Ils adorent les caresses

mardi 13 mai 2008

Derniers, dernières...

Vous connaissez mon aversion des phrases toutes faites. Il en existe pourtant une criante de vérité, "le meilleur moyen d'aimer une chose est de savoir que l'on va la perdre"...

Plus les jours passent, plus approche la date de la signature définitive de la vente de la maison, et plus je me sens mal de devoir la vider et la quitter, de savoir que bientôt elle n'existera plus ni pour moi ni pour mes parents. Et, le comble, plus je m'y sens bien... D'ailleurs j'y passe de plus en plus de temps, plus que chez moi à Boulogne. Mais là-bas c'est aussi chez moi, après tout, c'est ma pampa depuis presque 32 ans...

029_2 Dernières pivoines...

032 Dernier lilas...

041 Derniers moments sur ma terrasse préférée.

018Dans un mois 1/2 tout sera terminé, et ça me fend le coeur...

lundi 21 avril 2008

Shit...

Etant donné le vif succès du billet précédent où pour une fois je ne parlais pas de moi (j'irai donc toute seule au théâtre voir la dame), revoici un post bien nombriliste et égocentrique comme apparemment tout le monde aime.

Mon moral est de plus en plus en débandade, j'ai de plus en plus de mal à aller voir mes parents dans leur maison de retraite tellement j'en ressors le coeur et la tête en vrac et je parviens de moins en moins à communiquer avec ma mère, incohérente, et qui s'énerve que je ne comprenne pas ses exigences erratiques au quart de tour, quand elle ne refuse pas carrément de me parler. A part ça ? Le vidage de leur maison me troue le coeur davantage chaque jour, mon soi-disant Lui est de plus en plus absent et je passe mon temps à me bagarrer contre l'incompétence de tout un tas de gens : laxisme de client, conneries de la banque, erreur des administrations.

Vous me trouvez agressive ? Vous avez parfaitement raison, je le suis, et je ne m'en excuse même pas. C'est souvent ce qui arrive quand la coupe déborde et que l'on n'a personne vers qui se tourner, aucune épaule sur qui se reposer. Que ce blog me serve au moins à ça... Mais je ne suis pas une 'surfemme' et le jour où je craquerai vraiment et complètement je sais que même une pipette ne pourra pas me ramasser. Ah oui au fait, je suis probablement en train de devenir alcoolique. En tout cas je bois trop, et j'en ai besoin, tous les jours ; c'est bien ça l'alcoolisme non ?

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mercredi 02 avril 2008

Assez...

Comme il est difficile de hurler sa solitude, son ras le bol d'une vie de merde. Rien n'a jamais marché pour moi, tout a toujours échoué. Pourquoi ? Mystère. Je crois que je ne le saurai jamais. Mais quelle importance, seul le résultat importe, et ce résultat veut tout dire ; il est visiblement impossible aux hommes de m'aimer, et je ne saurai probablement jamais pourquoi, même depuis tout ce temps et même si je vis jusqu'à 100 ans ce que je ne souhaite pas et de loin, de très loin. Je m'approche doucement de la cinquantaine et je ne sais toujours pas pourquoi je suis in-aimable.

La seule chose que je sache, c'est que j'en ai assez de me battre contre des moulins à vent. Et contre tout le reste, au passage. Foutue Don Quichottette de pacotille...

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samedi 15 décembre 2007

Lettre à...

