galets traîtreusement recouverts de varech...), respirage de l'océan, hmmmmmmm...

Nous avons été accueillis par des gens adorables, et le concert de samedi a été exceptionnel. Le jazz est vraiment une musique magique, et le duo que forment mon Lui et son ami et partenaire pianiste est particulièrement excellent. Osmose totale avec les invités, impros délirantes, du bonheur à l'état pur je vous dis ! J'ai bien sûr pris plein de photos avec l'appareil de mon Lui qui est meilleur que le mien ; oui je sais, je dois déjà en envoyer du concert précédent à certains d'entre vous qui me l'ont demandé mais je n'ai pas encore eu le temps de les trier, mea culpa...

Sinon côté business j'ai parlé avec ce fameux grand pianiste classique avec qui j'avais déjà sympathisé dans le Poitou. C'est un homme à la fois charmant et profond, qui suite à un problème d'arthrose dans les doigts a vu sa superbe carrière professionnelle s'arrêter net. Même s'il joue toujours comme un dieu il ne joue plus que pour les événements liés à l'association caritative qu'il a récemment créée avec son épouse, association destinée à rapporter des sous aux autres associations qu'il soutient. Ce qui nous a rapprochés c'est qu'il s'occupe notamment d'une association destinée à la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de ma mère. Bref, il souhaite développer son association, a besoin de communication et oui bien sûr que ça m'intéresse de travailler avec lui. Ce n'est pas forcément pour tout de suite, mais un contact est un contact. Une chose est sûre, si demain il décide (et a les moyens) de communiquer c'est à moi qu'il fera appel. On reste de toute façon en contact, il est parisien et j'ai aussi bien sympathisé avec son adorable femme, on doit se revoir bientôt. Et puis j'ai papoté avec d'autres personnes aussi, sait-on jamais...

Bon, j'arrête de vous saouler avec mes captivantes news et vous offre trois photos faites avec mon petit appareil  ;)

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Edit du lundi 10 à 12h30 : suite à un appel de ma mère je viens de demander au Samu l'hospitalisation en urgence de mon père. Il s'agit soit d'un Alzheimer foudroyant (et probablement latent depuis un an) soit d'une AVC. Donc aujourd'hui c'est journée au téléphone avec les médecins et assistantes sociales pour accelérer la demande d'APA, et demain je file là-bas car ma mère se retrouve toute seule dans leur grande maison et vu son absence de mobilité ça me plait très moyen, sans parler de tout ce qu'il y a à faire dans la maison car la petite femme de ménage est en vacances cette semaine. Bref, tout ça pour vous dire que je ne sais pas quand je reviendrai sur le Net. Je n'ai hélas personne à qui confier les clés de la tanière, mes blogamis les plus proches ayant eux-mêmes leurs problèmes et n'étant pas plus disponibles que moi.

Bisous à tous, prenez soin de vous et j'espère à bientôt.

jeudi 06 septembre 2007

Note multiple

L'un de mes vieux amis (enfin quand je dis vieux tout est relatif, il a 13 ans de moins que moi ! Mais on se connaît depuis 12 ans donc il mérite amplement l'adjectif de "vieux" ;) ), en pleine procédure de divorce particulièrement difficile, vient de se voir accuser par sa femme de pédophilie sur leurs enfants. Quelle horreur, comment peut-on en arriver à de telles manigances et de tels atroces mensonges ?? Je suis abasourdie. Je sais qu'il n'est pas un cas isolé, c'est une accusation devenue très à la mode. Qui a toute justification dans certains cas et heureusement que l'entourage scolaire des enfants est très attentif aux symptômes (et si vous saviez ce que je réserverais aux pédophiles s'ils me tombaient entre les pattes...), mais qui est aussi hélas devenue une arme factice redoutable et très utilisée par les avocats quand il s'agit de gagner un divorce ou d'obtenir la garde exclusive des enfants. Mon ami est effondré, il a 4 filles de 2 à 9 ans et les adore, et risque de se voir interdire de les approcher ad vita eternam. Je n'ose imaginer ce qu'il peut ressentir... Son avocate lui a conseillé de réunir le plus de témoignages de moralité possible, seule façon d'essayer de se sortir de cette monstrueuse fausse accusation. Il aura le mien sans aucune restriction. Cet homme, que je connais depuis toutes ces années, est absolument incapable d'une horreur pareille, ça ne fait pour moi pas le moindre doute. C'est révoltant et tellement mesquin de la part de sa femme de jouer là-dessus pour obtenir ce qu'elle veut.

Côté quotidiennerie, je pars samedi matin pour un week-end en Normandie avec mon Lui, du côté de Dieppe, il y donne un concert jazzy privé samedi soir. Il va y avoir beaucoup de "hight society" en non-stop, je vais notamment y revoir un grand pianiste classique rencontré lors de l'un des concerts de mon Lui dans le Poitou et avec qui j'avais sympathisé. Il semble intéressé par mon métier et souhaiterait apparemment me confier des missions d'organisation de concerts... Je n'en dis pas plus pour l'instant, wait and see et à moi de bien me vendre durant ce week-end ; mais ma rentrée s'annonce plutôt positive aussi côté business, youpi !

