Ils adorent les caresses

dimanche 17 juin 2007

Inacceptable abus de pouvoir

S'il y a une chose au monde qui me rend furieuse, c'est bien l'abus de pouvoir. Qu'il soit politique, religieux, sexuel, policier, banquier et j'en passe. Si vous saviez les envies qui frémissent dans ma tête et dans mes mains quand je suis face à ce genre de situation, et surtout à ce genre de méprisable et répugnant individu qui se croit tout permis parce qu'il pense détenir un certain pouvoir sur la personne qu'il a en face de lui...

Comme vous le savez, depuis maintenant presque 2 mois je me bagarre pour sortir mes parents d'un gigantesque pataquès financier, dans lequel les a mis mon père par une accumulation de bêtises et d'inconscience. Je suis en train d'y arriver. J'ai pris les choses en main, et c'est maintenant moi qui la plupart du temps appelle la saleté de grognasse croisée garde-chiourme tendance pitbull atteint de la rage et shooté au crack qui s'occupe de son compte bancaire. Enfin je demande à mon père de l'appeler en lui dictant ce qu'il faut lui dire ou lui demander, il me donne le résultat de l'entretien (systématiquement catastrophique, elle est terriblement désagréable avec lui et fait exprès de l'embrouiller ; je le sais car il m'est arrivé une fois, chez eux, de pouvoir écouter la conversation d'un autre poste), et je rappelle ensuite genre "Je n'ai pas bien saisi ce que mon père m'a dit, vous aurait-il par hasard mal comprise ?". Et là j'ai chaque fois en ligne une femme presque aimable (ben oui, presque, faut quand même pas abuser, ça peut être très dangereux l'amabilité), en tout cas parfaitement claire et correcte. Hé oui, mais dès mon premier appel elle a tout de suite compris qu'elle n'avait pas à faire à un monsieur de 80 ans complètement paumé, mais à quelqu'un qui ne se laissait pas faire. Elle a aussi certainement pigé que la dernière lettre que lui a adressée mon père, comme il le devait, avait été écrite sous ma dictée. Et bien sûr pour elle ça change tout et elle la joue profil nettement plus bas avec moi.

Et ça me révolte à un point que vous n'imaginez pas ! Dès que tout ce b*rdel sera réglé et que mon père aura changé de banque, elle va se prendre de mes petites mains une p*tain de lettre recommandée avec copies conformes aux directeurs commercial et général de l'agence, ça va lui faire tout drôle. Et ça c'est l'action minimum. Mais comme mon père n'est pas encore sorti d'affaire et qu'elle a encore possibilité de l'emmerder, faire traîner certaines choses par exemple, ou lui chercher des poux dans la tête au moment de clôturer son compte (ce qui serait bien sûr illégal mais elle peut quand même toujours essayer), je pousserai sans la moindre hésitation mes copies jusqu'au directeur général du siège social de la banque, ainsi que vers Jean-Marc Morandini (Europe 1) et Julien Courbet. Pour l'instant tout en étant ferme et directive je reste aimable avec elle parce qu'il y a urgence dans l'action et que j'ai hâte que ce problème soit réglé, mais elle ne sait vraiment pas encore sur qui elle est tombée avec moi et ce qui lui pend au nez dès que tout ça sera définitivement réglé ; elle va payer son attitude révoltante vis à vis de mon père, et probablement vis à vis d'autres malheureux clients plus ou moins comme lui en état de faiblesse. Je n'ai jamais accepté, je n'accepte pas et je n'accepterai jamais ce type de comportement.

Et après un bon coup de colère, rien ne vaut une image toute en beauté et en douceur, n'est-ce pas ? ;)

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mardi 24 avril 2007

Foutue humanité, foutue intolérance

Je suis athée, la plupart d'entre vous le savent. J'ai été élevée dans la religion catholique, j'ai même fait mes communions, en aube et tout ça, mais mes parents m'ont ensuite laissée prendre ma propre orientation. Et au jour d'aujourd'hui je ne crois plus depuis longtemps en aucun dieu et je rejette toute religion, je suis même limite agnostique. Mais je respecte les croyances des autres, parce que chacun a le droit de croire ou de ne pas croire en quelque chose. Je respecte TOUTES les croyances religieuses, qu'elles soient catholiques, judéistes, musulmanes, bouddhistes ou tout ce qui peut exister d'autre ou plutôt de déclinaisons de ces quatre principales tendances.

Par contre, ce que je n'accepte pas, c'est que qui que ce soit se permette de vandaliser des tombes sous prétexte qu'elles ne sont pas de "la bonne religion". C'est dégueulasse, inhumain, et justement anti toute religion. Cela dit, les guerres de religion existent depuis la nuit des temps et sont probablement en grande partie responsables de mon écart et de mon rejet de la religion. Que d'épouvantables massacres au nom de "Dieu le veut"...