Lettre à tous ces messieurs qui me prennent pour une conne depuis tellement longtemps, pour une jolie nana baisable (ah oui, ça ça vous plaît hein, de me baiser, vous vous éclatez avec moi, à fond, ben oui, à force de rencontrer des abrutis dans votre genre je suis devenue "bonne" comme vous dites fort élégamment entre vous, très "bonne" apparemment), et pour la dernière des idiotes. Messieurs je vous emmerde. Vous massacrez mon coeur et ma tête depuis des dizaines d'années, vous m'utilisez comme un kleenex, un pis aller de vos frustrations, un dépotoir de vos fantasmes, vous me faites des déclarations d'amour et d'envies à tomber par terre, vous me promettez le bonheur, vous me faites craquer pour vous, vous m'y faites croire -suis-je d'ailleurs tellement stupide d'y croire mais vous le savez et vous en profitez n'est-ce pas- et puis d'un coup vous vous tirez comme les pitoyables lâches que vous êtes. Bien sûr sans aucune explication. D'ailleurs en avez-vous à donner, des explications ? Même pas. Vous ne savez pas ce que vous voulez, jamais. Mais alors de grâce fermez vos grandes gueules de baratineurs. Baisez soit mais ne dites rien, ne promettez rien, ne donnez pas l'illusion de l'amour. Parce que vous faites mal. Très mal. Et un mal qui abîme, profondément, irrémédiablement. Messieurs je vous emmerde, et je ne vous souhaite qu'une chose : que vous payiez pour vos conneries, votre égocentrisme et votre inconscience, et que vous tombiez sur une superbe salope qui vous en fera voir autant que vous m'en faites voir depuis tout ce temps. Salope que, mille fois hélas, je suis incapable d'être. Parce que moi je vous aime et vous respecte. C'est bête, hein...

P.S. : Si quelqu'un me soumet seulement l'idée de "ne pas mettre tout le monde dans le même panier" je l'explose ; j'ai un sacré panier de gros cons à offrir. Alors à bon entendeur...

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mercredi 31 octobre 2007

Une si difficile décision

Et encore une note sinistre, une. Ma pauvre tanière, que j'ai toujours essayé de garder la plus dynamique et variée possible, ressemble je trouve de plus en plus à une antre glauque et lugubre...

J'ai pris hier pour mes parents la décision que je repousse depuis des mois, les placer en maison de retraite et pour ce faire vendre leur maison. Ma mère est à nouveau hospitalisée et je ne peux plus gérer son état de santé catastrophique. J'ai passé entre dimanche et lundi mon temps à la porter, elle n'a plus aucune force pour bouger toute seule. J'ai le dos en ruine et mon père, qui lui perd la tête et a des oublis potentiellement dangereux, est de toute façon physiquement incapable de faire le huitième de ce que j'ai dû faire : parce que je vous assure que porter à bout de bras un poids mort de 65 kilos demande une force inouïe. Ils ne peuvent plus rester seuls dans leur maison et des aides à domicile en non-stop sont à peine moins chères qu'un placement en maison de retraite, avec cette différence qu'il n'y a pas dans ce cas la vente de la maison pour les financer, leurs retraites ne suffisant pas. En revanche la vente de la maison leur assurera une rente qui me permettra de les placer dans une belle maison de retraite, quelque chose de vraiment bien, et de cher évidemment. Mon père est d'accord, mais ça ne va pas être une sinécure de convaincre ma mère qui m'en veut déjà d'avoir laissé son médecin la refaire hospitaliser et qui a le sentiment que je me débarrasse d'elle. Elle ne se rend absolument pas compte que je ne peux plus gérer ça toute seule et qu'il faut qu'elle soit entourée d'aides et de soins en continu. C'est d'ailleurs la même chose pour mon père, mais lui en est conscient et l'accepte.

Voilà, ma décision est prise. Sans compter qu'au-delà des problèmes techniques (la porter ou l'aider à se déplacer) et de temps (mes incessants allers et retours là-bas, passer au bas mot trois jours par semaine à m'occuper d'eux et à faire leurs courses, ma difficulté à trouver le temps de m'occuper de moi et surtout de prospecter pour mon boulot) que cette situation me pose, au fil du temps je résiste de moins en moins bien au stress. Je suis tellement angoissée et inquiète pour eux en continu que je ne supporte plus la moindre déception et je prends tout mal, hier soir je me suis même embrouillée avec mon Lui. Si je continue comme ça je vais ficher toute ma vie en l'air...