J'ai une journée de demain assez chargée en diverses choses (suis toujours plongée dans la résolution des soucis administratifs de mes parents) mais je ne pars que samedi alors on se reverra d'ici là, ici ou chez vous. Plein de bisous à toutes et tous ;-)

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mercredi 29 août 2007

Un titre ? Heu...

Je n'ai pas grand chose d'intéressant ou de nouveau à dire (hé, qui a dit que je n'avais dans ce cas qu'à me taire, hmmm ?? Nonmééé...), ou alors je continue à vous saouler avec mon passionnant quotidien ? ça vous dit ? Bon d'accord, si vous insistez : tout d'abord mon Lui et moi sommes chaque jour plus heureux d'être ensemble, c'est tellement génial le bonheur amoureux, je n'y croyais vraiment plus. Ensuite j'ai réussi à faire en sorte que maman rentre chez elle aujourd'hui. Enfin. Il était temps, presque 2 mois d'hôpital en hôpital elle en a ras le bol, mon père s'ennuie énormément et déprime grave, il m'inquiète, perd de plus en plus la tête, ne dort plus, a des crises d'angoisse et ne mange presque plus. Je ne me fais aucune illusion sur le fait qu'ils vont recommencer à se hurler dessus au bout de 3 jours mébon, ils ont quand même besoin l'un de l'autre même s'ils refusent de l'admettre. Ce retour à la maison de ma mère m'occupe beaucoup, formalités administratives, mise en place des séances de kiné à domicile, achat d'un déambulateur, organisation avec la petite femme de ménage (qui est d'ailleurs aussi aide de vie) qui va faire un peu plus de temps chez eux pour diverses nouvelles tâches, suivi du dossier A.P.A. demandé par le service gérontologie de l'hôpital il y a 3 semaines, etc. Par ailleurs la France se réveillant enfin de son coma estival annuel je vais pouvoir finaliser le réglage de leurs problèmes financiers et changement de banques, ainsi que recommencer à m'occuper de ma prospection de clients. Passionnant tout ça n'est-ce pas ? Hééé, je vous avais prévenus hein ! Je n'ai même pas une nouvelle petite rigolerie à publier vu que je me suis brouillée il y a quelques mois avec le soi-disant ami qui était mon principal fournisseur. Vous en voulez une ancienne ? Allez zou c'est parti, vous aurez droit à l'histoire de l'ours et du lapin :

Un ours poursuit un lapin, ils s'insultent.

L'ours : "- Je vais t'attraper, petit salop*rd de lapin !

Le lapin : - Vas chi*r, ours de m*rde !"

Ils sont en train de traverser un champs au pas de course quand ils se retrouvent nez à nez avec une grenouille.

La grenouille : "Holà, stoppez là vous deux ! Je suis une grenouille magique et je peux exaucer trois voeux pour chacun d'entre vous. Qui commence ?

L'ours : - Moi, moi ! Je suis le plus gros !

La grenouille : - Alors vas-y l'ours, quel est ton premier voeu ?

L'ours : - Je veux que tous les ours de cette forêt soient des femelles !

La grenouille : - Pas de problème, ton voeu est exaucé. Et toi le lapin ?

Le lapin : - Moi, je veux un casque de moto à ma taille.

L'ours en regardant le lapin : - T'es vraiment débile toi !

La grenouille : - Voilà ton casque le lapin. Quel est ton second voeu l'ours ?

L'ours : - Je veux que tous les ours des forêts voisines soient des femelles !

La grenouille : - Ok c'est fait. A toi le lapin.

Le lapin : - Je veux une moto tout terrain à ma taille aussi, et ultra puissante.

La grenouille : - D'accord le lapin, la voilà !

L'ours en regardant dédaigneusement le lapin : - T'es vraiment trop c*n mon pauvre !

La grenouille : - Bon, votre dernier voeu ?

L'ours : - Je veux que tous les ours de la planète soient des femelles, sauf moi !

La grenouille : - ça y est, c'est fait. Et toi le lapin ?"

Le lapin met son casque, enfourche sa moto, montre l'ours avant de démarrer à fond la caisse et crie : "Je veux qu'il soit pédé !!!"

Oui bon... :))) Allez, pour me rattraper voici une très belle photo prise par mon Lui lors de notre escapade poitevine. Il était en train de me montrer les subtilités de fonctionnement de son appareil et s'est amusé sur une macro, et je trouve le résultat superbe, surtout quand je me rappelle le bout de plante tout à fait anodin d'origine. La photo est telle quelle, sans retouches. Joli non ?

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(Clic dessus pour la voir plein écran, puis retour pour revenir à la note)

vendredi 24 août 2007

Coucou !

Coucou tous  :)

Ayé je suis rentrée, hélaaaaaaaaaaaaaaaaas... :-(

Merci à tous ceux qui sont venus poser des petits mots sur la note précédente. Je vais faire une chose que je n'aime pas faire, ne pas vous répondre individuellement ; mais comme je refile dès demain matin aux aurores dans la pampa de mes parents c'est un peu la bousculade. Donc un (presque) rapide petit mot pour vous dire que le temps a été exécrable, pluie en continu excepté mardi, mais tellement de bonheur aussi en continu : détente totale, rencontre de personnes extras et 'nouage' de liens forts, concerts de mon Lui fantastiques. Il est vraiment EX-CE-LLENT. Je ne posterai pas de photos des concerts ici mais s'il y en a parmi vous que ça intéresse je peux vous les envoyer par mail.