Je suis révoltée par ce qui se passe en ce moment, toutes ces tombes saccagées. Je pense aux proches, je pense à leur douleur. Chacun a le droit de croire en "son" dieu, quel qu'il soit, d'enterrer ses morts comme il le veut et d'attendre le respect envers eux. Qui, mais qui donc peut s'octroyer le droit de décider que "ce" dieu n'est pas le bon ? Par rapport à quoi ? A qui ?

Par moment l'humanité me dégoûte. Toute cette intolérance, toute cette violence, si stupide et inutile. Et surtout si douloureuse pour ceux vers qui elle est dirigée.

J'ai hésité à faire ce billet, parce que le sujet est extrêmement délicat. Mais c'est plus fort que moi, je veux dire ce que je pense, quel que soit ce que vous vous en pensez. Cela étant je me réserve la possibilité d'en fermer les commentaires si je sens venir une polémique/bagarre religieuse, ce qui n'est absolument pas mon objectif ; je veux juste dire ma révolte et mon dégoût par rapport à ce qui se passe en ce moment, toutes obédiences religieuses confondues.

vendredi 16 mars 2007

Revers de médaille

Je suis effarée. J'ai hier passé un bon moment à appeler les agences d'intérim de ma ville (et il y en a un paquet), dans le but d'obtenir des rendez-vous pour aller m'y inscrire. Et bien figurez-vous que pas une seule n'a accepté de me rencontrer. Au meilleur des cas on me donnait gentiment une adresse mail à laquelle envoyer mon CV, au pire on me renvoyait brutalement sur le site de l'agence en me grognant de suivre les liens, genre "Nan mais tu crois pas qu'on va perdre notre temps à te recevoir ?". Vous pensez qu'ils agissent de la même manière quand une nouvelle entreprise les appelle pour leur demander un intérimaire ? J'en doute... Alors bien sûr j'envoie mes CV et je "suis les liens", je n'ai pas le choix. Mais à la base, une agence d'intérim c'est fait pour mettre en contact des entreprises qui ont un besoin momentané de personnel et des personnes susceptibles de répondre à ce besoin, non ? Comment peut-on faire ce travail en refusant de rencontrer les postulants ? En ne souhaitant pas les voir, les "ressentir" ? Moi ça m'épate. Et ça m'affole. Parce que ces foutues Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC pour les gens du métier), ça sert quand même aussi beaucoup à bousiller le B.A BA de la vraie communication. Et pourtant j'ai bossé 8 ans dans ce milieu de haute technologie, 8 ans à organiser des événements pour les pontes et les grands patrons de l'informatique et des télécoms, 8 ans à assister à leurs ateliers de travail et à leurs conférences, à partager leurs repas, à suivre leurs discussions professionnelles et souvent à y participer. Et une fois de plus je pense à Dominique Wolton, directeur en sociologie au CNRS et précisément spécialisé dans la communication. Un sacré bonhomme que j'ai eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises dans mon ancien job, en tant que conférencier, et avec qui j'avais fini par sympathiser. Et je repense tout particulièrement à l'une de ses phrases : "Internet c'est génial. On communique jusqu'au bout du monde. Mais à un moment ou à un autre on est bien obligé de l'éteindre notre putain d'ordinateur. Et là on se retrouve tout seul, comme un con, et il n'est plus question de la moindre communication, même la plus naturelle et instinctive, même avec son propre voisin. Parce qu'on ne sait plus comment faire".

Bien sûr qu'Internet c'est génial et que je ne pourrai plus m'en passer. J'y achète mes CD et mes bouquins, reçois mes offres d'emplois par alertes emails, blogue et me fais de chouettes amis par ce biais, et pour peu qu'on ne soit pas trop manchot du neurone on y trouve toutes les informations possibles et imaginables. Mais nom d'un chat, ne pas pouvoir obtenir de rendez-vous, d'avoir de contact visuel et physique avec les conseillers des agences d'intérim quand on souhaite s'y inscrire, c'est quand même n'importe quoi, non ?

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dimanche 07 janvier 2007

Au nom de leur humanité

Je ne sais pas s'il faut de tout pour faire un monde, mais il est certain qu'il y a de tout dans le monde. Et justement, de temps en temps ce serait bien d'aussi voir et savoir regarder ce qu'il y a de bien chez l'Homme, vous savez cet étrange animal soi-disant plus évolué que les autres espèces qui en tout cas raisonne souvent plus que de raison jusqu'à parfois en devenir aveugle.