Je crois que je n'ai jamais eu à faire un choix aussi difficile. Je culpabilise tellement, j'ai l'impression que cette décision équivaut à décider de leur mort...

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samedi 04 août 2007

Bad news

Ma mère retransférée à l'hôpital. De la maison de convalescence où elle était si bien depuis 3 jours, à l'hôpital où elle se sentait si mal. J'espère que les urgences ne vont pas la remettre en gériatrie. J'ai été prévenue par un appel d'une infirmière de la maison de convalescence, je n'en sais pas plus j'attends de pouvoir parler au médecin urgentiste qui va l'admettre à l'hôpital et s'occuper d'elle.

J'en ai marre, vraiment marre... Mais non je ne craquerai pas. De toute façon je NE PEUX PAS craquer. Pas pour elle, surtout, et pas pour mon père tout seul dans leur grande maison et dont les neurones abîmés battent gravement la breloque.

Je ne mets pas particulièrement la tanière en pause, mais je vous demande une fois de plus de pardonner mon absence chez vous. Vous me manquez, mais je n'ai en ce moment vraiment pas le coeur à bloguer, ni d'ailleurs le temps. Et, surtout, je vous remercie de votre fidélité malgré ma magistrale absence. Promis je me rattraperai dès que je le pourrai.

A bientôt j'espère...

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vendredi 13 juillet 2007

Autant vous prévenir, note pas drôle...

Ceux qui ont la gentillesse de me lire depuis un certain temps connaissent les problèmes que j'ai avec mes parents, disons plutôt les angoisses au sujet de leurs états de santé. Depuis que j'ai perdu mon job il y a deux ans je vais passer 3 jours avec eux toutes les 2 semaines, et je m'occupe d'eux du mieux que je peux. Ces derniers temps tout s'est aggravé de partout, pour l'un comme pour l'autre, et je reviens de ce que j'appelle "ma pampa" (ils sont en pleine campagne) épuisée autant physiquement que psychologiquement. J'ai mis un commentaire à ce sujet hier dans mon billet précédent, mais pour ne pas vous obliger à retourner sur ledit billet voici un copié-collé du commentaire :

"Hello me revoilà.
Ces 2 jours 1/2 ont été particulièrement éprouvants, j'en reviens dans un état moral et psychologique je vous raconte pas. L'état de ma mère, après une infime amélioration, s'est maintenant aggravé au point que c'est pire qu'au début. A cause de mon père, qui ne s'occupe absolument plus d'elle. Je ne vais pas entrer dans les détails mais ce qu'il fait est quasiment de la maltraitance... je lui ai passé un sacré savon. Quant à lui, il perd tellement la tête que c'est à en devenir fou. ça s'aggrave de semaine en semaine, et il ne voit le neurologue que le 30... Je ne sais pas ce que je vais faire d'eux, je ne veux pas les enlever de leur maison et ils ne nécessitent pas encore 'l'aide aux personnes âgées', il faut être grabataire pour y avoir droit. Si vous saviez comme c'est lourd à porter toute seule... Heureusement que je passe la soirée avec mon Lui, ça va me redonner du baume au coeur."

Ce matin ma mère est une fois de plus tombée. Parce que mon père, qui devient complètement sourd et refuse depuis des années de l'accepter et d'envisager de porter une prothèse auditive, ne l'a pas entendue quand elle l'a appelé pour l'aider à se lever et à marcher jusqu'aux toilettes. Leurs chambres sont pourtant tout près l'une de l'autre, alors que moi quand je suis là-bas je dors à l'étage et à l'autre bout de la maison mais je l'ai toujours entendue appeler quand elle a besoin d'aide...