Donc pour en revenir à mes minis vacances, accueil sur place merveilleux chez cette connaissance de mon Lui, accueil à la fois d'une chaleur et d'une simplicité hors pair (sans parler de la qualité des repas mitonnés par la maîtresse de maison) et rencontres de grande qualité. Et puis le Poitou est une très belle région, dommage que je l'ai essentiellement vue sous la pluie, et par 15 ° maximum en plein mois d'août mais j'y retournerai ; je pense qu'en novembre voire décembre je devrais pouvoir sortir shorts et petits tops... ;))

Et le plus important après le bonheur et la méga détente de ce petit séjour : mon Lui et moi c'est très fort, vraiment, et nous sommes tous les deux prêts à vivre ensemble dès qu'il le pourra, voila. Il faut juste que je sois un p'tit peu patiente par rapport à sa totale liberté matérielle (celles du coeur et de la tête sont là et c'est le principal), mais pour lui je suis prête à toutes les patiences du monde, moi qui suis une groooooooooooosse impatiente, mouarf :)). J'aime sa vie, très spéciale et finalement pas si évidente à accepter mais qui va bien à mon petit côté marginal, les impromptus pas toujours faciles, et les superbes surprises qui la jalonnent sans arrêt. J'adore le regarder jouer, j'aime participer à sa passion qui est aussi son métier, je suis à l'aise avec son entourage d'artistes et de producteurs, il me présente comme sa femme et je sais maintenant que je suis parfaitement prête à être la femme d'un musicien avec tout ce que ça comporte comme aléas et bousculades. Et puis on s'entend tellement bien sur tout. C'est l'homme de ma vie, mais vous l'aviez peut-être déjà compris... ;))

J'ai peu de photos émanant de mon appareil parce que j'avais complètement zappé le fait qu'un appareil numérique fonctionne bêtement sur piles, l'idiot, et je suis partie les mains dans les poches en ce domaine. Bref, je vous poste deux de mes clichés les plus sympas pris avant que la fichue bestiole n'affiche sa limite 'pilesque'. Il en existe plein d'autres pris par mon Lui lors de nos (trop rares) balades, que je pourrai poster dès que je les aurais récupérées, et d'autres pris par moi lors des concerts, avec son propre superbe appareil. Photos que je peux envoyer par la suite à ceux d'entre vous que ça intéresse, par mail parce que je ne veux pas poster dans la tanière de photos de personnes -en dehors des miennes ou d'anciennes photos de ma famille.

Bisous à tous et à tout bientôt, à priori en début de semaine prochaine :)

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vendredi 17 août 2007

Petites nouvelles

Je rentre de ma pampa, ma mère va beaucoup mieux. Sa septicémie, qui l'avait arrachée de la maison de convalescence au bout de 4 jours de séjour pour la renvoyer à l'hôpital, est enfin maîtrisée. Elle est à nouveau complètement elle-même (la septicémie a cette déroutante particularité de faire joujou avec les neurones et rend les malades très bizarres, genre à l'ouest et complètement atones, c'est très déstabilisant voire inquiétant pour l'entourage qui se demande si la personne n'a pas définitivement grillé un câble et ne va pas rester comme ça. Heureusement j'ai connu le cas avec mon père il y a 11 ans et j'étais préparée), elle a même fait des progrès côté mobilité et est retransférée aujourd'hui dans la maison de convalescence. Pourvu que tout s'y passe bien, qu'elle puisse y rester le temps qu'il faut et qu'elle reprenne les méga progrès qu'elle y avait commencés il y a 13 jours ! Quand je pense que ça fait presque un mois qu'elle est trimbalée d'hôpital en maison de convalescence puis à nouveau en hôpital... elle garde quand même un sacré moral la plupart du temps, je suis pleine d'admiration pour elle. Bravo à toi ma petite maman...

Moi je pars dimanche matin (après-demain donc) en mini vacances avec mon Lui, dans la région de Poitiers. Il y assure deux concerts la semaine prochaine et on va en profiter pour se poser, se reposer, décompresser, marcher et respirer pendant 6 jours chez une de ses amies aussi relation professionnelle. Et s'aimer bien sûr mais ça on le fait tout le temps même quand on n'est pas ensemble ;))  Promis je reviens avec plein de photos "maison" ! Et puis durant ces 6 jours j'ai bien l'intention d'oublier que je n'ai toujours pas de mission freelance et que mes allocations Assedics sont maintenant terminées... Chaque chose en son temps ; un boulot énorme de prospection m'attend à la rentrée, boulot interrompu il y a quelques semaines parce que la France tombe tous les ans littéralement dans le coma entre le 15 juillet et le 25 août. En même temps ça m'a donné le temps de m'occuper de mes parents presque en continu, mais là il faut que