Il serait bien de voir qu'il existe des hommes et des femmes tellement grands dans leur coeur et tellement beaux dans leur âme qu'ils rachètent à eux seuls une bonne partie des atrocités ou des ignominies de certains autres. Ils sont médecins sans frontières abandonnant tout pour passer leur vie à essayer de soigner certaines parties de l'humanité, ils sont soldats du feu et risquent souvent leur vie pour sauver celle des autres, ils sont sauveteurs de montagne ou de mer et affrontent parfois les pires colères de la nature dans le seul but de lui reprendre son tribu de vies humaines, ou bien ils ne sont rien de plus que vous et moi mais font pourtant tant de bien autour d'eux. Il y a les gens connus et médiatiques, les personnages célèbres passés ou présents que l'on apprend à connaître à l'école ; mais il y a aussi et surtout des centaines d'hommes et de femmes dont on n'entend jamais ou presque jamais parler mais qui mettent leur vie au service de celle des autres en continu, comme entre autres cette modeste jeune femme thaïlandaise qui après avoir elle-même vécu cet enfer a choisi de consacrer la sienne à sauver le plus possible d'enfants de son pays du terrible, inhumain et révoltant fléau qu'est la prostitution enfantine. Il y en a tellement d'autres, ils sont des centaines, des milliers même, et je pense que de temps en temps il serait bien de penser un peu à eux. Parce qu'il y en a ras le bol que poussés par l'actualité et les médias nous ne sachions plus parler de rien ni de personne d'autre que de nos monstres, que ce soit de leurs écoeurants exploits ou des punitions qu'ils ont eu la malchance ou la maladresse de récolter, les pauvres petits chéris. Si nous ne sommes plus capables de nous émouvoir ou de nous attendrir que sur les bourreaux de l'humanité alors ça va vraiment très mal et il est grand temps que l'Homme disparaisse de la surface de la Terre.

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mercredi 05 juillet 2006

Peuple martyre

Je suis en train de lire, que dis-je de dévorer, un livre fantastique, époustouflant, découvert chez Taïan Akita. "Mille femmes blanches", de Jim Fergus, s'inspire directement de l'authentique anecdote suivante : en septembre 1874, le chef cheyenne Little Wolf a quitté son campement pour rencontrer, à Washington, le président Ulysses Grant. Reçu en grande pompe au congrès, il lui a proposé d'échanger 1000 chevaux cheyennes contre 1000 femmes blanches, dans le but de créer une génération de sangs mêlés et de favoriser l'intégration du peuple indien. En entendant ça l'épouse de Grant s'est évanouie, et les membres du congrès se sont mis à huer Little Wolf qui a dû être reconduit sous bonne escorte dans sa tribu. Jim Fergus en a tiré un roman passionnant et bouleversant, qui nous transporte au coeur des tribus indiennes d'Amérique telles qu'elles étaient à la fin du 19ème siècle, un peu avant la bataille de Little Big Horn et le terrible massacre de Wounded Knee.

J'ai toujours été fascinée par les Indiens, je ne peux pas m'empêcher de les admirer et de pleurer sur leur extermination et sur la cruauté avec laquelle ils ont été traités. Quand j'étais gamine je rêvais de me faire enlever par des Indiens et d'aller vivre avec eux (bon, en même temps, il y avait peu de chances que ça m'arrive à Colombes, 92 ;) ). Jamais je ne comprendrais que l'on puisse s'acharner à ce point sur un peuple, dans le seul but de lui voler ses terres. Durant de longues années, jusqu'à l'extinction de leur civilisation, les Indiens ont été trompés, volés, méprisés, rejetés, combattus, spoliés des terres sur lesquelles ils vivaient depuis toujours. Considérés comme des sous-hommes, des sauvages incultes, ils étaient pourtant détenteurs d'un mode de vie pur et respectueux, plein de justesse et en parfait accord avec la nature, et avaient une vie spirituelle particulièrement riche. Ils étaient nobles, puissants, heureux, ils avaient le coeur fier et sensible. Mais l'homme blanc est arrivé, et avec son arrogance et son habituel sentiment de supériorité, a décidé qu'ils n'avaient plus le droit de vivre sur les riches terres qu'il convoitait pour lui-même. Les Indiens ont été haïs, persécutés, massacrés, pervertis par la soi-disant civilisation blanche et par cet alcool que leur organisme ne supporte pas et qui les rend fous. Certes ils ne se sont pas laissés faire et ils ont aussi parfois commis des atrocités, mais il fallait bien qu'ils défendent leur existence et ils s'étaient mis à profondément haïr les colons. Hélas, au bout du compte l'homme blanc a gagné. En juste un peu plus d'un siècle leur culture, leur liberté et leur magie ont été bafouées et réduites en miettes. De sept à huit millions d'âmes avant l'arrivée des colons américains, ils sont aujourd'hui à peine quelques milliers et n'ont toujours aucune place aux Etats-unis, que ce soit dans la vie culturelle du pays ou dans sa vie politique.

Je termine cette note un peu longue avec un extrait de discours du chef Sioux Sitting Bull en 1875 : "Voyez mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre. Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race quand nos pères l'on rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage"

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