Cette fois elle s'est fait très mal. Heureusement que mes parents ont depuis deux ans des voisins extraordinaires ("Aubade" passe de temps en temps dans la tanière, elle est en train de devenir pour moi une amie très chère), cette voisine s'est donc précipitée chez mes parents quand mon père l'a appelée, et se rendant compte tout de suite que cette fois ma mère s'était sérieusement blessée a appelé les pompiers. Maman a donc été emmenée aux urgences. Elle a une plaie très importante à la tête, maintenant recousue, et un possible traumatisme. J'ai eu le chirurgien urgentiste en ligne, il m'a demandé de rappeler un peu plus tard pour plus d'infos car elle va être examinée pour son état général. J'espère que l'hôpital va la garder pour l'instant. Son état général est épouvantable et mon père n'est pas (ou plus) capable de s'occuper d'elle, ça demande vraiment une attention de chaque minute et il est devenu trop indifférent -et trop sourd, aussi-. En même temps, mon père perdant complètement la tête je suis très inquiète à l'idée de le savoir seul à la maison.

Entre ça, les problèmes financiers de mon père que je me bagarre pour résoudre depuis 2 mois et ma recherche urgente de missions professionnelles que du coup je n'arrive pas à mener aussi bien que je le devrais, je vous assure que si je n'avais pas mon nouveau Lui, sa présence constante, ses attentions envers moi, sa tendresse et son amour, là je crois que je craquerais vraiment...

Je suis désolée de ne plus pouvoir prendre le temps de venir chez vous, je vous assure que je ne vous abandonne pas. Vous me manquez, mais entre ma tête partagée dans tous ces pataquès et donc pas très motivée à bloguer et le manque réel de temps (je vais par exemple devoir retourner dans ma pampa probablement de dimanche à lundi), pour l'instant je n'y arrive pas. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop et que vous ne m'oublierez pas... Je vous promets de revenir chez vous dès que je le peux.

Je vous embrasse fort.

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dimanche 24 juin 2007

Bêtise N° 2 ?

Rien à voir avec la note d'hier, il s'agit d'autre chose, mais quand on commence dans les conneries, autant les enchaîner. Hier soir à 23h34, j'ai envoyé paître mon Lui. Enfin quand je dis "mon Lui", je crois qu'il ne l'était que dans mes rêves... Hier j'étais plutôt contente d'avoir fait ça, triste mais contente d'avoir décidé que je n'acceptais pas d'être traitée comme il le faisait. Ce matin je ne sais plus, non seulement je suis encore plus triste qu'hier mais je me dis que j'ai probablement (encore) fait une grosse bêtise. J'aurais peut-être dû lui laisser davantage de temps... Mais comme ça faisait plusieurs jours que j'avais fréquemment ce genre d'envie, que je m'énervais devant son attitude incompréhensible, si distante et négligente dès que l'on n'était pas ensemble (alors qu'on en avait discuté il y a 3 semaines lors du dernier week-end que j'ai passé chez lui, mais visiblement malgré ses "oui tu as complètement raison, promis je vais faire des efforts" c'est entré par une oreille et précipitamment ressorti par l'autre sans laisser la moindre trace au milieu) je suppose qu'il fallait bien que je finisse par le faire.

Il n'aura probablement mon mail que ce soir ou demain matin, si je me souviens bien de son emploi du temps il n'est pas chez lui ce week-end. C'est marrant, on dit tout le temps qu'avec des "si" on mettrait Paris en bouteille, et qu'ils ne servent à rien. Et bien moi je pense que parfois les "si" peuvent nous permettre de mieux connaître nos pensées profondes ; parce que "si" j'avais la possibilité de récupérer ce mail avant qu'il n'en prenne connaissance, je crois que je ne le ferais pas...

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vendredi 18 mai 2007

Ma pauvre petite maman

Ma mère est dans un état épouvantable. Comme si sa maladie ne la faisait pas assez souffrir et ne la privait pas assez de sa mobilité comme ça, elle a un nouveau problème qui la rend presque impotente et la fait terriblement souffrir. C'est affreux de la voir comme ça, affreux de la voir subir un tel martyre, affreux de la voir devoir autant dépendre des autres elle qui a un caractère si indépendant. Et pourtant dieu sait si elle est dure à la douleur, elle la connaît tellement. Mais là elle le dit elle-même, jamais elle n'a souffert comme ça de toute sa vie.

Ces trois jours ont été très difficiles. J'en reviens éreintée, autant physiquement que psychologiquement, et courbatue de partout par les kilomètres que j'ai fait dans la maison pour elle, pour l'aider le plus possible. Et pour l'avoir quasiment physiquement portée pendant ces trois jours chaque fois qu'elle avait besoin de se déplacer ; et heureusement que je ne suis pas une puce fluette parce qu'elle n'est pas un poids plume ma petite mère chérie... Mon père n'est pas assez attentif pour s'occuper d'elle comme il le faut en ce moment, il n'écoute rien, et surtout ils se sont bien trop éloignés l'un de l'autre. Elle a à partir de ce soir un nouveau traitement qui j'espère améliorera un peu les choses, parce qu'elle n'en peut plus.

Sans parler des problèmes administratifs et financiers dont j'essaie de les sortir. Oui, je sais qu'il y a des aides vis à vis des personnes âgées, je suis plongée dedans. Et je ferai tout pour les laisser dans leur maison le plus longtemps possible, si possible jusqu'à la fin. Leur maison c'est leur raison de continuer à essayer de vivre.

Je crois que je ne peux pas aller m'installer à Rouen. Je ne peux pas mettre 100 kilomètres de plus entre eux et moi. Je ne sais plus où j'en suis...

Désolée pour cette note décousue et pas très gaie, elle est juste exactement ce qu'il y a sur mon coeur ce soir, elle est la peine que j'ai devant une situation que je suis fatalement incapable d'améliorer puisqu'il s'agit de vieillesses qui se passent mal, elle est ma peur de les perdre, l'un comme l'autre, et de les sentir si mal ; et de me sentir, moi, tellement démunie et inutile vis à vis de tout ça... Je vous souhaite un bon week-end.

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jeudi 26 avril 2007

Pauvre léopard de l'Amour

La tanière n'est décidément pas très gaie en ce moment. Mais indépendamment de mes états d'âmes personnels, il y a des choses qui ne me laisseront jamais indifférente. Et qui me révolteront jusqu'à ma mort.

Mon blogami JJ m'a envoyé ça, parce qu'il sait ma passion pour Eux. Allez-y, allez lire, je vous le demande, pour eux, même si vous ne partagez pas forcément ma passion pour les félins. Personne ne peut rester insensible devant ça. ça m'a réellement fait pleurer, toute seule devant mon écran, même s'il n'y a aucune vidéo violente ni quoi que ce soit de ce style, juste du texte. C'est révoltant et dégueulasse. L'Homme (cette fois je parle de l'humanité) est décidément souvent une sacrée saloperie.

mardi 17 avril 2007

Juste une immense pensée bouleversée pour ce qui s'est passé hier aux Etats-Unis à l'université de Virginia Tech.

Pas envie de parler de quoi que ce soit d'autre, dans ces cas-là en effet je relativise à fond. L'empathie est un autre de mes nombreux défauts, et je n'arrive à penser à rien d'autre qu'à ces 33 adolescents morts pour rien, juste par folie et par violence gratuite, et à leurs familles.

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samedi 10 juin 2006

Il y a...

Il y a des jours où j'en ai tellement assez d'être seule, d'être toujours seule pour tout. Tous ces jours stériles, toutes ces choses inutiles, tout ce temps empli de vide...

Il y a des absences et des manques plus palpables et plus douloureux que toutes les errances...

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mardi 06 juin 2006

...

Petite pause suite à la note d'hier, enfin surtout de certains mots découlés, besoin de recharger les envies.

Demain il fera jour...

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jeudi 11 mai 2006

J'aimerais tellement...

Comme il est parfois difficile d'aider ceux que l'on aime... Mon amie, ma presque soeur, ma puce andalouse, l'une des personnes qui me sont les plus chères au monde, est malheureuse. Très malheureuse. Sa vie part en vrille, son univers patiemment construit s'écroule, et je ne peux rien faire pour l'aider, je ne peux même pas la réconforter. Elle se renferme sur elle-même, et la distance géographique n'aide en rien mes efforts. Alors je reste là, bêtement, à me demander ce qui se passe vraiment au quotidien, à ressentir ses déchirements et ses combats comme si on était jumelles, à m'inquiéter pour elle, à guetter une hypothétique réponse à mes emails. Et je ne peux même pas l'aider ou seulement essayer de la consoler... Je ne savais pas que quelqu'un pouvait nous manquer pour lui-même et non pas pour nous, je ne pensais pas que l'on pouvait vouloir que quelqu'un soit à nos côtés simplement pour que l'on ait la possibilité de l'aider...

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dimanche 30 avril 2006

Raisons d'états

Une récente conversation téléphonique avec un ami m'a remis en mémoire un billet posté aux débuts de la première tanière. Comme j'essaie de me persuader depuis longtemps que toute chose a son côté positif (si si, j'y crois j'y crois j'y crois j'y crois...) voici une petite liste de quelques excellentes raisons de se réjouir de vivre seul(e)... ;-)

  1. Rentrer à n'importe quelle heure
  2. Décorer son nid comme on veut (et par la même occasion s'épargner l'horrible tableau de Sa chère tante Agatha...)
  3. Manger ce que l'on veut (hmmmm les bons escargots dégoulinants de beurre à l'ail !)
  4. Eviter les disputes dues aux retransmissions quotidiennes de matchs de foot en période de coupe
  5. Eviter les disputes tout court
  6. ... et se dispenser de l'obligation des réconciliations câlines
  7. Faire des folies et ne rendre de comptes qu'à son banquier
  8. Torturer ses cheveux
  9. S'étaler aux 4 coins du lit
  10. Pleurer sans devoir trouver une raison, ni être obligée de l'expliquer
  11. Bâcler l'épilation du maillot
  12. N'être jamais de corvée d'organisation de week-end amoureux
  13. Râler pour tout et surtout pour rien
  14. Dire ce que l'on veut sur son blog sans crainte qu'Il tombe dessus
  15. Avoir toute la couette pour soi, et ne pas se faire rabrouer à cause de nos pieds glacés
  16. N'avoir personne pour bousiller en 7 minutes les 4 heures de ménage que l'on vient de se taper
  17. Peaufiner sa capacité de remise en question jusqu'à la certitude de ne servir à rien
  18. Avoir le plaisir de congeler les supers petits plats que l'on a envie de cuisiner (mais plus envie ensuite de manger toute seule)
  19. Acheter des sous-vêtements chaque semaine, ou au contraire attendre que les baleines des soutifs se barrent avant de s'en offrir d'autres, selon l'humeur
  20. Ne pas se demander s'Il va penser à notre anniversaire/fête/rencontre...
  21. Ne pas devoir chercher une idée de cadeau pour Son anniversaire/fête/rencontre
  22. Se retrouver bloquée dans un méga embouteillage sans téléphone, sans crainte qu'Il s'inquiète
  23. Globalement s'épargner le souci de risquer d'inquiéter quelqu'un quoi qu'il arrive
  24. Prendre 10 kilos
  25. Perdre 10 kilos
  26. Ne compter que sur soi-même (extrêmement valorisant. Penser à glisser en société "j'ai récemment refait toute la plomberie de la salle de bain", ça jette...)
  27. Se démerder toute seule quand on est malade, et ne contaminer que son ours en peluche
  28. N'avoir personne pour nous engueuler sur notre façon de conduire, ou parce qu'on s'est trompée en Lui disant qu'il fallait tourner à gauche
  29. Ne pas être submergée de câlins et autres marques de tendresse parfaitement superfétatoires
  30. Pouvoir ne rien dire quand on n'a rien à dire
  31. Pouvoir parler toute seule et faire les réponses sans saoûler personne
  32. Se lever chaque matin en se disant que ça va changer...

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